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Golden Globe Race : Un manque de communication trop difficile à gérer

Après 10 jours de course autour du monde, le navigateur anglais Ertan Beskardes a décidé de se retirer de la Golden Globe Race, invoquant un manque de communication avec ses proches trop pesant. Depuis le 7 juillet 2018, la flotte est menée par Philippe Péché (Rustler 36 PRB) qui rencontre des difficultés avec son appareil de réception météo. Les premières difficultés techniques se font également sentir auprès des autres concurrents.

Ertan Beskardes
Le

Il y a 50 ans, Sir Robin Knox-Johnston bouclait le premier tour du monde à la voile en solitaire et sans escale lors de la course du Golden Globe du Sunday Times en 1968/69. Le 1er juillet 2018, 17 solitaires (l'italien Francesco Cappelletti n'est pas parti avec le reste de la flotte, accusant du retard dans sa préparation) se sont élancés des Sables-d'Olonne pour rendre hommage à ce tour du monde historique. Au programme, 30 000 milles sans escale, sans assistance, sans électronique, ni moyen de communication et une navigation d'environ 300 jours...

En manque de communication

Après 10 jours de course, les difficultés techniques et émotionnelles pointent le bout de leur nez. Si bien que Ertan Beskardes, le skipper anglais (né en Turquie) de Bournemouth a décidé d'abandonner. Il a informé la direction de course par satellite tard vendredi 6 juillet qu'il se retirait de la course pour des raisons personnelles. Ertan est amarré à La Corunna où sa femme l'a rejoint hier.

Sur son Facebook, il a laissé un message pour expliquer la raison de son abandon : le manque de communication avec sa famille, imposé par les règles de course. "Ne pas parler à ma famille régulièrement pour partager mes expériences quotidiennes a malheureusement rendu cette expérience vide de joie et de bonheur. Ces sentiments ont empiré jusqu’à ce que plus rien n'importe à part leur parler. Je n'étais pas prêt pour cette expérience et cette décision fut la plus dure que j’ai jamais prise dans ma vie. J’aime la voile en solitaire, mais je me suis senti vraiment seul sans contact."

Quelques difficultés techniques 

La flotte est menée depuis ce weekend par Philippe Péché avec son Rustler 36 PRB, qui pointe 45 milles devant Jean-Luc Van den Heede (Matmut), après avoir fait une descente rapide le long du Portugal. Les 16 concurrents se dirigent désormais vers la Marina Rubicon de Lanzarote, première porte de cette solitaire de 30 000 miles.

Des difficultés techniques touchent la flotte, à l'image du Français Antoine Cousot (Biscay 36 Métier Intérim), et de son concurrent américano-hongrois Istvan Kopar (Tradewind 35 Puffin) qui rencontrent des problèmes réguliers avec leur régulateur d'allure – du matériel essentiel dans le Sud – et passent pour le moment de longues heures à la barre. Le premier devrait faire escale au port de Lanzarote pour faire des réparations, mais n'a pas encore dit s'il souhaitait recevoir de l'aide extérieure.

Tous sourires sur PRB mais une zone de vents légers pourrait troubler Philippe Péché dans les 24 prochaines heures. Cela pourrait aussi affecter les positions des autres concurrents

 

Les solitaires ont la possibilité de se mettre à l'abri pour effectuer des réparations à n'importe quel moment de la course, sans que cela ai une incidence sur leur statut de navigateur en solo. S'ils font escale dans un port et bénéficient d'une assistance, ils seront alors relégués dans la Chichester Class (course autour du monde avec escale).

Enfin, Philippe Péché rencontre lui aussi des difficultés avec sa radio HF, qui sert à récupérer les fichiers météo.  

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