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Record de l'Atlantique Nord en solitaire pour Francis Joyon sans préparation !

Francis Joyon vient de battre son propre record de l'Atlantique Nord en solitaire ce mercredi 12 juillet 2017, en coupant cette nuit à 03 heures, 37 minutes et 02 secondes (heure française) la longitude du cap Lizard, depuis New York, d'où il était parti à peine 5 jours plus tôt.

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Francis Joyon sur Idec Sport

Parti en solitaire de New York sur Idec Sport, le 6 juillet dernier, à 23 heures 30, après une deuxième place sur The Bridge, Francis Joyon n'avait pas de réel objectif sauf de traverser l'Atlantique en solitaire sur son trimaran. Mais petit à petit au cours de la traversée s'est présenté l'idée de battre son précédent record de l'Atlantique Nord en solitaire. Record qu'il détenait depuis juin 2013, aux commandes de l'ancien trimaran IDEC en 5 jours 2 heures 56 minutes et 10 s. 

En passant la longitude du cap Lizard, qui marque la ligne d'arrivée du record de la traversée de l'Atlantique Nord depuis le phare d'Ambrose à New York à 03 heures, 37 minutes et 02 secondes (heure française) ce 12 juillet, il bat ainsi son propre record de 49 minutes. 

"J'étais heureux d'arriver, car les dernières 24 heures ont été très éprouvantes. Mes pilotes automatiques fonctionnant mal, j'ai du barrer en permanence ces dernières 24 heures, tout en manœuvrant beaucoup dans les nombreux grains, sur un bateau qui butait beaucoup dans la mer" a indiqué le marin à son arrivée.

Alors qu'il effectuait sa première navigation en solitaire à bord de son trimaran Idec, il s'était fixé l'objectif de battre le paquebot transatlantique Queen Mary 2, attendu jeudi matin à Southampton. Et ce, sans préparation au préalable. 

"J'ai quitté New York dans la précipitation", souligne-t-il. "Je n'ai même pas eu le temps de m'occuper de l'avitaillement. J'ai juste pu acheter quelques œufs et des bananes. Quant à la nourriture du bord, les gars avaient tout mangé durant la traversée de The Bridge 2017."

Il en va de même pour la météo, puisqu'il n'a pas attendu de fenêtre idéale pour s'élancer, comme il l'explique. "La météo n'était pas terrible et toute la première journée, j'ai tiré des bords vent debout. Mais le lendemain, un système s'est mis en place. J'ai alors vu le Queen Mary 2 qui repartait vers l'Europe. Je me suis dit que puisque nous n'avions pas pu le battre à l'aller au départ de Saint-Nazaire, je pourrais peut-être arriver en Bretagne avant qu'il ne rejoigne Southampton. (Où il est attendu demain jeudi NDLR). Je me suis pris au jeu et j'ai attaqué. J'ai passé deux jours à plus de 30 nœuds en permanence. Je craignais l'arrivée sur l'Europe, car le vent y soufflait du Nord Est. Mais l'anticyclone des Açores a eu la bonne idée de remonter un peu et de me permettre d'atterrir en Manche avec des vents de Sud Ouest."

"J'ai fait quelques bêtises lors des envois de gennaker notamment, car j'avais pris l'habitude de me reposer sur des supers marins lors du Trophée Jules Verne. En fait, c'est comme si je retournais à l'école pour réapprendre le B A-ba du bateau. Heureusement, il est très tolérant, même à 30 nœuds…" explique la marin sur sa navigation en solitaire.

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