Interview / Jean-Baptiste Durier - La mission de Nice UltiMed ? Partager l'extraordinaire en amenant les Ultimes en Méditerranée

Jean-Baptiste Durier, directeur de l'épreuve Nice Ultimed © Jean-Marie Liot / ASO

Nice UltiMed est une nouvelle course qui fait son entrée dans le calendrier du circuit Ultimes. Réservée aux trimarans géants, elle se déroulera du 28 avril au 6 mai 2018, au départ et à l'arrivée de Nice, pour un "Sprint au large " en Méditerranée. Jean-Baptiste Durier, le directeur de l'épreuve, nous en explique les principes.

Pouvez-vous nous présenter en quelques mots le concept de Nice Ultimed ?

Nice UltiMed (prononcé Med pour la Méditerranée) est une course au concept simple : partager l'extraordinaire en amenant pour la première fois au cœur de la Méditerranée les plus gros bateaux de course au large et les plus grands skippers au monde.

Le public méditerranéen a rarement, voir jamais, l'occasion de voir ces bateaux en course. Ce sera donc la rencontre du public méditerranéen qui suit habituellement la voile via la télévision et le digital avec ces stars de la voile. C'est aussi une demande des armateurs de mettre en place un évènement de cette envergure pour activer des partenariats dans cette zone. Ce qui se fait habituellement de manière éparse.

L'idée est de réunir les plus grands bateaux et les plus grands skippers – sans exagérer, il n'y a pas beaucoup plus d'une dizaine de skippers capable de s'élancer sur ces Ultimes. Ils représentent l'élite de la course au large.

C'est une initiative de la classe Ultime, qui a besoin de créer une course, ou de la ville de Nice ?

C'est l'histoire d'une bonne rencontre, avec la volonté des armateurs Ultimes (collectif Ultim'), mais aussi hors collectif, comme Idec Sport (qui n'en fait pas partie) pour activer en Méditerranée. Nous avons réussi à trouver un partenariat avec Christian Estrosi, qui cherchait à se doter d'un évènement d'envergure, pour montrer que la ville de Nice est véritablement tournée vers la mer. En espérant que ce soit un succès !

Nous souhaitons installer la course durablement, avec la volonté d'installer sur un format bisannuel (tous les deux ans). Ça se décidera suite au bilan de la première course.

Quel est l'intérêt d'avoir choisi la Méditerranée sachant que les courses à la voile se déroulent habituellement sur la façade Atlantique ?

Malheureusement, la Méditerranée est le parent pauvre de la course au large. Pourtant c'est un territoire sur lequel il y a beaucoup de fans de course au large et qui représente une très grande partie de notre littoral. C'est bien que l'on arrive à sortir de nos habitudes.

Pouvez-vous nous détailler le concept de "Sprint au large ", trait d'union entre course au large et stade nautique ? Quel sera le format de la course ?

Nous avons créé un format sportif pour l'occasion puisque ces bateaux sont habituellement conçus pour faire le tour du monde. Ici, on s'adapte au format méditerranéen.

Ce sera un format hybride. Le concept sera celui de "Sprint au large " qui va voir les Ultimes s'affronter sur un circuit au départ et à l'arrivée de Nice et le long des côtés niçoises. Il y aura 9 jours d'évènements – du 28 avril au 6 mai – répartis de manière égale. Il y aura une seule course, mais les bateaux sortiront régulièrement, participeront à des parades…

Quid de la participation de Sébastien Josse sur le trimaran Edmond de Rothschild ?

Aujourd'hui, elle n'est pas prévue. On est en discussion, avec eux, comme avec d'autres. Pour l'instant, 4 skippers sont confirmés : Armel le Cléac'h (Banque Populaire), Thomas Coville (Sodebo), Yves le Blévec (Actual) et Francis Joyon (Idec Sport).

François Gabart (Macif) décidera de sa participation en fonction de l'issue de son tour du monde et de la fenêtre météo qu'il arrivera à prendre suffisamment tôt, ou pas.

Comment compter vous amener ces bateaux géants au plus près des gens ?

Je vous donne rendez-vous le 1er décembre 2017, pour la présentation officielle de la course.

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