Un catamaran pensé façon Riva

KaTa, un catamaran à moteur en acajou vernis

Luc Bouvet est un architecte naval basé à Biot, qui dessine des bateaux à l'unité et sur-mesure. Sa dernière création porte le nom de KaTa, un catamaran à moteur en acajou verni inspiré par le célèbre canot automobile Riva et construit de manière traditionnelle au Maroc. Un joli projet et une belle histoire.

Le KaTa est un catamaran à moteur de 12,60 m dont le cahier des charges – porté par un industriel marocain – était de ressembler à un Riva avec son côté bois vernis. "Le tulipage et l'inversion de la courbure à l'arrière sont similaires au canot automobile" détaille Luc Bouvet.

Mais l'ambition du projet c'était surtout d'être construit au Maroc, pays d'origine du client. "La première fois, il m'a envoyé des photos de bateaux de pêche en bois et je pensais que c'est ce qu'il voulait !" En fait, le futur propriétaire souhaite promouvoir le savoir-faire ancestral marocain, en utilisant les techniques de construction modernes d'aujourd'hui. Et les photos des bateaux de pêche servent seulement à montrer ce que savaient faire les charpentiers jusqu'à présent.

Luc Bouvet s'est donc rapproché de Clifford Denn, designer qui l'a aidé pour le look extérieur. Pour construire le bateau, il a fallu créer sur place un chantier (à Mohammedia, dans la banlieue de Casablanca). Deux charpentiers de marine de Antibes faisaient régulièrement l'aller-retour pour superviser les travaux. "Il voulait absolument que la main d'œuvre soit marocaine donc il a fallu leur apprendre les techniques de construction sous vide, d'époxy… Le bateau a été construit en bois moulé (strip planking) et la finition et en acajou verni."

La façon de travailler n'étant pas la même, le chantier a pris du temps, mais KaTa vogue désormais entre Gibraltar et le Maroc. 

Ce bateau destiné à la croisière familiale possède un immense salon extérieur à l'arrière avec des places assises pour faire manger 10 personnes. Loin des intérieurs modernes, l'aménagement tout en bois recrée l'ambiance de la vieille marine anglaise. Seulement 3 cabines sont logées dans les coques (une plus petite dans la coque bâbord), car les propriétaires passent rarement la nuit à bord. KaTa est utilisé pour profiter d'un bon moment sur l'eau, en famille, à profiter des éléments et à se détendre.

Volontairement faiblement motorisé, il ne permet qu'une vitesse de croisière de 10 nœuds. Par contre, il passe très bien en mer formée, puisqu'amené à souvent passer le détroit de Gibraltar. L'autonomie n'étant pas non plus la volonté du propriétaire, le bateau est néanmoins capable de parcourir 500 milles.

 

Toujours dans le but d'une utilisation de loisir, KaTa possède une grande plage arrière sur vérins qui permettent de l'élever et de l'abaisser très facilement. Elle peut aussi accueillir un tender.

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