Recyclez gratuitement vos feux de détresse périmés

L'Aper Pyro - l'Association pour une Plaisance Eco-Responsable pour les Produits Pyrotechniques — organise en partenariat avec la Région Bretagne et l'ADEME une nouvelle collecte de feux de détresse périmés en Bretagne. Ce sera ensuite au tour de la région des Bouches du Rhône (13) de profiter de l'opération de collecte.

Une collecte de produits pyrotechniques gratuite

En 2017, l'Aper Pyro, association qui organise la collecte et le traitement des fusées et signaux de détresse pyrotechniques périmés des plaisanciers, lançait la première opération pilote de collecte et de destruction de produits pyrotechniques périmés en Bretagne. Devant le succès de cette pratique - 23 tonnes de collecte - l'association réitère l'opération en 2019.

"L'objectif serait de ne pas avoir à renouveller cette campagne et de faire prendre conscience aux plaisanciers qu'il est important de se débarasser de ses stocks en entrant dans cette démarche du 1 pour 1" nous explique Jennifer Cornet, Déléguée Générale de l'Aper Pyro. "On sent qu'il y a une demande pour ce genre d'opération. Tous les plaisanciers n'avaient pas eu connaissance de la première opération, c'est pour cette raison que nous en organisons une 2e" ajoute t-elle.

Les plaisanciers et particuliers bretons sont invités à déposer gratuitement tous leurs feux à main, fumigènes et fusées-parachutes dans les magasins d'accastillage participants. Au moins 130 points de collecte participeront à ce déstockage. À l'issue de la semaine de collecte, un prestataire spécialisé viendra récupérer les produits, qui seront traités en Bretagne afin de limiter leur transport sur de longues distances.

"Les plaisanciers conservent des stocks, c'est un fait. Cette collecte permet de limiter la problématique de la conservation de ces produits dangereux chez soi. Si les magasins sont les seuls participants sur cette opération, c'est pour éduquer les plaisanciers à rapporter leur stocks périmés lors de l'achat d'un nouveau stock" détaille Jennifer.

3 sessions de collecte bretonne

  • Finistère : 3 au 9 juin
  • Morbihan : 24 au 30 juin
  • Ille-et-Vilaine et Côtes-d'Armor : 16 au 22 septembre

Retrouvez les points de collectes sur le site de l'Aper Pyro (lien en bas de page).

3 sessions de collecte dans le sud

  • Alpes-Maritimes (06) : Semaine du 27 mai 2019
  • Bouches-du-Rhône (13) : Semaine du 17 juin 2019
  • Var (83) : Date à déterminer (en 2020)

Reprise en "un pour un"

En dehors de ces semaines exceptionnelles de collecte, les feux de détresse périmés des plaisanciers sont repris par les magasins d'accastillage, lors de l'achat de produits neufs, dans le cadre du "un pour un" : reprise gratuite d’un produit périmé dans le cadre de l'achat d'un produit équivalent neuf.

Les feux de détresse font partie de la dotation de sécurité obligatoire à bors d'un navire. Il est donc indispensable de renouveller son stock régulièrement. S'il y a acte d'achat, pourquoi ne pensent-ils pas au recyclage ? "Ils pensent effectivement à racheter mais pas à ramener. Je pense qu'il y a cette problématique du "au cas où". Les plaisanciers achètent de nouveaux feux mais conservent les anciens en cas de besoin. Or, ils ne sont d'aucune utilisé et peuvent s'avérer dangereux" nous répond Jennifer.

Quelques cas particuliers de reprises

Deux cas particuliers permettent le dépôt de produits pyrotechniques périmés sans contrepartie d'achat :

  • la présentation d'un certificat de vente d'un navire de plaisance
  • la présentation d'un certificat de destruction d'un navire de plaisance.

Obligatoires, mais dangereux

Les dispositifs pyrotechniques font partie de la dotation obligatoire en plaisance. Mais une fois périmés (leur durée de vie est d'environ 3 ans), ils peuvent s'avérer dangereux s'ils ne sont pas recyclés via une filière adaptée.

Jetés dans les ordures ménagères, ils peuvent être responsables de départs de feu. Dans les centres de traitement, ils peuvent se déclencher sous l'effet d'un broyeur ou de la compression des engins de terrassement et ainsi causer des incendies.

De la même manière, les anciens stocks conservés dans des cales de bateaux, les caves, les greniers ou les garages, continuent à représenter un risque. En effet, les matériaux qui les composent sont potentiellement dangereux ou instables dans le temps.

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