Route du Rhum 2014 - Clap de fin pour les Imoca

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Et voilà, la course a pris fin pour les Imoca ce mercredi 19 novembre avec l'arrivée de Tanguy de Lamotte à Pointe-à-Pitre. Revenons sur le parcours réalisé en un peu plus de 15 jours, de ces 7 concurrents. Pour rappel, ils étaient 9 au départ mais Vincent Riou et Bertrand de Broc ont été obligé d'abandonner.

1 – FRANCOIS GABART en 12 jours 4 heures 38 minutes et 55 secondes

François Gabart est arrivé le 14 novembre à Pointe-à-Pitre, menant la flotte des Imoca dès le départ. Pour sa première participation, il a décroché la victoire mais aussi le record et termine ainsi en beauté sa collaboration avec son 60 pieds Macif. "C'est énorme, c'est la Route du Rhum, ce n'est pas rien, je me suis donné comme jamais. Je suis content du résultat et de la façon dont j'y suis arrivé. Le projet a été lancé il y a quatre ans, j'ai fait un tour du monde et aujourd'hui, je ne pouvais pas finir mieux avec ce bateau. Je savais que c'était la fin d'une partie de ma vie avec lui, on a vécu de belles choses. Je voulais vivre une Route du Rhum avec les mêmes émotions que sur le Vendée Globe." Lire la suite.

Crédit : A.COURCOUX

2 – JEREMIE BEYOU en 12 jours 12 heures 11 minutes et 18 secondes

Le triple vainqueur de la Solitaire du Figaro réalise ici le but qu'il s'était donné de terminer la course et de finir sur le podium. Arrivé le 15 novembre, il décroche la 2ème place et prend sa revanche sur l'édition de 2006 qu'il avait été obligé d'abandonner dès les premiers jours. "Toute l'équipe avait bien bossé sur le bateau, sur moi aussi pour me remettre d'aplomb. Vu la saison que j'ai faite avant, c'est vraiment une belle deuxième place. Ce n'est pas facile d'enchaîner une solitaire et une Route du Rhum. Le challenge me plaisait bien et je suis convaincu que c'est une de mes armes, que de multiplier les supports et de doubler avec le Figaro ça me donne une capacité supplémentaire." Lire la suite.

Crédit : A.COURCOUX

3 – MARC GUILLEMOT en 13 jours 1 heure 59 minutes et 20 secondes.

Pour cette 5ème participation à la Route du Rhum, Marc Guillemot est arrivé en Guadeloupe samedi 15 novembre, à la 3ème place du podium. Favori de cette édition, c'était sa dernière course à bord du monocoque Safran. Subissant de nombreuses avaries, il a su garder le trio de tête même s'il est arrivé extrêmement fatigué, car privé de pilote automatique depuis 72 heures. Pour l'anecdote, c'est la 3ème fois que le skipper de Safran arrive le 15 novembre "Cette course s'est transformée en vrai combat, ce n'est du tout ce que j'avais envisagé au départ. Il a fallu faire avancer le bateau dans l'adversité avec tous les problèmes techniques que j'ai eus. Je crois que je n'avais jamais fait de course avec autant de problèmes qui se sont enchaînés et qui en ont entraîné d'autres […] Franchement, je pense que je me suis vraiment bien battu. Bravo ! (Il se donne une claque sur la joue, ndlr). C'est vrai que j'ai le sentiment d'avoir fait un beau parcours, en gérant toutes les situations." Lire la suite.

