Entrainements en mer, mais sur terre pour Sail GP


Après Sydney et San Francisco, c'est à New York que se déroule la 3e étape de Sail GP du 21 au 22 juin 2019. Les six F50 évolueront sur l’Hudson, entourés de building. Les Français ne comptent pas jouer les figurants et se sont d'ailleurs entrainés sur un simulateur.

Un entrainement en F50, mais au sec

Les épreuves de Sail GP ne se déroulent que tous les mois et demi. Arrivés quelques jours avant la compétition, les Français ont donc peu de temps pour s'entrainer. Marie Riou, Billy Besson et Matthieu Vandame ont alors fait escale à Londres, pour s'entrainer pendant 48 heures sur un simulateur.

"Ça aura été notre seul "entraînement" depuis San Francisco, mais le système est bluffant de réalisme et on sait que certaines équipes ont passé un cran grâce à ce simulateur" explique Billy Besson, skipper de l'équipe tricolore.

Un nouveau système de vol

Cet entrainement sur simulateur a permis à l'équipe française de découvrir le nouveau système de vol, en vigueur depuis San Francisco. Avant, le "flight controler" — poste occupé par Marie Riou — réglait les montées et descentes des appendices et gérait la tactique. Le barreur pour sa part gérait le réglage de la hauteur des foils.

Dorénavant, les tâches sont presque inversées et les membres de l'équipe doivent réapprendre les gestes et réorganiser les rôles de chacun.

"Je vais devoir me consacrer à 100 % au contrôle de la hauteur vol en navigation, confie Marie Riou. Billy sera libéré de cette tâche, par contre, il devra avoir un œil extérieur sur le plan d'eau et sur le placement par rapport aux adversaires. C'est une vraie réorganisation à mettre en place."

Un plan d'eau resserré

À New York, la zone de course n'est large de 500 m. À la vitesse de 40 nœuds, il ne faudra que 22 secondes au six F50 pour la traverser. Il faudra donc manœuvrer sans cesse pour ne pas franchir les zones interdites.

Il faudra aussi tenir compte des fluctuations du vent et du courant qui pourra être important en cas de vent faible.

"On s'attend à des régates intenses, prédit Billy. Intenses comme cette ville. Le plan d’eau est étroit, le vent sera cisaillé, dévié par les immeubles. En termes de force, on peut avoir de tout, même des orages. Le jeu risque d'être très ouvert sur un terrain très petit… il faudra faire avec !"

Maitriser les virements de bord en vol

Après deux places de 5e sur les épreuves précédentes, l'équipe menée par Billy Besson sait qu'elle doit maîtriser les virements de bord en vol.

"Sur le papier, nos performances peuvent paraître moyennes. Pour l'instant, nous sommes à notre place, reconnaît humblement Billy. Nous sommes partis de zéro, il fallait apprendre à maîtriser ce bateau fantastique. Mais nos progrès sont rapides et on est là pour cela : progresser. On est très déterminés dans ce sens". "On veut accrocher le groupe de tête, ajoute Marie. On veut montrer qu'on est présents et que bientôt, il faudra compter sur nous !"

Rappel du classement après Sydney et San Francisco :

 1/Australie — Tom Slingsby 93 pts

 2/Japon —Nathan Outteridge 91 pts

 3/ Grande Bretagne - Dylan Fletcher 79 pts

 4/USA —Rome Kirby 68 pts

 4 / France — Billy Besson 61 pts

 6/Chine —Phil Robertson 60 pts

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