Les foilers sur le podium des 24 h du Défi Azimut

Banque Populaire VIII

Les 24 h Azimut-IMOCA60 ont été lancées ce vendredi 23 septembre 2016 à 17 h 8 précise depuis Lorient La Base. 12 Imoca se sont élancés pour 24 heures de navigation en solitaire, une journée pour se jauger avant le départ du Vendée Globe.

Au top départ, Thomas Ruyant (Le Souffle du Nord), Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Paul Meilhat (SMA) sont partis en leaders pour ce parcours de 215 milles en forme de triangle jalonné par trois bouées Azimut virtuelles dans l'ouest, sud-ouest de Groix. Conrad Colman (100% Natural Energy), qui disputait sa première course au contact de ses concurrents lors du prochain Vendée Globe fermait la marche en direction de la première marque.

À 18 h 8, une heure après le départ, Armel Le Cléac'h (Banque Populaire VIII) prenait la tête de la flotte, sur son Imoca à foils, devant Tanguy de Lamotte (Initiatives Cœur), Sébastien Josse (Edmond de Rothschild) et Jérémie Beyou (Maître CoQ).

Dans la nuit, Conrad Colman (100% Natural Energy) a annoncé son abandon suite à un problème technique (soucis électroniques). Au petit matin, Armel Le Cléac'h (Banque Populaire VIII) menait toujours la flotte devant Morgan Lagravière (SAFRAN) et Sébastien Josse (Edmond de Rothschild), tous trois équipés d'Imoca de dernière génération à foils.

Et c'est donc sans surprise qu'Armel le Cléac'h remporte le grand parcours du Défi Azimut en coupant la ligne d'arrivée à 11 h 56 min 26 s avec une vitesse moyenne de 234 milles. Le skipper de Banque Populaire VIII a donc mené la course de bout en bout.

"Le bilan est positif, c'était une petite répétition générale, même si l'enjeu est minime par rapport au Vendée Globe, mais c'est toujours sympa de voir que tout fonctionne à bord, d'être devant les petits camarades sur tout le parcours, de voir que la vitesse du bateau est là… On est à trois semaines du départ pour Les Sables-d'Olonne. Le bateau commence à être fin prêt. C'est le fruit de tout le travail du team Banque Populaire depuis deux ans.

On a eu un peu toutes les conditions, le bord de près était assez intéressant, il y a eu pas mal d'options, je m'en suis plutôt bien tiré, j'en suis sorti avec 2,5 milles d'avance sur Morgan (Lagravière)… Et le grand bord de portant pour revenir jusqu'ici était très sympa avec jusqu'à 20 nœuds, un peu de mer… c'était sympa tout du long, c'est bien agréable d'en profiter.

Ça fait six ans que le Défi Azimut existe, avec Jean-Marie Corteville, j'étais un peu à l'origine de cette course avant le grand rendez-vous de fin de saison. Je ne l'avais encore jamais gagnée, je suis d'autant plus heureux de l'emporter aujourd'hui, et je reviendrai !

Marquer des points psychologiquement ? Je n'en sais rien… L'important c'est de confirmer que tout va bien à bord, que tout a fonctionné sans problème technique, ça permet de tout valider : c'est un gain de confiance pour moi et pour l'équipe.

Il y avait une belle bagarre sur l'eau, Morgan n'est pas loin, les vitesses sont proches" a déclaré le skipper de Banque Populaire VIII.

Morgan Lagravière (Safran) prend la 2e place du podium en arrivant 20 minutes après Armel le Cléac'h. Enfin, Jérémie Beyou et son Maître CoQ à foils complètent ce podium 4 minutes et 4 secondes plus tard. Paul Meilhat (SMA), très beau 4e et premier des "anciens" IMOCA60, arrive juste après les foilers.

"C'était un super parcours. On a eu une belle nuit étoilée, il a fait doux avec pas trop de mer. On a eu du petit temps, puis c'est monté, on a fait pas mal de changements de voiles et on a surtout eu un bon bord de près avec des choix tactiques, c'est là que cela s'est joué d'ailleurs, et un grand bord sous spi pour rentrer pleine balle. Cette course nous a offert une super répétition, on a un peu tout fait. Étonnamment, c'était un parcours favorable aux bateaux à dérive et ce sont les foilers qui sont devant, mais ils sont devant parce qu'ils ont tiré les meilleurs bords ! Cela s'est joué à ça. On apprend plus que sur un entrainement ordinaire avec un parcours comme ça, comme, par exemple, sur le long bord de spi de 75 milles avec des bateaux autour. Prendre un départ aussi, le long bord de près avec cinq virements de bord à enchaîner, on matosse tout à chaque fois, c'est ¼ d’heure pendant lequel on ne s'arrête jamais. Donc, au final ça fait 1h30mn, ça fatigue, d'autant qu'on avait fait un changement de voile avant et un envoi de spi après. On ne s'est pas ennuyé !" a expliqué Paul Meilhat à son arrivée.

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