ARC 2016, Trois couples, trois transats, trois histoires !

ARC, trois transats en couple

Il n’y a pas d’âge pour partir naviguer en couple ! Sur les pontons de Las Palmas à l'occasion de la transatlantique ARC 2016, rencontres et confidences à quelques heures du grand départ.

Ils ont 30 ans…

Après ses 7 ans de médecine et 6 ans comme assistant, Grégoire est enfin chirurgien… il aurait pu tranquillement s’installer à Bruxelles et exercer, comme son père, chirurgien émérite. Mais non ! Avec sa jeune épouse Pauline (28 ans), il élabore un projet : une année sabbatique en voilier. Au début, le couple s’intéresse à un Dehler 34, puis finalement au Comfortina – un voilier déjà âgé de 30 ans, mais très habitable et équipé d’une belle cabine arrière. Anakin s’inscrit à l’ARC +, un peu sous la pression des parents… Au Cap Vert, le jeune équipage découvre une voie d’eau sur l’arrière : le tube de jaumière est complètement délaminé. Du coup, les travaux de remise en état sont entrepris à Las Palmas et le bateau s’inscrit à l’ARC "canal historique". Pour mener leur voilier – qui partage avec un second Comfortina 32 le titre de la plus petite unité – Grégoire et Pauline ont embarqué deux équipiers, rencontrés sur internet. Leur programme : "d’abord traverser. Puis les Grenadines, Cuba… et le retour !"

Transat en couple sur Anakin 

Ils ont 50 ans…

Manuela est brune et déjà toute bronzée ; sur le ponton, elle connaît tout le monde. Cette baroudeuse de 50 ans adore discuter et rencontrer des nouvelles têtes. Alors l’ARC, ça lui va très bien ! Manuela a découvert la voile près de Montpellier, où elle étudiait à 20 ans. Après un séjour aux États-Unis, elle s’installe à Londres où elle découvre le monde de la restauration, puis celui de la BBC… elle y rencontre Ian, qui arbore un T-shirt Fastnet – ils participent ensemble à deux éditions, à bord de son Contessa 32. Un projet de voyage se met en place : "On a vendu le Contessa pour un Grand Soleil 39 de 1985, déniché à Rome. Ces voiliers construits avant 1990 sont vraiment costauds. Mister X est préparé pour la croisière, au début c’est dur pour un régatier… ça fait six mois que nous vivons à bord, ça s’est décidé vite, pas envie d’attendre. Pour moi, le plus important, c'est de traverser l'Atlantique. Pour mes 50 ans, je voulais un truc énorme. L’ARC, c’est un peu de la compétition, et du coup, c’est plus facile pour récupérer des équipiers". Le programme de Manuela et Ian ? "Probablement deux saisons aux Antilles, puis le Pacifique. J’ai très envie de découvrir le Japon… Ensuite peut être le tour d'Afrique pour le retour ? On a une vision de l’avenir par tranche. Et les amis vont venir nous voir, bien sûr !"

Transat en couple sur Mister X

Ils ont 70 ans…

Souriants, détendus, Jean-Jacques et Michèle – 70 et 68 ans - ne semblent pas stressés à la veille du départ : "mon objectif de la journée, c’est de dénicher des belles tomates du jardin !", plaisante le skipper. Pas d’équipiers à bord de Whisper, leur X43 nickel, acheté en 2004 : cette transat, il la gère en couple. "On navigue ensemble depuis 1968 ! C’est maintenant ou jamais", s’esclaffe Michèle. "On a eu un First 32 puis un 42s7, poursuit Jean-Jacques. Notre X est basé en Turquie depuis 5 ans. L’hiver, on a pris nos habitudes à Saint-Barth. Pour la transat, on a juste installé un hydrogénérateur. Le bimini et tout le toutim, très peu pour nous ; on met juste la capote quand il pleut et un taud au mouillage, sur la bôme. Notre programme, c’est de découvrir la Guadeloupe, la Martinique et les îles autour. Et puis bien sûr de rejoindre Saint-Barth. Après, on ira aux BVI (NDLR Les Iles Vierges) pour embarquer le bateau à bord d’un cargo. Whisper sera ensuite basé de nouveau en Méditerranée, mais cette fois-ci en Italie."

Transat en couple sur Whisper
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