Aventures et mésaventures en Antarctique, le continent blanc ne se livre pas facilement

Episode 2/8 : Gros coup de vent dans le Drake © Dominique Eustache

Nous retrouvons Carole et Dominique embarqués sur un ketch de 50 pieds en acier pour partir à la découverte de l'Antarctique pour ce second épisode. Mais la croisière réserve des surprises inattendues. Si la nature brute est bien au rendez-vous, des problèmes techniques à bord du bateau posent de sérieux soucis.

Après avoir tenté une première fois de traverser le Drake (tentative avortée pour cause de météo), l'équipage reprend la mer direction l'Antarctique. Dans cet épisode 2/8, Dominique continue son récit de cette expédition décidément mal préparée.

Deux tentatives pour la traversée du Drake

La seconde tentative de traversée du Drake est la bonne : nous nous faisons violemment chahuter pendant 36 heures, avec un vent de travers établi à 35 nœuds, rafales à 40/45 et grains à plus de 50 noeuds (les fameux "chubascos" locaux). Une très grosse houle latérale fait rouler le bateau bord sur bord et déferle à intervalles réguliers en travers du pont, recouvrant totalement le bateau. Nous restons tous calés dans nos bannettes, sauf l'équipier de veille perché en haut de la descente, à l'abri de la capote en dur dont est équipée le voilier. Il fait très froid et très humide. Le pilote automatique puissant barre admirablement, soulignant à quel point le surdimensionnement de cet équipement pour ces parages est primordial.

Antarctique
De quart dans le Drake bien à l'abri

Des batteries et un générateur défectueux

En revanche, le pilote est un très gros consommateur d'énergie et les batteries du bord sont chroniquement déchargées. En fait, il n'y a à bord aucun moyen de s'assurer de leur état de charge, en dehors d'un simple voltmètre. C'est ainsi que toutes les 2 ou 3 heures, le capitaine lance le générateur pour les recharger, se fiant à la tension superficielle indiquée par le voltmètre pour estimer leur recharge – ce qui bien entendu est complètement trompeur.

Pire encore : le générateur ne fonctionne qu'aussi longtemps qu'un équipier, précairement installé à califourchon sur ce dernier, opère la pompe de gavage manuelle, sinon il se désamorce ! Selon les informations glanées à bord, le problème était déjà là deux ans auparavant... Quant à l'alternateur attelé au moteur, il est doté d'un régulateur interne de type automobile, totalement inadapté aux besoins du bord. Il y a bien des panneaux solaires et une grosse éolienne sur le portique arrière, mais rien ne semble fonctionner.

Au bout de 36 h, le vent commence à baisser (20/25) et son orientation W/WNW nous donne des conditions de navigation idéales. Puis il disparaît totalement, la mer se calmant dans la foulée. La règle absolue dans le Drake est de profiter de la moindre accalmie pour avancer avant la prochaine dépression, nous mettons donc le moteur....qui cale soudainement.

Au milieu du Drake sans vent ni moteur…

Un tel événement n'est pas rare sur un bateau qui vient d'être violemment chahuté pendant plusieurs jours, car les mouvements violents mettent en suspension les dépôts accumulés au fond du réservoir de gasoil pendant quelques… décennies. Le remède est simple : changer les filtres (primaire et secondaire), purger le circuit de gasoil, puis redémarrer.  J'offre donc mes services pour faire l'opération et demande au capitaine de me donner des filtres de rechange… sauf qu'il n'y en a pas à bord ! Interrogé sur la date du dernier changement des filtres, le capitaine répond : "je ne sais pas, mais ça fait un bon bout de temps !"

Comment redémarrer un gros diesel ?

Nous sommes donc à ce stade au milieu du Drake, sans vent et sans moteur... À toutes fins utiles, je purge le circuit carburant, mais notre batterie-moteur commence à donner des signes d'épuisement après nos multiples tentatives de redémarrage. L'incongruité du système électrique du bord (circuit moteur en 12V et batteries de service en 24V), nous empêche d'avoir recours au parc de batteries service, plus conséquent, pour tenter de redémarrer.

