Vidéo / Minitransat 2019, le récit d'une victoire


Et voilà la vidéo du vainqueur de la mini transat 2019 en Proto, la catégorie reine de l'épreuve. Francois Jambou, avec humilité et esprit sportif, nous fait vivre son expérience extraordinaire faite de réussites et de galères.

La mini transat c'est l'aboutissement de plusieurs années de travail et de sacrifices, prenez un peu de temps pour rentrer dans la peau et la vie du vainqueur de cette transat à travers cette vidéo.

Rappelons que les coureurs de la minitranst sont des amateurs qui mettent pour quelque temps leurs activités professionnelles entre parenthèses pour réaliser ce rêve un peu fou : traverser l'atlantique sur de petites fusées de 6,50 m. Leurs performances n’ont rien à envier aux pros, mieux, ils réalisent des performances hors du commun avec des moyens très limités en comparaison des grandes écuries de course au large.

À l'inverse des autres classes de bateaux de course, il n'y a pas de liaison à terre, pas de cartographie électronique ni de routage et les informations météo disponibles se limitent à un bulletin radio sommaire à la réception aléatoire.

François Jambou est ce genre de champion qui brille par son humilité, son esprit sportif et sa persévérance. Durant la vidéo, il partage les conditions spartiates de vie à bord. François nous explique bien les contraintes techniques, la tactique, la stratégie et le pilotage de ces bolides.

La première étape se révèle très engagée avec du vent fort et une mer "casse bateau", suivie d'un incroyable dénouement dans la pétole. Alors que la deuxième étape, la plus longue, sans escale possible est un savant mélange de prudence pour préserver le bateau et d'attaques pour accrocher la victoire.

Prenez place, montez le son et appréciez cette vidéo qui retrace la victoire de François Jambou et nous fait découvrir l'envers du décor d'une épreuve mythique et hors du commun.