Crédit : A.COURCOUX

4 – ARMEL TRIPON en 13 jours 14 heures 4 minutes et 4 secondes

Armel Tripon est arrivé en Guadeloupe le 16 novembre avec un peu plus d'un jour d'écart du vainqueur, comme il se l'était fixé. Pour cette 1ère route du Rhum, il a su faire face à de nombreux problèmes techniques en menant son bateau d'une main de maître, juste derrière un redoutable trio d'experts de la course. "Le premier objectif c'était d’arriver, je suis très content d'être là avec mon bateau sur ma première Route du Rhum. Cela a été intense tout le temps, physiquement et nerveusement. […] Je voulais finir en étant le plus proche des trois premiers bateaux au-dessus de moi. Je finis au pied du podium, je suis très satisfait. Je navigue depuis des mois mais ce n'est pas la même intensité. 12 jours en continu avec un bateau physiquement très dur, je n'étais pas forcément prêt à ça."

Crédit : Alexis Courcoux

5 – LOUIS BURTON en 14 jours 1 heure 33 minutes et 44 secondes

Louis Burton a su tirer le maximum du potentiel de son bateau en arrivant le 16 novembre à Pointe-à-Pitre. Celui qui s'est distingué de la flotte en faisant route vers l'Est s'est protégé des conditions difficiles des premiers jours. Lui qui s'était donné l'objectif de se placer entre la 4ème et la 6ème place a réussi son pari. "C'est vraiment une superbe course ! Mon objectif était de finir entre 4 et 6, objectif atteint ! J'ai cassé pas mal de chose sur les premiers jours de course : mes aériens, le pilote et puis un spi dans les alizés. Du coup, j'ai fait quatre jours d'alizés sous gennaker, forcément c'est moins rapide."

Crédit : A.COURCOUX

6 – ALESSANDRO DI BENEDETTO en 16 jours 11 heures 4 minutes et 30 secondes

C'est le 19 novembre qu'Alessandro Di Benedetto a franchi la ligne d'arrivée en Guadeloupe. Il est arrivé heureux mais extrêmement fatigué et faible, expliquant le manque de temps pour se reposer et la nourriture à base de lyophilisé. Lui qui partait dans l'objectif de pousser son plan Finot-Conq de 1998 dans ses retranchements a dû jongler entre plusieurs soucis techniques, un mal de dos récurrent et une intoxication alimentaire. "C'était intense ! Je voudrais féliciter tous ceux qui sont arrivés devant moi. Bravo à ceux qui sont montés sur le podium, ils ont fait une course superbe. Moi je pense qu'avec le bateau qu'on avait, on a fait une belle course. J'ai un bateau qui a 16 ans, nous étions 9 au départ à Saint-Malo et je suis 6e."

Crédit : A.COURCOUX

7 – TANGUY DE LAMOTTE en 16 jours 15 heures 28 minutes et 13 secondes

Tanguy de Lamotte, arrivé mercredi 19 novembre, a dû faire face à une avarie de safran qui l'a obligé à s'arrêter à Brest pour réparer. Il donc prit du retard et a essayé de rattraper la flotte des Imoca, en grappillant quelques milles sur Alessandro Di Benedetto. Pour cette 2ème participation à la Route du Rhum, Tanguy profitait d'un tout nouvel Imoca qu'il a pu appréhender tout au long de la course. Sa participation aux côtés d'Initiatives-Cœur aura permis de sauver 20 enfants. "Le tour de Guadeloupe, c'est le pire pour la fin ! Mais en même temps on est encore plus content d'arriver. Quand on voit le contraste avec les 25 nœuds au portant la nuit dernière, les 3 nœuds de pétole dans l'après-midi, puis les 25 nœuds au près dans le canal des Saintes, on passe par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel… Il faut en garder sous le pied pour la dernière journée, ça se mérite ! […] Je suis content d'être là ! Le contretemps au départ sur mon avarie de safran a été bien géré par l'équipe. Nous n'avons eu aucun doute de repartir et valider le travail qu'on a fait toute l'année. Je suis là à Pointe-à-Pitre avec le bateau, je suis fier, on a fait un beau job au niveau de la solidarité et du partage. Nous avons sauvé 20 enfants, ça fait de moi le vainqueur sans avoir gagné !"

Crédit : A.COURCOUX
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