Interview : Armel Tripon : "Quand on aime le large, le Vendée Globe fait partie du rêve à accomplir"

Le skipper Armel Tripon se lance dans un projet Vendée Globe 2020 à bord d'un IMOCA conçu par l'architecte Sam Manuard et construit par le chantier Black Pepper. Actuellement en Multi50, il nous explique pourquoi ce changement.

Armel Tripon © Pierre Bouras
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Pourquoi se lancer dans un projet Vendée Globe ?

C'est une course qui me fait envie depuis de nombreuses années. Quand on aime le large, la course au large, participer au Vendée fait partie du rêve à accomplir. Une opportunité s'est présentée avec le chantier Black Pepper et je l'ai saisie.

Je suis associé au chantier Black Pepper depuis 2012 et le chantier était déjà à mes côtés en 2014 sur le premier projet. (NDRL : Armel Tripon avait mené un premier projet Vendée Globe Humble for Heroes). On a décidé de repartir sur une nouvelle campagne pour construire un bateau neuf. C'est un choix collectif entre le chantier et moi.

Vous n'annoncez pas de sponsors pour l'instant. Où en êtes-vous ?

On est en discussion. Il y a des choses qui avancent. On lance le bateau, on a les financements pour le construire et le mettre à l'eau et les choses avancent pour le côté sportif et la préparation. Je suis confiant.

Pouvez-vous nous expliquer le choix de l'architecte Sam Manuard ?

Encore une fois, c'est un choix réalisé entre le chantier Black Pepper et moi. J'avais envie de travailler avec Sam depuis un moment. Lors d'une navigation à du Multi50 Réauté Chocolat, il m'a présenté son projet et m'a donné envie. Il avait déjà travaillé sur des bateaux de ce style, sa démarche était structurée, il avait déjà réfléchi à la chose et avait constitué une équipe. Il n'avait pas déjà de projet précis, mais des pistes de réflexion sur la conception du bateau.

On s'est mis d'accord au mois de novembre et on a attaqué au mois de janvier. Pas de projet défini, mais pistes de réflexion.

Vous pouvez nous donner quelques pistes sur votre bateau ?

C'est trop tôt. Le projet est en construction. On ne peut pas en parler pour l'instant, surtout tant qu'il y a des projets concurrents possibles. Il sera construit par le chantier Black Pepper, qui n'a pas forcément l'expérience de ce type de bateaux. Du coup on densifie l'équipe avec des personnes qui connaissent bien les IMOCA et qui pourront appuyer le projet.

Le bateau sera mis à l'eau en juillet 2019, mais on pourra en dévoiler un peu plus avant l'été.

Et le programme Multi50 ?

Il se continue jusqu'à la Route du Rhum avec Réauté Chocolat, qui sera la dernière course en Multi50. La suite s'écrira en monocoque, à partir de juillet 2019.

Avez-vous trouvé quelqu'un pour vous succéder ?

On n'a pas encore trouvé de successeur. On souhaite que le bateau continue à naviguer rapidement, avec une passation intelligente.

Pouvez-vous nous donner une idée de votre budget ?

Pour la partie sportive, c'est encore un peu tôt. On a pas mal de devis, de choses que l'on n'a pas encore. On a une enveloppe, mais je ne peux pas dire le montant.

Comment vont se dérouler les prochaines années ?

J'ai déjà un programme de course défini dans lequel on va s'inscrire. La première course sera la Transat Jacques Vabre, qui sera suivie par une transat retour en solo ou en course. En 2020, pourquoi pas la Transat Anglaise et ensuite il y aura la New York-Les Sables en solo. Ça fait 4 transats, ce qui est pas mal pour se préparer.

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