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Rolex Fastnet Race. Bon départ malgré quelques émotions pour l’équipage du Maxi Edmond de Rothschild

Dans trois mois jour pour jour, ils s’élanceront à l’assaut de l’Atlantique pour une grande boucle de 14 000 milles nautiques au départ de Brest. Mais ce samedi, c’est dans les eaux anglaises du Solent que le Maxi Edmond de Rothschild et ses trois concurrents s’étaient donnés rendez-vous pour une confrontation en flotte. À 13h30 précises (12h30, heure anglaise), les coups de canons tirés du mythique Royal Yacht Squadron libéraient les quatre géants à la faveur d’un vent d’Est d’une petite dizaine de nœuds. Sur un seul bord, direction les Needles, les Maxis ouvraient la voie de l’immense flotte de près de 400 bateaux de la 48e édition de la Rolex Fastnet Race. Le duo Cammas - Caudrelier et leurs quatre équipiers sortaient en tête du Solent, avant malheureusement de toucher un banc de sable non loin de Hurst Castle. Plus de peur que de mal mais du temps perdu sur Sodebo et Macif qui profitaient de cette mésaventure pour combler leur retard et doubler Gitana 17.

Le Solent, l’étroit bras de mer qui sépare la côte anglaise de l’Ile de Wight, offre toujours une entame de course des plus belles. Mais il est aussi redouté par les marins du fait de ses courants, de son trafic maritime important et des nombreux bancs de sable qui sont autant d’écueils vers la sortie. En tête de flotte, l’équipage du Maxi Edmond de Rothschild a malheureusement fait les frais de son avance. Après le passage du phare de Hurst Point, les six marins ont vu leur géant s’arrêter sur un des ses fameux bancs non repérés sur les cartographies : « Nous avons touché un banc de sable qui n’était pas sur la carte. On contournait un gros banc répertorié mais on était assez loin. Après on sait qu’ils bougent pas mal ici et c’est toujours difficile de prévoir. Là on a manque un peu de réussite... C’était du gravier, la structure du bateau n’est pas touchée mais le bas de notre dérive ne doit pas être beau à voir, ça va nous handicaper en termes de vitesse par rapport à nos adversaires. Mais on continue et on va faire tout ce que l’on peut malgré tout. C’est dommage parce qu’on était bien sur ce départ ! Maintenant c’est des choses qui arrivent, Macif et Sodebo nous suivaient et ont pu adapter leur trajectoire » confiait Franck Cammas.

« La Rolex n’est pas l’objectif de notre saison sportive et son format est très différent de ce qui nous attend dans trois mois sur la Brest Atlantiques. Mais, non seulement c’est une très belle course à laquelle nous sommes toujours heureux de prendre part et surtout les confrontations ne sont pas nombreuses dans notre calendrier alors chacune d’entre elle est importante pour progresser ! »rappelait Charles Caudrelier, l’un des skippers du Maxi Edmond de Rothschild. « Après l’ArMen Race, c’est une nouvelle course qui devrait se jouer dans du petit temps, que l’on estime au moins à 50 % du parcours, et ces conditions ne sont pas les plus efficaces pour nous... L’ArMen nous a permis de bien travailler cela et de progresser je pense. Ce sera l’occasion de le confirmer. Pour le reste, chaque mille engrangé nous fait énormément progresser dans la connaissance du Maxi et dans son exploitation, en course c’est fois 2 ! Ce sera aussi la première fois que nous pourrons observer Sodebo dans du vent, ce qui devrait être intéressant.»

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