Ne reste plus qu'une seule option, une vraie idée lumineuse tirée du meilleur livre de mécanique et d'entretien d'un bateau que je connaisse (Nigel Calder) : démarrer le moteur avec du WD-40. L'idée est simple: on retire le filtre à air, et pendant qu'un équipier actionne le démarreur, l'autre injecte du WD-40 directement dans la prise d'air du moteur. Génial… ça démarre, le moteur aspire le gasoil… et il ne cale pas ! Les jauges de dépression sur les filtres RACOR indiquent que les filtres sont à la limite de la saturation, mais nous n'avons pas le choix, car nous n'en avons aucun rechange. Il faut croire en notre bonne étoile !

Antarctique
Antarctique

Inquiétude sur l'état général du voilier

Cet épisode commence à susciter une certaine inquiétude de ma part. Non seulement le bateau ne semble pas prêt pour cette expédition, mais pour avoir maintenant passé quelques heures dans le compartiment moteur, j'ai aussi très rapidement réalisé l'absence totale d'entretien du bateau. Le moteur est un bloc de rouille, la cale est pleine d'huile de transmission (cette dernière fuit de manière importante et il avait été évoqué de la faire réparer avant de partir), les drosses de barre sont vraisemblablement d'origine, le tube de jaumière fuit,... Le circuit de carburant est totalement déconcertant. Les alimentations respectives du générateur, du "day-tank", du chauffage et du moteur se font "en série", c'est-à-dire que si l'on opère une de ses alimentations "en amont", celles "en aval" ne fonctionnent plus !

Bref, tout cela n'est pas très encourageant, mais nous sommes à 120 milles du détroit de Boyd qui marque l'entrée sur l'archipel des Shetlands et pour l'instant, le moteur fonctionne. Il faudra gérer les problèmes à vue, quand ils se présenteront.

Nous arrivons au lever du jour dans le détroit de Boyd, accueillis par un embrasement du ciel et de la mer qui souligne les premiers tabulaires se profilant à quelques encablures. L'océan est un lac. Le premier contact avec l'antarctique est exceptionnel.

Antarctique
Nos premiers tabulaires

Nous allons mouiller à Hanna Point, dans l'île de Livingston. Après avoir salué notre première colonie de manchots, nous nous replions à bord pour un repas de gala, bientôt suivi d'un profond sommeil réparateur après les émotions de ces jours derniers.

Antarctique
Antarctique

L'archipel des Shetland n'est que l'antichambre du grand continent blanc. Ces îles volcaniques sont un désert escarpé de rocailles, sans trace aucune de végétation. Çà et là, quelques gros amas de neige et de glace pour nous rappeler que nous sommes déjà très au sud, mais les dominantes de couleur sont encore le brun de la rocaille et le bleu outremer de l'océan, parsemé de la blancheur des icebergs à la dérive. Le "grand blanc" de la péninsule est encore à venir.

Antarctique
Antarctique

À suivre…

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Yves Milza
Yves Milza
Quand la rédaction de ce site se rendra compte qu'elle laisse s'exprimer des personnes qui ne font que dénigrer le bateau et son Skipper uniquement pour exorciser leur propre peurs et limites qu'ils n'ont pas été capable d'assumer. Il est heureusement rare de voir des équipiers abandonner le bord et encore plus rare de les voir se mettre en avant dans des chroniques a charge avec la complicité qu'il faudra étudier d'un site qui laisse publier sans avoir entendu et vérifier la réalité des faits, c'est grave et j'espère que des suites seront donner a cette cabale. j'invite tous les lecteurs a se faire leur propre opinion et a demander la publication de la réalité de l'histoire ce qui honorerai et grandirai la rédaction dans sa démarche d'information, a moins que ? le silence de celle ci est très étonnant par ailleurs au vu des commentaires des abonnés. Pour ceux que ça intéresserai la C va très bien et a entamée sa traversée du Pacific, elle vient de repartir après une escale a l'ile de Robinson Crusoé avant de continuer vers les Gambiers, il est possible de la suivre sur objectifgrandsud.com rubrique table a carte.

