Fabrice Amédéo, un Vendée Globe pour lutter contre la pollution des océans

© Jean Marie Liot / Newrest - Art&Fenêtres

En 2019, Éléphant Bleu - groupe de stations de lavage automobile - s'est engagé dans un partenariat avec Fabrice Amédéo, skipper de l'IMOCA Newrest - Art & Fenêtres autour d'un projet sportif et environnemental autour des océans. L'objectif ? Lutter contre la pollution et préserver les océans.

Analyser la santé des océans pour étudier le réchauffement climatique

Pour analyser la santé des océans, Elephant Bleu a mis au point un capteur océanographique pour analyser la santé des océans. Pendant la période de confinement, l'équipe technique a ajouté un nouveau module permettant de collecter des microplastiques en surface des océans. Ainsi, le skipper pourra en fonction de ses parcours de course – la Vendée - Arctique - Les Sables-d'Olonne qui se court actuellement puis le Vendée Globe en novembre 2020 – étudier des zones peu explorées.

Pour que l'opération soit viable, le skipper devra changer les filtres des capteurs deux fois toutes les 24 heures, tout au long de sa course.

Les filtres qui devront être changés régulièrement
Les filtres qui devront être changés régulièrement

Outre la collecte de plastique – qui seront opérées par prélèvements d'échantillons expédiés à l'arrivée de chaque transat - le capteur mesure également le taux de CO2, la température et la salinité des océans. Il fonctionne en continu et enregistre les données qui sont régulièrement transmises à la communauté scientifique.

Ces données – qui complètent celles fournies par les satellites et les flotteurs – servent à enrichir les datas qui permettent d'établir des scénarios sur le réchauffement climatique et la pollution des océans.

"J'ai longtemps cru que le large était un endroit propre, vierge de toute pollution plastique. Lors du dernier Vendée Globe, j'ai passé 38 jours dans les mers du Sud et je n'ai vu aucun déchet. Mais c'était une illusion… De retour à terre, je me suis documenté sur les microplastiques et réalisé à quel point cette pollution est massive. La situation est dramatique, les microplastiques sont présents dans toutes les mers du globe. J'ai voulu apporter ma petite contribution pour changer les choses" explique Fabrice Amedeo.

Les capteurs pour étudier les océans
Les capteurs pour étudier les océans

Limiter l'empreinte environnementale du bateau

Outre son implication dans l'étude des océans, le skipper de l'IMOCA Newrest – Art & Fenêtres veut réduire l'empreinte environnementale de son bateau. Ainsi, il a doté son voilier de panneaux solaires et d'une éolienne, ce qui réduira considérablement la consommation de gasoil de l'IMOCA.

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Jean Claude ROCHE - 3 semaines
Je crains fort qu' il faille encore des décennies à supporter ces particules pétrochimiques . Heureusement le programme ITER, arrive bientôt avec des essais encourageants vers 2030, c' est demain. J' espère quitter ce monde en sachant que les générations futures grâce à ITER, ne seront plus soumises à l' énergie fossile, pour 2050.
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