110 Milles de Concarneau - Épisode 3 : Une nuit sous spi, quel bonheur !

Après le près, vient le portant, et sous spi bien sûr ! Un long bord que l’on attendait avec impatience, agrémenté d'un splendide coucher de soleil et d'un bon repas. La houle nous pousse, le spi nous tire, la nuit tombe et les dauphins nous accompagnent.

Un long bord de spi et de larges sourires

Nous l'attendions avec impatience ce bord de spi de 45mn jusqu'au phare de Birvideau. On oserait même avouer que c'est un peu pour lui que nous sommes là.

Le jour n'est pas encore tombé et la pluie a cessé. Nous enroulons la bouée cardinale, 3e marque de parcours et comptons plus de bateaux devant nous qu'auparavant, au moins 4 ou 5. Il va falloir être meilleur au portant qu'au près.

Nous sommes plein vent arrière et sa force oscille entre 20 et 25 nds. Le Figaro 1 de Stephane est assez léger, ainsi il glisse bien au portant.

Nous surfons avec plaisir de vague en vague, la houle est consistante et nous en profitons bien. Nous remontons quelques places.

Derrière nous, le coucher de soleil est magnifique, ne serait-ce que par ce qu'il a le mérite d'exister après cette journée pluvieuse.

C'est le moment idéal pour réchauffer les repas. Stéphane a prévu des repas appertisés, comme les boîtes de conserve, ces sachets nécessitent juste d'être réchauffé quelques minutes dans l'eau bouillante et c'est mille fois meilleur qu'un repas lyophilisé.

Le menu est choisi, un tajine de poulet au citron confit pour moi et un rougail saucisses et riz pour le capitaine. Nous dînons en terrasse à tour de rôle, c'est incroyable comme un bon repas donne des ailes.

La nuit recouvre petit à petit la flotte qui se réduit à des points lumineux dans l'obscurité. Puis ce sont les dauphins qui nous accompagnent un long moment comme pour nous signifier que nous ne sommes pas seuls.

Les surfs s'enchainent et vers 2 heures du matin, nous arrivons dans l'obscurité au phare des Birvideau. Heureux de ce long bord de glisse, nous affalons notre spi avec la crainte qu'il ne serve plus jusqu'à l'arrivée.

Après être descendu, il faut bien remonter

"Il y a de l'eau autour du phare ? "Me lance Stephane

"Si tu ne le touches pas des bouts des doigts, c'est moi qui te tape sur les doigts ! " Et chose insensée en plaisance, dans l'obscurité nous contournons au plus près, un mur sombre et colossal où s'écrasent quelques vagues.

À mesure que nous tournons autour du phare, nous bordons nos voiles jusqu'à retrouver cette allure penchée et froide qui caractérise si bien le prés.

Le vent est quasiment dans l'axe du parcours, un long louvoyage qui nous attend. Il est 3 heures du matin et à mesure que nous approchons la cote, le vent baisse d'intensité.

Au petit matin dans les Coureaux de Groix, au coude à coude avec un Pogo 8.50, le vent s'absente même quelques instants.

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