OBJECTIF GRAND SUD

www.objectifgrandsud.com
Jean louis Villain
Jean louis Villain
Je suis surpris effectivement de ce témoignage à charge; pour avoir cotoyé l'un des piliers de cette association, par ailleurs professionnel de la plaisance durant de nombreuses années, maintenant retraité, ces descriptions m'étonnent. J'espère que le site fait un contrôle ou pour le moins laisse l'interpellé répondre à l'interpellateur...
Corto Maltese
Corto Maltese
Je suis le président de « l’association » que cite Mr et Mme Eustache, puisqu’il faut bien les nommer, et me permets d’intervenir pour conclure ce fil et éviter à tous la lecture fastidieuse des 6 prochains épisodes puisque vous connaissez la fin peu glorieuse pour nos 2 protagonistes.Cette association sans but lucratif qui n’a pas besoin de guillemet, cumule grâce au skipper et fondateur B (que tout le monde a reconnu même si depuis, les initiales ont disparu de l’article) et aux membres qui la constituent, plusieurs siècles d’expérience du large. Cette expérience nous permet d’affirmer que rien n’est acquis quand on navigue dans ces régions et que la première des qualités d’un marin est l’humilité face à l’océan. Les autres valeurs mises en avant par notre association sont l’amitié, l’esprit d’aventure et la solidarité, sans oublier l’humour. Nous pensions que chaque équipier coopté par l’asso en montant à bord de LC, intégrerait ces valeurs comme les siennes, visiblement il n’en fut rien pour C&D. Nous avons-nous aussi notre lot d’anecdotes piquantes sur ces 2 « marins avec 30 ans d’expérience » ayant abandonné le bateau sans un regret mais nous aurons la magnanimité de ne pas les publier pour ne pas en rajouter dans l’humiliation, les posts précédents ayant déjà beaucoup chargés leur barque, d’autant que parallèlement se déroulait au large des Malouines le drame de Paradise avec la perte de deux personnes Arnaud et Sophie et la solidarité de tout l’équipage (charter)pour rester accompagner le second et ramener le bateau ...un bel exemple de cohésion . Mais J’ai quand même du mal à comprendre tout d’abord d’où vient l’aveuglement du rédacteur, que l’on a connu plus « professionnel », pour avoir accepté de publier ce pamphlet mensonger sans vérification (voir les erreurs sur le bateau, corrigées en partie depuis grâce à l’intervention de Laurent Brochard) alors que ce journaliste connait B depuis plus de 30 ans, décidément ! Peut-être que des liens familiaux avec C&D ont annihilé son sens de la déontologie ? ou sa recherche du buzz a-t-elle pris le dessus ?Ensuite, quelle est la motivation des Eustache pour faire publier ce récit vengeur vis-à-vis de B, de J et de LC.. B et J n’étaient pas des inconnus pour eux puisqu’ils avaient préparé ce voyage ensemble depuis plusieurs mois sur place mais aussi à Nantes. `Peut-être simplement la jalousie et la frustration qu’ils ont ressentie fin Mars en voyant LC, rutilante à Puerto Montt, en partance vers les Gambier alors que Hippo’s camp (leur bateau) allait se morfondre à terre pour plusieurs mois ?La même goélette qu’ils avaient qualifié d’épave à Melchior en Antarctique 3000NM plus au sud, disant qu’il fallait l’abandonner sur place !Enfin le choix du timing dans la parution : 3 jours après le départ de LC, donc sans possibilité pour B de répondre facilement étant au large ! Peut-être pour tenter de se dédouaner de l’ abandon de LC et des personnes restant à bord ( E, B, et J !) en choisissant le lâche confort sans risque d’un cruise ship. 30 ans de navigation pour en arriver à ça ! Injustifiable ! Pierre-Jean Jannin, Président d’OGS
Erich Delnatte
Erich Delnatte
