La révolution des sondes CHIRP d'Airmar

Airmar Emea est spécialisé dans la construction de capteurs et de sondes électroniques pour le milieu du nautisme. Chaque bateau est équipé de ces sondes, et particulièrement les pêcheurs pour repérer les poissons. Bernard Picarda, General Manager d'Airmar Emea nous a dévoilé l'attrait de ses nouveaux sondeurs.

Airmar, constructeur de capteurs et de sondes électroniques

Airmar est un équipementier du marché de l'électronique marine qui produit principalement des capteurs pour la plupart des sondeurs et des sondes pour échosondeur, notamment les sondes traversantes et qui fabrique également des capteurs de températures et de vitesse dont les capteurs standards mis sur tous les bateaux. Airmar équipe de nombreux fabricants comme Furuno, Garmin, Raymarine, Simrad… L'autre activité de l'entreprise est la fabrication de capteurs à ultrasons pour les girouettes, anémomètres, GPS, technologies ultrasons. Ses deux activités sont basées sur le savoir-faire principal d'Airmar, les capteurs ultrasons.

Airmar existe depuis 30 ans et est installé aux Etats-Unis, près de Boston. La filiale Airma Emea est unique en Europe et basée à Saint-Malo depuis 2008. Cette filiale vient en complément pour agrandir la gamme et la développer. Aujourd'hui, Airmar propose une gamme large qui s'adresse aussi bien aux bateaux de plaisance, qu'à la pêche professionnelle, qu'à la sécurité civile etc.

Rôle d'un sondeur

Un échosondeur est composé d'un écran et d'un transducteur qui joue le rôle d'un amplificateur. Le sondeur émet un signal à destination de la sonde, celle-ci envoie alors un ultrason qui rebondit à la surface du sol puis revient à la surface de l'eau. Tous les bateaux sont équipés de sondeurs pour la sécurité (mesurer la profondeur de l'eau) mais cela permet aussi d'obtenir d'autres renseignements comme la nature du fond, la taille des poissons… Toutes les sondes traversantes, de moyenne gamme et bas-de-gamme sont des produits Airmar.

La révolution de la technologie CHIRP

En 30 ans, sur la gamme de la basse fréquence (50 à 200 Hz), il n'y avait pas eu de véritable évolution sur le marché hormis des évolutions de confort, de taille etc. Aucun événement révolutionnaire n'était à prendre en compte jusqu'à l'arrivé de la technologie CHIRP sur le marché.

Pour comprendre les bénéfices de cette révolution, l'image qui correspondrait est "C'est comme passer du 33 tour au MP4 numérique sans évolution entre les deux". C'est une véritable révolution numérique qui a vu le jour puisque ce n'est plus un signal qui est envoyé mais une modulation de fréquence qui permet de balayer toutes les acoustiques, d'aller plus profond et surtout de rejeter les bruits parasites. Un sondeur CHIRP passe autant de temps à émettre qu'à écouter et travaille en éco-corrélation. Il connaît déjà le signal et permet de l'analyser plus proprement.

Airmar est le vecteur technologique du CHIRP. On a travaillé de concert avec les différentes marques qui proposent des sondeurs CHIRP. D'ailleurs, pour avoir un vrai sondeur CHIRP, il faut avoir au moins 20 kHz de bandes passantes, donc au lieu d'émettre entre 50 à 200 kHz, il émet de 45 à 65 Hz en basse fréquence et de 130 à 210 kHz en haute fréquence, ce qui donne 80 kHz de bande passante.

Suivant la taille des sondes, il y a trois gammes de bandes passantes :

  • Bandes passantes basse à 42/65 ou 28/60 de fréquence ;
  • Bande passante moyenne à 80/130 ou 95/165 de fréquence ;
  • Bande haute fréquence à 130/210 ou du 150/250 de fréquence.

Ce dernier est le plus utilisé sur nos côtes et possède un faisceau large de 25 °C car les pêcheurs souhaitent sonder le plus large possible autour du bateau. Une sonde normale permet de sonder 1/7 de la profondeur alors que la sonde haute fréquence permet de sonder 1/3 de profondeur.

Aujourd’hui, toutes les grandes marques proposent du CHIRP ou sont en passe d’en sortir. « C’est une grande nouveauté dans le monde de la sonde classique 2D depuis 30 ans » renchérit Bernard.

L'avantage de la sonde CHIRP c'est de pouvoir sonder plus profondément, plus rapidement avec plus de résolution et moins de parasite. Pour résumer, on met beaucoup moins d'énergie pour aller plus profond.

En revanche, le seul souci de la sonde c'est qu’avec une impulsion très rapide, une source de chaleur se disperse dans le corps de la sonde, qu'il faut du coup refroidir. Un système est donc inclus pour refroidir la sonde, ce qui implique un coût plus élevé. Elle est à peu près 20 % plus chère qu'une sonde classique à taille égale mais ça marche quatre fois mieux.

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