De nouveaux bateaux pour la SNSM, conçus par Sillinger

Changements en perspective pour la Société Nationale de Sauvetage en Mer. Alors que, jusqu'à présent, elle utilisait des embarcations conçues pour la plaisance, elle a désormais 98 pneumatiques spécialement développés pour le sauvetage en mer.

Hier, les 32 centres de formation et d’intervention de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) sont partis non sur mer, mais à Mer, petite commune située dans le Loir-et-Cher.

Là-bas, le constructeur Sillinger les attendait pour leur remettre leur commande : 98 pneumatiques pliables, des IRB 3-85.

″Ce sont des embarcations qui ont été développées avec la SNSM et Sillinger, pour répondre plus spécifiquement au sauvetage en mer,″ nous explique Rebecca Maachi du groupe Marck, maison mère de Sillinger.

Il faut dire que la SNSM utilisait, depuis plusieurs années, des pneumatiques conçues et développées à l’origine pour le marché de la plaisance. Ces embarcations, bien que robustes, n’étaient pas spécifiquement adaptées au sauvetage en mer.

Deux ans de travail ont été nécessaires à Sillinger, pour développer ces bateaux basés sur les pneumatiques IRB (inflatable rescue boat), utilisés par les sauveteurs australiens et néo-zélandais.

Le IRB 3-85 est un bateau léger, mesurant 3,85 m de long, 1,75 de large, d'une capacité de 6 personnes, facile à mettre en œuvre par deux personnes.

″La particularité principale de ce bateau, c'est le franchissement de vagues. Il a été conçu pour passer la première vague : il a un nez remonté. L'une des autres particularités, ce sont tous ses systèmes d'accroche, qui font de lui un bateau extrêmement maniable.″

Il est équipé par exemple d'un support pour accrocher une bouée tube, de cale-pieds ou encore un "vide-vite" permettant une évacuation très rapide de l’eau.

Le plancher, fabriqué d’un seul tenant, est recouvert d’une mousse auto grippant qui limite les risques de blessure et amortit les chocs. Un pare-hélice recouvre l’hélice en inox du moteur 25CV qui permet d’atteindre 21 nœuds.

″C'est vraiment une conception collée à l'utilisation, à l'expérience de terrain, pour la spécificité du sauvetage en mer. C'est pour ça que le développement a duré deux ans,″ précise Rebecca Maachi.

Ce contrat, payé intégralement par le Groupe Total, était un appel d'offres, passé il y a trois ans.

″C'est une belle commande pour le chantier. Et surtout une belle référence. Fournir des embarcations pour la SNSM est une fierté : on participe à des missions nobles qu'est le sauvetage en mer.″ 

Maintenant, l'entreprise méroise espère que ce bateau, intelligemment conçu, séduira les pays étrangers.

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