Comme dit le vielle adage "Qui veut se débarrasser de son chien l'accuse d'avoir lé rage". C'est exactement ce que font Carole et Dominique. Pour justifier l’abandon de La Cardinale et de ses trois équipiers en plein Antarctique juste avant de faire la traversée retour du Drake, pour justifier leur peur non assumée, pour justifier leur lâcheté, il n'y a qu'une solution, faire croire que La Cardinale était une épave... C'est MINABLE ! Je m’appelle Erich est j'étais équipier à bord de La Cardinale lors de cette navigation, j'ai fais partie des trois "abandonnés" qui avons ramené le voilier à bon port. Je m'inscris en faux dans ce qui est raconté dans ce texte. Bien sûr cette croisière n'a pas été une balade de santé, bien sûr nous avons eu des pannes et des soucis, mais quel est le bateau qui navigue vraiment et qui n'a jamais de problème à solutionner ? Tout marin sait très bien que la boite à outil est son meilleur ami ! Ce reportage à charge est calomnieux et immonde, il attaque un homme généreux et sincère qui dans cette aventure n'a fait qu'une seul erreur, celle d'embarquer C et D à son bord. Mais tout le monde peut se tromper, moi aussi d’ailleurs les avais trouvé sympathique au tout début.
Bruno Grenié
Bruno Grenié
J’espere Que CEt D n’ont pas été payés pour ce récit nul calomnieux prétentieux À lire ces équipiers seul eux sont détenteurs de la vérité Incapable de se placer sous la responsabilité d’un chef de bord dont l’expérience n’est Plus à prouver Quand on navigue on dans ces contres comme ailleurs on sait ère autonome et trouver soit même les solutions ! Dégouté de ces propos qui sont inaudibles Des gens inconnues de tous jugent un marin si connu et aimé Jalousie justification de peurs de de mauvaus esprit j’e Que leur renommée l’es précèdera dans leurs escales alors ils verront combien leurs propos malsains Bruno
Anne Pichery
Anne Pichery
Que cherchez vous à prouver Carole et Dominique dans ces articles que vous publiez ? Quel intérêt fondamental pour tous les lecteurs navigateurs qui lisent vos propos chargés de rancoeur ! Qu'un bateau demande une attention permanente ,une compétence technique de toute spécialité, une anticipation réactive , une adaptation à l'imprévu,une exigence encore plus forte dans les régions attachantes mais qui peuvent devenir hostiles . Tout navigateur le sait .Tout skipper sait qu'il doit manier ce fragile équilibre entre le bien être ,la sécurité de son équipage et la marche de son bateau. Que cherchez vous encore ? Une réhabilitation aux yeux des skippers des bateaux basés en Patagonie qui vous connaissent ? La nature ,la forêt primaire de la Patagonie,l'extrême beauté des glaciers nous prouvent que l'homme est bien PETIT face à cette gigantesque puissance de la nature. Alors quant à faire ,revisitons nos valeurs , hiérarchisons nos priorités, la pandémie mondiale devrait réactiver le sens de notre passage sur terre . La mer est déjà assez polluée ,Soyons dans doute PLUS HUMBLES .
Erwan Malgven
Erwan Malgven
Je comprends, à lecture de cette série d'articles, qu'il y a un différend entre la personne qui raconte cette histoire et les membres de l'association propriétaire du bateau. Personnellement, je ne trouve pas ce récit "nul calomnieux prétentieux et immonde", mais plutôt bien écrit et etayé. Je ne comprends pas pourquoi les membres de l'association ont une telle agressivité alors qu'ils n'étaient pas à bord. Le journaliste a dû vérifier ces sources auprès des personnes qui étaient à bord avant de publier, sinon c’est une faute professionnelle. Il semble être 3 sur 6 à avoir quitté le bord, il y a sans doute une raison suffisamment grave pour ne pas risquer sa vie dans une mer aussi hostile que j'ai hâte de découvrir les raisons pour juger. Maintenant, la rédaction semble laisser tout le monde s'exprimer sans censure. Je ne prends pas la défense des Eustache que je ne connais pas (ni l'association d'ailleurs) mais à vouloir décrédibiliser l'auteur comme vous le faites, vous mettez le doute sur votre association et nous nous demandons maintenant ce que vous souhaitez cacher ? S'il vous plaît M. Delnatte, vous qui étiez à bord, apportez votre journal de bord, apportez des faits plutôt que des jugements stériles. Quant à Pierre-Jean Jannin, Président d’OGS, si cette histoire est vraie et qu'elle est aussi grave que la vie de personnes a été menacée jusqu'à quitter le bord, espérons qu'un procureur de la République décide d'ouvrir une enquête sur l'association. Si elle est fausse, nous demanderons le licenciement du journaliste après de bateaux.com et vous pourrez attaquer le magazine pour diffamation.