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Martin Lenain - 2 semaines
Merci Charly de nous donner à voir cette vidéo et félicitations à François et à tous ceux qui ont participé à cette course magnifique. Permettez moi de relever une petit erreur dans votre présentation, les traceurs (cartographie électronique) sont bien autorisés, et tous les coureurs en ont un. D'autre part, François nous explique avoir eu un black-out électrique dont il attribue la cause au régulateur de charge des panneaux solaires et s'inquiète de ne pouvoir terminer sa course sans électricité (la batterie n'étant plus rechargée). Pourtant, il suffisait de brancher directement un panneau solaire à la batterie, en supprimant le régulateur. Bravo encore.
Charly Fernbach - 2 semaines
Martin, la classe mini n'autorise pas la cartographie électronique mais seulement un GPS donnant une position géographique que les marins pourront reporter sur une carte papier. C'est un peu archaïque en comparaison du reste de l'équipement électronique disponible à bord et il est d'ailleurs difficile de trouver un GPS sans cartographie sur le marché.
Charly Fernbach - 2 semaines
Concernant les problèmes électriques de François, malheureusement selon les panneaux et les batteries, les régulateurs sont quelquefois indispensables. En effet, les panneaux ne délivrent pas forcément la tension capable de recharger les batteries. Parfois, leur tension est largement supérieure au seuil admissible ce qui peut endommager les batteries, d'autres fois la tension est inférieure au seuil capable de recharger. Et enfin, les batteries LI-ion qui équipent ce proto, réclament des précautions particulières afin d'assurer la recharge sans risque d'explosion.
Martin Lenain - 2 semaines
Bonjour. Pour la carto, voir la vidéo à 3:26 :) Pour le panneau solaire, on peut parfaitement se passer du régulateur en cas de nécessité, en surveillant le voltmètre ou, si on n'a pas de voltmètre, en ne chargeant que quelques heures. Je conviens que ce n'est pas idéal, mais c'est tout à fait possible en dépannage.
Charly Fernbach - 2 semaines
Contrairement à ce que vous croyez être une norme, je vous confirme à nouveau que la cartographie est formellement interdite par la classe mini. Article E-17 "Tout équipement permettant l’usage d’une cartographie électronique est interdit." Ce que vous voyez sur la vidéo est un GPS (modele Garmin 158i) avec seulement un trait de côte ne comportant aucun détail. Concernant la recharge des batteries, je vous confirme aussi qu'il est extrêmement dangereux d'exposer les batteries LI-ion à des surtensions même pour "dépanner", car on parle de risque d'explosion et de départ de feu. Donc à ne pas faire! Heureusement, la plupart des batteries Li-ion sont équipées de BSM (système de sécurité) qui isolerait la ou les cellules de la batterie en cas de surtension pour prévenir les imprudences ou la méconnaissance de ces systèmes. Enfin, en cas de tension insuffisante la batterie ne chargerait pas.
Martin Lenain - 2 semaines
D'accord, vous faites la différence entre trait de côte et détail, je comprends. Pas d'accord avec vos craintes pour les batteries, 16 V pendant quelques minutes, ce n'est pas une surtension dangereuse, vous partez d'un principe général que vous appliquez à une utilisation exceptionnelle. Un courant excessif pourrait être dangereux (pas une tension) mais vue la puissance d'un panneau solaire, bof bof... Mais bon, si vous voulez avoir raison, cela ne me dérange pas. Je m'arrêterai donc là pour ne pas polluer votre site.
Martin Lenain - 2 semaines
Pour la carto, vous avez raison, j'aurais du faire la différence entre un affichage de trait de côte et un logiciel de positionnement électronique sur cartographie. Dont acte. Pour être plus précis au sujet d’une charge sans régulateur (ici, le courant vient d’un panneau solaire), on peut prendre un exemple. Mettons un panneau solaire de 100 W installé sur un voilier équipé d’une batterie de 100 Ah. Dans des conditions moyennes sur une route dans les alizés, on admettre que le panneau va produire un courant de 6 A. La tension, en circuit ouvert (sans charge derrière) peut monter dans ces conditions jusqu’à 16 V environ. Supposons que la batterie soit à moitié vide. Elle peut donc emmagasiner 50 Ah, soit 8 heures de charge d’un panneau qui fournit 6 A dans notre exemple. La charge n’est pas régulée (panne du régulateur), le courant est supposé être de 6 A en permanence (enfin, en journée évidemment), ce qui est théorique mais pas très éloigné de la réalisé. Dans ce cas, la fonction régulation du courant (en A) du régulateur n’existant pas, on fera attention à ne pas charger la batterie plus que nécessaire. Notons que nous supposons ici l’absence de consommation pendant la charge (le pilote en particulier et tous les appareils électriques sont coupés). Si ce n’est pas le cas et que nous consommons en même temps du courant, le temps de charge maxi n’est plus de 8 heures mais de plus de 8 heures, bien entendu. Il suffit donc d’être attentif, de débrancher le panneau lorsque la batterie est chargée, bref, de charger « en mode manuel ». Il n’y a pas de risque particulier à procéder ainsi. Concernant la tension, il est vrai que les régulateurs ont également un rôle à jouer ici, et en l’absence de régulateur la tension n’est plus régulée. Elle peut donc être trop faible (pas assez de soleil) et la seule conséquence en sera une charge très faible ou nulle, ou elle peut temporairement être trop forte (grand soleil, batterie très déchargée en début de charge) et dans ce cas, la batterie peut chauffer. A surveiller de près, certes, mais la tension va rapidement chuter (la batterie chauffant, sa résistance interne va augmenter –par plus grande agitation des électrons- et la tension va baisser (U=R*I). Le risque d’explosion par surchauffe n’est pas nul, mais il sera là encore maîtrisé par l’utilisateur qui surveillera la température de sa batterie. J’entends bien que nous sommes en conditions dégradées, que l’absence de régulateur implique une attention particulière du navigateur, que les batterie n’aiment pas ces situations et vieillissent vite, mais il est tout à fait possible, en dépannage, de procéder ainsi.
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