Le bon appendice pour échouer

Echouage dans le bassin d'Arcachon

Dériveur, biquille, quille relevable, quillard ? Quelle version d'appendice d'un voilier est la plus adaptée à l'échouage ? Passage de revue avec en exemple la gamme Maxus.

Si les bateaux à moteur se posent assez facilement (en pensant à relever le moteur pour les hors-bord ou l'embase pour les Z-drive), il n'en est pas de même pour les voiliers. Suivant leur quille, il faut respecter différentes réserves. Prenons pour exemple le chantier Maxus qui propose chacun de ses voiliers avec 4 appendices différents et voyons comment ils s'accommodent de cette manœuvre.

Maxus dériveur échoué

Version dériveur, échouage possible sur sol accueillant

La version dériveur est la version standard pour le chantier. La dérive se rentre entièrement dans la coque et le safran se relève. L'échouage se passe alors en posant le bateau directement sur la coque. Une fois au sec, le bateau reste assez bas, accessible facilement depuis la plage par la jupe arrière.

Attention tout de même à la constitution du sol. En effet, il ne faut pas se poser sur un rocher saillant qui pourrait endommager le fond de coque. En cas de doute, il est préférable de vous mettre à l'eau juste avant que le bateau ne se pose pour vérifier que tout est clair dessous.

Maxus biquille échoué 

Version biquille, la solution idéale pour l'échouage

Dans sa version biquille, le voilier se pose sur ses deux quilles et tient bien en équilibre. Certes il est un peu plus perché, mais l'échelle permet toujours de laisser un accès à bord. Les quilles en acier protègent la coque des éventuels rochers. Pas de souci pour laisser le bateau s'échouer seul sans votre présence. La solution biquille est aussi intéressante pour l'hivernage, car vous pouvez sortir le bateau au sec sans avoir besoin d'un ber.

Maxus quille relevable échoué 

Version quille relevable

Sur les Maxus, la quille ne se bascule pas sur l'arrière, mais rentre dans la coque comme une dérive sabre. En remontant la coque, la quille relevable diminue le tirant d'eau au moment de l'échouage. Mais elle ne disparaît pas intégralement dans la coque. Elle reste toujours présente, car le saumon de fin de quille ne rentre pas dans la coque. C'est un avantage, car le voilier se pose alors sur ce saumon. La coque reste à l'abri des rochers. En revanche, pour maintenir l'équilibre, il faut obligatoirement deux (petites) béquilles.

Maxus quillard échoué 

Version quillard

Ici point de salut pour l'échouage ! En effet, les Maxus quillard ne sont pas prévus pour de telles opérations. Pour s'échouer, un quillard doit avoir un voile de quille assez large pour qu'il soit stable d'avant en arrière auquel on ajoute 2 béquilles. Les Maxus ne sont pas prévus pour cette configuration. Les amoureux de l'échouage se rabattront sur les autres versions d'appendice heureusement disponible au catalogue de ce chantier.

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