Erich Delnatte
Erich Delnatte
Ce que je veux dire Mr Malgven , c'est que cette expédition - ou croisière, vous appellerez cela comme vous voulez- a été un extraordinaire moment dans nos vie de marin - dans la mienne en tout cas. Les paysages sont impressionnants, les rencontres animalières sont omniprésentes et à chaque fois fabuleuses, oiseaux, mammifères marins se pressent autour du bateau. Tous les jours on se réjouit de ce privilège d’être en Antarctique . L'ambiance à bord jusqu'au moment du débarquement des trois équipiers a été agréable et chaleureuse. Ce ne fut pas non plus toujours une partie de plaisir, nous ne sommes pas sur un catamaran de location dans les Grenadines. la météo est là pour nous le rappeler, ce fut parfois rugueux, inconfortable et impressionnant. Mais ce sont les mers du Sud et on y va en connaissance de cause (ou alors on reste chez soi). Dans ces conditions le matériel souffre énormément , et comme vous devez le savoir, sur un bateau c'est une réparation à faire presque tous les jours. A bord on vit avec la boite à outil constamment ouverte. Oui, nous avons été brassé, oui nous avons eu des pannes moteur, oui notre guindeau est tombé en panne , oui certain système du bord méritent d’être optimisé mais à chaque fois nous avons trouvé une solution et nous avons su faire face tous ensemble en bonne intelligence. Je ne porte pas de jugements stériles comme vous le dites sur mes coéquipiers lâcheurs, j'explique ce qu'il me semble être la raison de la parution de cet article "règlement-de-compte" plus d'un an après cette aventure alors que C et D ne nous ont jamais recontacté après leur abandon du voilier. Une explication en face à face aurait sans doute été plus constructive, mais encore faut il avoir le courage de le faire. C'est facile de balancer par écrit ( et je reconnais comme vous le dite que le style est là), personne pour contredire. je ne me suis jamais senti en danger sur La Cardinale ( et je n'y ai pas plus d’Intérêt que Carole et Dominique) , j'ai été choqué par leur abandon du navire et du reste de l'équipage, ce n'est pas ma conception d'un équipage, on ne lâche pas un bateau lorsque celui ci est toujours apte à naviguer (et il l'a été puisqu’il nous a ramené à bon port jusqu'à Ushuaïa). Voilà pourquoi je réagis à cet article qui ne s’attarde que sur les points négatifs de ce très beau voyage et qui tente de salir un bateau et son skipper. Ce n'est pas le souvenir que je veux en garder. Et si demain La Cardinale retourne en Antarctique et si on veut bien de moi à bord j'y retourne sans hésitez. Voilà Mr Malgven ce qui motive mes écrits sur ce site. Et pour finir, laissons tranquille les procureurs de la république, je pense qu'ils ont d'autres chats à fouetter (et d'ailleurs pourquoi fouetter les chats... pauvres bêtes)
Erwan Malgven
Erwan Malgven
@ERICH DELNATTE, merci d'avoir répondu. Je suis heureux que vous ayez profité pleinement (au moins de la première partie) de cette expédition. A la lecture des deux premiers épisodes, je n'ai pas senti de règlement de compte, de ressentiment ni d'attaque du skipper dans le texte. Il est factuel, mais je n'étais pas à bord et je ne peux pas avoir votre vision. Pour l'instant, vous semblez confirmer l'histoire, les pannes et les galères... vous nous spolier même la suite avec la panne du guindeau. Les pannes et les galères sont normales sur un bateau, savoir les gérer, c'est pouvoir continuer sa