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Brest Atlantiques. Si le passage de l’équateur se rapproche pour le leader de « Brest Atlantiques », le Maxi Edmond de Rothschild, attendu dans l’hémisphère Nord la nuit prochaine, les trois trimarans continuent ce mercredi de faire une route vers l’ouest pour aller chercher un alizé enfin bien orienté et établi.

Au regard de la cartographie de « Brest Atlantiques », bien difficile de croire que les trois bateaux encore en course ont pour destination finale Brest. Tous pointent en effet leurs étraves vers l’ouest et le Brésil, à 90 degrés de la route directe vers la Bretagne, dont le leader, le Maxi Edmond de Rothschild (Franck Cammas/Charles Caudrelier), est distant de 3200 milles ce mercredi après-midi. Pour ce dernier, qui devrait franchir l’équateur la nuit prochaine, il s’agit de se positionner au mieux pour traverser le Pot-au-noir sans prendre le moindre risque (plus on va vers l’ouest, moins il est actif), mais également de se placer entre le trimaran MACIF (François Gabart/Gwénolé Gahinet), situé à 850 milles dans son sud, et l’arrivée à Brest, donc de le marquer.

Un trimaran MACIF qui, c’était prévu, a traversé un front la nuit dernière, comme l’a raconté Gwénolé Gahinet à la mi-journée : « La nuit a été mouvementée avec un passage de front, pas mal de boulot de positionnement météo et un changement de voile. Hier soir, nous étions en approche du front froid avec un vent de nord/nord-ouest forcissant jusqu'à 22-23 nœuds, ce qui nous a permis de rester grand-voile haute et J2 pour le franchir. Le franchissement a été marqué par une rotation très rapide à gauche : 140° en 20 minutes, heureusement avec une force de vent plutôt faible. Le vent s'est assez vite établi au sud, ce qui nous a permis d'atteindre de bonnes vitesses et un bon bord qui nous rapproche enfin de Brest ! »

Enfin pas tout à fait, puisque le trimaran MACIF continuait mercredi de faire une route vers Rio, même s’il ne devrait plus trop tarder à empanner pour attaquer un long bord de reaching tribord amure (vent de travers venant de la droite) vers l’équateur. « L'objectif est maintenant de se décaler dans l'ouest et d'empanner cet après-midi pour éviter le vent faible lié à la fin du front », a confirmé Gwénolé Gahinet.

De son côté, Actual Leader, positionné en plein milieu de l’Atlantique Sud, à peu près à équidistance des continents africain et sud-américain, continue de progresser vers le nord-ouest, renouant avec des vitesses supérieures à 20 nœuds après deux jours au ralenti. Et si l’écart le séparant du Maxi Edmond de Rothschild s’est resserré dans la journée (322 milles à 16h), l’élastique devrait rapidement se retendre en faveur de ce dernier lorsqu’il aura empanné et accéléré vers le nord, tandis que le duo Yves Le Blévec/Alex Pella devra finir de remonter l’Atlantique Sud en escalier, avec un angle de vent moins propice pour aller vite. Reste à savoir si Actual Leader parviendra à conserver sa deuxième place de la convoitise du trimaran MACIF. Réponse au prochain épisode…

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