16 solitaires au départ de la première édition des 1 000 Milles des Sables

Départ des 1000 Milles des Sables © Christophe Breschi

Ce lundi 23 avril 2018 à 14 h 02, avait lieu le top départ de la nouvelle course en solitaire baptisé les 1000 Milles des Sables. Pour cette première édition, ils sont 14 Class40 et deux Multi50 à avoir franchi la ligne de départ au large de Port-Olona (Sables-d'Olonne), avec trente minutes d'écart entre les deux classes de bateaux.

Une boucle de 1000 milles du sud au Nord

L'objectif ? Une boucle de 1000 milles au départ et à l'arrivée des Sables-d'Olonne en direction des côtes britanniques, jusqu'au célèbre phare du Fastnet. Enfin, ce parcours était celui initialement prévu puisque la Direction de course a pris la décision de modifier le programme en raison des conditions météorologiques annoncées en mer d'Irlande pour le milieu de semaine prochaine. "La situation est assez instable avec un front qui devrait passer dans la journée de mercredi et qui pourrait générer des vents de 25 nœuds avec des rafales à 35-40, sur une mer chaotique. Avec Christian Dumard, le météorologue de la course, nous avons aujourd'hui du mal à estimer la façon dont la situation va évoluer. Aussi, nous avons préféré assurer et ne pas envoyer les solitaires au carton d'autant qu'il s'agit, pour chacun d'entre eux, de la première course de la saison et que certains bateaux sortent tout juste des chantiers" explique Denis Hugues, directeur de course.

Les 16 solitaires iront finalement jusqu'à une marque au large de Gijón (Espagne) avant de remonter jusqu'à Wolf Rock (sud-ouest de Land's End, Grande-Bretagne) puis de redescendre aux Sables-d'Olonne. Un parcours ramené à 930 mille, mais qui reste toujours qualificatif pour la Route du Rhum – destination Guadeloupe 2018. Finalement, encore une fois, la direction de course a décidé de modifier le parcours de la course en raison de conditions météo annoncées pour la journée de vendredi au large de la pointe bretagne et en Manche (30 nœuds de vent avec des rafales à 35-40 sur une mer formée). Ainsi, la flotte n'ira pas jusqu'à Wolf Rock, au sud-ouest de la Grande-Bretagne, comme l'explique Denis Hugues : "Après la marque de passage à Gijón, en Espagne, les solitaires rejoindront la cardinale Sud du Banc de Guérande avant de redescendre à Gijón puis de revenir aux Sables d’Olonne. Une nouvelle fois, il s’agit de la sécurité des skippers."

Cap sur Gijon, point clé de l'étape

C'est par un flux de nord nord-ouest soufflant à 6-8 nœuds que tous les concurrents ont mis le cap en direction de Gijon, premier point de passage obligatoire. Un début de parcours permettant aux favoris de se distinguer du reste de la flotte. À la sortie de la baie, on retrouvait, dans l'ordre, Sam Goodchild (All in for the Rhum), Phil Sharp (Imerys Clean Energy) et Louis Duc (Carac) aux avant-postes.

Cette première portion du parcours devrait se dérouler sans trop d'encombres comme l'explique le météorologue de la course, Christian Dumard : "Les marins vont conserver du vent de secteur nord-ouest d'une douzaine de nœuds tout l'après-midi avant de le voir mollir dans la soirée à mesure qu'ils vont se rapprocher de la dorsale qui s'étend dans le golfe de Gascogne. La bonne nouvelle, c'est qu'ils ne vont, a priori, pas être tellement ralentis puisqu'ils vont contourner cette fameuse zone anticyclonique, mais ils vont toutefois devoir s'adapter à la bascule progressive du vent au nord-est."

Mais il devrait en aller différemment pour la seconde partie du parcours. Déjà à Gijon, waypoint incertain comme l'explique Aymeric Chappellier, le skipper d'AINA Enfance et Avenir "Je me souviens d'une édition de la Transgascogne en Mini 6.50 où je suis resté planté pendant quatre heures, dans la molle, juste devant l'entrée du port."

Une fin d'étape qui peut rebattre les cartes

"En remontant vers la Grande-Bretagne, les marins n'auront pas d'autre choix que de la traverser. Dès lors, ils vont devoir composer avec des vents très faibles", note Christian Dumard qui voit là l'une des principales difficultés de la course avant un changement radical de situation.

Une fois cet axe de hautes pressions dans les sillages, à mesure qu’ils vont remonter vers le nord, les solitaires vont voir le vent se renforcer considérablement (jusqu'à 30 nœuds dans les rafales) et sans doute rendre un peu rock and roll la fin de la remontée au près vers Land’s End. "L'avantage, c'est que les vitesses vont augmenter. La suite, en revanche, demeure très incertaine", ajoute Christian Dumard qui préfère ne pas faire de plan sur la comète pour les derniers milles, mais qui estime néanmoins l'arrivée des Multi50 dans la nuit de jeudi à vendredi, et celle des premiers Class40 dans la journée de samedi.

Les skippers engagés sur cette première édition

Class40

Olivier ROUSSEY — obportus IV gras savoye berger simon

Aymeric CHAPPELLIER — Aina enfance et Avenir

Rodolph SEPHO - AAEA/CAVA Rêve de large

Maxime CAUWE - Azeo - #OnEstLarge

Louis DUC — CARAC

Franz BOUVET — YODA

François LASSORT — Bijouteries Lassort — Tonton Louis

Olivier MAGRE — E.Leclerc Ville-La-Grand

Phil SHARP - Imerys Clean Energy

Luke BERRY — Lamotte — Module Création

Sébastien MARSSET — Campings Tohapi

Maxime SOREL — V&B

Loïc FEQUET — Tales II

Sam GOODCHILD - All in for the Rhum

Multi50

Thibaut VAUCHEL-CAMUS — Solidaires En Peloton — ARSEP

Armel TRIPON — Réauté chocolat

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