navigation en sécurité. Ce qui ne l'est pas, c'est ne pas respecter les règles de sécurité et, en bon sens marin, de préparer le bateau pour justement limiter au possible des pannes qui pourrait survenir, s'enchainer, pour finir en drame. Par exemple, trouvez-vous normal que "la cale est pleine d’huile de transmission (cette dernière fuit de manière importante et il avait été évoqué de la faire réparer avant de partir)" ? Je comprends que voir 50% de l'équipage quitter le bord est un peu traumatisant. J'espère qu'ils ne vous ont pas mis devant le fait accompli et que vous en avez longuement discuté avant. Maintenant, dans le milieu professionnel, il y a le droit de retrait sur motif valable permettant à un salarié de ne pas travailler s'il estime que son intégrité physique est en danger. Reste à attendre la suite pour comprendre leur(s) motif(s) valable(s). Déjà pour vous, l'ambiance à bord ne semble pas en être le motif. Enfin, vous qui êtes resté à bord, pouvez-vous nous expliquer votre choix ? Que s'est-il passé dans votre tête ? Avez-vous hésité aussi à partir ? (euh, sans nous dévoiler la fin de l'histoire - et sans nous dire "pour le bateau" ). Bonne fin de confinement à tous.
Yves Milza
Yves Milza
Qui êtes vous réellement Mr Malven ? Est ce que la redaction avance masquée ? Pour quelqu’un inscrit depuis quelques heures il semblerait que vous en sachiez beaucoup sur cette aventure.
Erwan Malgven
Erwan Malgven
J'en sais uniquement ce qui est écrit, mais j'avoue une petite fébrilité pour le sujet. Excusez-moi de lire, comprendre, réfléchir... Je suis plaisancier aussi, et j'avoue (encore) prendre plaisir à observer les changements de comportement d'un équipage en situation de confinement sur un bateau ou dans le stress. C'est d'ailleurs sur mon bateau que je fais passer les entretiens d'embauche de mes cadres. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point les gens se révèlent. J’ai créé mon compte sur ce site en 2019, ce n’est pas vieux, mais ce n'était pas hier non plus. Et pour conclure, non, je ne suis pas journaliste et non, je ne suis décidément pas membre de votre « association ».
Louis Laigle
Louis Laigle
Je connais Bernard depuis de très longues années, tant pour ses qualités marines, techniques (ayant équipé plusieurs de mes bateaux), et par dessus tout humaines. Je suis tout d'abord stupéfait et indigné qu'un homme se prétendant marin, puisse traiter avec autant de mépris un autre navigateur, alors que le maître mot d'un marin digne de ce nom, est la solidarité. En effet, en ce qui me concerne, le sujet n'est pas de savoir si les faits relatés sont exacts ou pas, puisque je n'y étais pas, mais de comprendre l'objectif que poursuit le rédacteur. Pourquoi vouloir dénigrer avec autant de véhémence celui qui avait aimablement accepté de le prendre aimablement à son bord ? Si relater, article après article, tout ce qui n'avait soi-disant pas été anticipé n'est pas du dénigrement, il faudra m'expliquer ce que c'est ! Je suis par ailleurs un lecteur assidu de plusieurs revues nautiques, et ceciuis depuis de nombreuses années. Il y a de multiples mésaventures qui y sont régulièrement rapportées, toujours dans un but pédagogique, pour faire profiter les lecteurs des expériences malheureuses des autres, et en tirer les leçons. Par contre, je n'ai vraiment aucun souvenir d'avoir lu un seul article aussi dédaigneux, alors pourquoi un telle animosité ? Je suis pour ma part bien incapable d'en expliquer les raisons profondes, une seule certitude, ça ne peut être le caractère du capitaine, toutes les personnes qui connaissent Bernard savent combien il attache d'importance aux relations humaines, à la bonne humeur et à l'humour, que ce soit à bord qu'à terre. Bien sûr Bernard a pu faire parfois des erreurs, qui peut prétendre n'en n'avoir jamais fait ? Par contre, s'il y a bien un point sur lequel il ne pourra jamais