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Que fait un marin sans bateau ? Il navigue ! Car si Nicolas Troussel suit de très près la construction actuelle de son futur monocoque pour le Vendée Globe et participe à toutes les décisions techniques, le skipper de CORUM L’Épargne a également passé plus d’un tiers de son temps sur l’eau ces trois derniers mois. Tu passes beaucoup de temps en Méditerranée, quel y est ton programme sportif ? Oui c’est vrai ! J’ai commencé par rallier Port-La Forêt à Gênes en double avec Jean (Le Cam) en préparation de la Transat Jacques Vabre que nous courrons ensemble cet automne puis enchaîné par un autre convoyage avec lui en Méditerranée aussi. Sinon, j’ai retrouvé depuis quelques semaines la flotte des IRC. Après l’ouverture de saison par les épreuves de Capri, j’ai couru la Giraglia Rolex Cup, une très belle course qui réunit des bateaux de neuf à plus de 30 mètres, skippés principalement par des propriétaires. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de professionnels à bord, bien au contraire et le niveau est intéressant. Nous avons régaté pendant trois jours sur des parcours côtiers, avant la grande course de 240 milles qui part de Saint-Tropez, pour aller virer le rocher de la Giraglia au Nord de la Corse et qui terminait cette année à Monaco. Sur quel bateau navigues-tu ? Je navigue à bord d’un monocoque de 50 pieds de course-croisière, en carbone avec des voiles dernier cri et un équipage semi-professionnel. Les gars ont vraiment bien fait marcher le bateau sur la Giraglia… On a fait des pointes à 24 nœuds et de telles vitesses sur un voilier de 10 tonnes, ça pousse un peu d’eau ! Nous avons partagé des moments sympas et nous terminons deuxièmes de notre catégorie, c’est une très bonne expérience en vue de notre objectif de participer à la Sydney-Hobart (Tasmanie) à la fin de l’année.
Avec qui navigues-tu ? Il y a des marins professionnels tels que Jackson Bouttell qui a gagné la dernière Volvo Ocean Race à bord de Dongfeng Race Team ou encore Marc Bouët (figure emblématique du match-racing en France) qui était en charge de la tactique sur les petits parcours. Nous naviguons également avec des personnes de chez CORUM et c’est génial pour eux puisqu’ils ont une réelle chance de pousser les portes de notre univers de régatiers. De mon côté, c’est une belle occasion de passer du temps avec les collaborateurs et d’échanger sur leur métier, tout en leur partageant ma passion dans un contexte privilégié. En même temps, j’échange beaucoup avec Greg Evrard (directeur du projet CORUM L’Épargne) qui est aussi l'un des piliers de l'équipage. Ces moments passés ensemble en dehors du bureau nous permettent de faire avancer le projet Vendée Globe dans un contexte sportif, tout en prenant du recul. Quel est ton rôle à bord du bateau ? Sur les parcours techniques en baie, mon rôle est axé performance tandis qu’au large, je suis à la navigation qui comprend notamment les choix météo stratégiques. Tu es déjà reparti ? Oui, nous disputons cette semaine l’European IRC à Sanremo, en Italie, de nouveau cinq jours de navigation au programme.Et la Solitaire du Figaro dans tout ça, tu suis ? Je m’éclate à suivre la course même quand je suis en nav’, je ne peux m’empêcher de regarder la cartographie en suivant les performances de mes copains de la Baie de Morlaix. Quand retournes-tu naviguer en IMOCA ? La semaine prochaine, je vais certainement repartir avec Jean Le Cam pour faire Calais-Port-la-Forêt, si nos agendas et la météo le permettent.

Nicolas Troussel
Vendée Globe
IMOCA
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    IMOCA - voilier du chantier Multiple

    Le voilier IMOCA est un monocoque course-croisière, construit par le chantier Multiple. Ce voilier Quille pendulaire, gréé en Sloop, mesure 18.28 m de long.

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