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Ce lundi, à 14h09, le coup d’envoi de la deuxième étape de la 17e édition de la Transgascogne a été donné au large de la grande plage de Salvé de Laredo, dans un flux de secteur nord-est soufflant entre 9 et 11 nœuds. A présent, reste à voir qui va tirer le mieux son épingle du jeu sur les 270 milles du parcours entre la Cantabrie et la Vendée, via la bouée SN-1 située à l’embouchure de la Loire, et l’île d’Yeu. Une chose est sûre, ça s’annonce tactique puisque les 68 Ministes toujours en course vont devoir composer avec de tout petits airs pendant près de 24 heures, puis négocier un passage de front avant d’entamer une course de vitesse pour rallier les Sables d’Olonne. Dans ce contexte, il va sans dire qu’il va y avoir du jeu, mais aussi de quoi rebattre les cartes au classement, que ce soit chez les Proto ou chez les bateaux de Série. Dans une catégorie comme dans l’autre, les écarts sont infimes et il y a fort à parier que les tiercés gagnants ne soient connus que dans les toutes dernières longueurs.

Après trois jours de repos bien mérités à l’issue d’une première étape, les 68 Ministes toujours en course de la Transgascogne (Jean-René Guilloux ayant abandonné la première étape à la suite de problèmes de pilote automatique et les frères D’Estais, Nicolas et Thomas, ayant été contraints de rentrer en France hier, pour des raisons personnelles) sont désormais repartis pour un tour. Ce lundi après-midi, après avoir observé une minute de silence en hommage à Stéphane Thomas disparu en mer en fin de semaine dernière au large d’Ouessant, ils ont, en effet, pris le départ de la deuxième manche, propulsés par un flux de nord-est d’une dizaine de nœuds. Dans ces conditions, si Benjamin Ferré (902 - Imago – Incubateur d’Aventures), Matthieu Vincent (947 – L’Occitane en Provence) ont été les premiers à franchir la ligne, au moment de déborder le phare del Caballo à la sortie de la baie de Laredo, Tanguy Bouroullec (969 – Cerfrance) chez les Proto et Ambrogio Beccaria (943 – Geomag) chez les Série occupaient les commandes de la flotte. Mais les dés étaient évidemment loin d’être jetés à ce stade de la course, d’autant que la brise thermique qui accompagne actuellement le peloton va rapidement laisser la place à de la molle. « A dix milles de la côte, la porte va se refermer. C’est ensuite avec du vent très faible, entre 2 et 5 nœuds, que les uns et les autres vont devoir composer et ce, au moins jusqu’à demain à la mi-journée », explique Denis Hugues, le Directeur de course.Rester concentré dans la molle« On se prépare en effet à une vingtaine d’heures dans de petits airs évanescents. Cela va laisser une certaine part d’aléatoire et il va falloir être dessus. Etre à bloc pour profiter de la moindre risée pour avancer un peu. Je pense que celui qui tirera le mieux son épingle du jeu dans cette phase aura forcément un avantage, ensuite, quand le vent va re-rentrer, même si ça devrait s’établir de manière plutôt uniforme », a commenté Axel Trehin 945 – Cherche Partenaire), actuellement deuxième au classement Proto, à seulement 4 minutes et 6 secondes du leader, Erwan Le Mené (800 – Rousseau Clôtures). Sentiment partagé par Matthieu Vincent (947 – L’Occitance en Provence). « Les premières 24 heures de course vont être dures pour les nerfs. Il va falloir réussir à être hyper concentré pour ne pas perdre le fil dans cette phase où il va y avoir potentiellement beaucoup à perdre. Le but va vraiment être de maximiser la vitesse dans ces petits airs », a détaillé le Rochelais qui, occupe, pour sa part, la première place du classement des bateaux de Série, avec un bonus de 6 minutes et 53 secondes sur son dauphin, l’Italien Ambrogio Beccaria (943 – Geomag).Finir sans regret« On sait qu’Ambrogio est très constant et très rapide. Je vais faire de mon mieux pour rester devant. Je vais tout donner pour ne surtout pas avoir de regrets à l’arrivée. Je vais faire en sorte de m’appliquer sachant que je garderai forcément un œil sur lui. On fera les comptes à la fin. Il va vraiment y avoir du jeu jusqu’au bout, car après le petit temps, on aura un passage de front, avec des bascules de vents sud-ouest / nord-est. Il faudra bien s’appliquer sur les trajectoires », a détaillé Matthieu qui pourrait alors rencontrer des vents soufflant jusqu’à 30 nœuds en rafales, avant d’attaquer une course de vitesse au reaching pour rejoindre la bouée SN-1 d’abord, puis les Sables d’Olonne ensuite. « Ce match retour va être super amusant car tout va pouvoir se passer, avec de la pétole, du vent fort… Il va y avoir mille transitions et ça va être passionnant. Les premières 24 heures vont être importantes c’est sûr, mais il y aura moyens de faire des choses ensuite, avec les îles, les courants… Il va y avoir de très nombreux coups à faire. C’est sûr, on ne va pas s’ennuyer ! », a assuré de son côté le skipper du Pogo 3 aux couleurs de Geomag, déjà vainqueur cette saison de la Mini Fastnet, du Trophée Marie-Agnès Péron et de la Pornichet Select. Pour lui, pas question de laisser filer la victoire sur cette épreuve. Réussira-t-il son pari ? La hiérarchie établie après le premier acte sera-t-elle largement chamboulée ? Verdict mercredi à la mi-journée.

Transgascogne
Mini 6.50
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