être pris à défaut, c'est sur la préparation et la sécurité de ses bateaux, et des centaines de bateaux qu'il a équipé durant toute sa carrière, il est suffisamment connu dans le monde de la plaisance pour que ses clients et amis puissent en témoigner. En conclusion, quand on connait Bernard, on ne peut laisser dire de tels propos à son égard sans réagir, et les différentes réactions qu'ont suscité cet article en témoignent. L'auteur n'avait certainement pas prévu que les commentaires allaient se retourner contre lui, "tel est pris, qui croyait prendre" comme le disait si bien Jean de la Fontaine ! Et si le ridicule ne tue pas, je crains bien que l'intéressé se soit créé une drôle de réputation dans le monde de la plaisance, et que ça lui colle à la peau pour les années à venir. Louis Laigle
Yves Milza
Yves Milza
Il semblerait qu’au moins une réponse n’apparaisse pas. Censure ou Bug afin de vérifier j’invite son auteur a la republier
Erwan Malgven
Erwan Malgven
@Yves MILZA, @Louis LAIGLE, @ERICH DELNATTE, @Anne PICHERY, @Bruno Grenié, @Corto Maltese (Pierre-Jean Jannin) et @Jean Louis Villain : Communication de crise ??? Bon, je ne connais pas Bernard, le skipper (il ne m’a pas fallu longtemps pour associer un nom au prénom). À lire vos éloges, c'est un homme à découvrir - que des qualités... Un homme qui semble être attaqué par cet article et que vous défendez bec et ongle. Mais à vouloir trop en faire ou en dire, cela devient plus que suspect. Croyez mon expérience, dans une situation que crise qui mobilise activement tous les membres de votre association, la piste que vous prenez est une piste dangereuse. Si jamais les révélations étaient vraies, vu votre position actuelle, cela risque de se retourner contre vous comme un tsunami ravage les côtes... J'en reste là. Bon week-end.
Yves Milza
Yves Milza
Je ne suis pas membre de l’association juste défenseur de l’octalogue Quand aux menaces’ je constate que dans tous les commentaires il y en a un bon nombre qui n’en font pas partie Je n’ai pas observer de commentaires allant dans le sens des rédacteurs et de constater que le titre aurait dû être Carole et Dominique mal préparé pour affronter le Drake Voilà ce que j’en pense MR Ricardou Et Surtout il n’y a aucune honte à reconnaître que l’on s’est fourvoyé Ce serait même honorable Nous allons bientôt découvrir quel est le but final de cette chronique Pour l’instant 15 a 1 voir zero
Erich Delnatte
Erich Delnatte
@ERWAN MALGVEN alias Mr RICARDOU. Je ne défend personne, j'étais juste présent à bord, or le fond et la forme de l'article ne me plaisent, c'est tout. Si le bateau avait été dangereux et le skipper incompétent je ne me serais pas gêné pour le dire. Vous cherchez par vos interventions dans le forum à créer une polémique, pour faire du buzz journalistique, c'est de bonne guerre. Il est très classique d'avancer masqué sur les forums pour pimenter les débats, on appelle cela un "sous-marin" me semble-t-il. D'ailleurs vous vous trahissez en dévoilant des détails que vous n’êtes pas censés connaitre, comme la présence de mon journal de bord qu'en qualité de simple équipier je ne suis pas tenu de rédiger. Alors effectivement il y a beaucoup de témoignage en faveur du Skipper; La Cardinale a embarqué plus de 50 équipiers depuis son départ de Nantes et sur ces 50 équipiers deux d'entre eux seulement fustigent le bateau et son capitaine... c'est donc que tous les autres sont des imbéciles incompétents ? Merci donc à Dominique et Carole de rétablir la vérité et de nous ouvrir les yeux. Mais ne comptez pas sur moi pour entretenir cette polémique, j'ai dis ce que j'avais à dire et ne reviendrai pas dessus. Dominique et Carole ont mes coordonnées personnelles, s'ils veulent me joindre. Ils n'ont d'ailleurs pas répondu au courriel que je leur ai envoyé. Fin des débats , bonne soirée.
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