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Tour de Bretagne à la voile : double objectif pour le tandem Alexis Loison – Fred Duthil

Après deux mois de pause sur le circuit des Figaro Bénéteau dans la foulée de sa belle 5eplace à la Solitaire Urgo Le Figaro, mais un été bien rempli, avec notamment des victoires sur la Cowes – Dinard et sur la célèbre Rolex Fastnet Race en IRC 3, Alexis Loison s’apprête à faire son retour à la barre de son monotype à foils. Du 6 au 14 septembre, le marin Cherbourgeois participera en effet à la 12e édition du Tour du Bretagne à la Voile, la cinquième et ultime épreuve comptant pour le Championnat de France Elite de Course au Large 2019. Au menu : six villes étapes (Saint-Quay-Portrieux, Saint-Malo, Brest, Concarneau, Larmor-Plage et La Trinité-sur-Mer) et entre 338 et 500 milles à parcourir selon les tracés. Pour le skipper de Région Normandie, l’objectif est double puisqu’il s’agit à la fois d’aller chercher la victoire et de commencer à préparer la saison prochaine. En ce sens, c’est naturellement qu’il a fait appel à Fred Duthil pour l’épauler. Et pour cause, au-delà de leur grosse expérience respective, les deux hommes, qui s’étaient déjà associés en début de saison pour la Sardinha Cup ont déjà de bons automatismes en double, mais aussi et surtout, ils ont entamé un gros travail de développement sur les voiles qu’ils comptent poursuivre afin de performer encore davantage en 2020.« Je suis content de retrouver mon bateau et content de m’aligner de nouveau sur le Tour de Bretagne à la Voile. C’est une épreuve que j’aime bien. Si elle n’a lieu qu’un an sur deux, c’est traditionnellement la dernière course de la saison et il y a une super ambiance car elle rassemble à la fois les habitués du circuit et des petits nouveaux », explique Alexis Loison qui n’oublie pas que c’est justement sur cette épreuve qu’il a fait ses premiers pas en Figaro, en 2005, au côté d’Alexandre Toulorge. Depuis, on l’y a repris quatre fois. Pour l’heure, son meilleur score reste sa 4e place lors de la dernière édition, en 2017, en duo avec Pierre Quiroga. « Sur cette course, il y a toujours un super plateau. Les places sont chères et cela va se vérifier une nouvelle fois cette année, d’autant qu’on est toujours en train de comprendre comment fonctionne le nouveau bateau. On sait, malgré tout, par expérience que l’une des clés de la réussite est la régularité », ajoute le Cherbourgeois qui, pour mémoire, avait été le seul à remporter deux étapes il y a deux ans, ce qui n’avait cependant pas suffit pour se hisser sur le podium, chose que sait bien Fred Duthil, son co-skipper.Performer« La constance est effectivement primordiale sur ce Tour de Bretagne à la Voile. L’idéal est évidemment de réussir à rentrer un maximum de courses dans le Top 3, mais surtout de ne pas encaisser de sale manche dans la mesure où elles comptent toutes. C’est finalement assez compliqué en Figaro car le niveau est tellement homogène que si une place de 5e est réalisable par un très grand nombre de bateaux, une place de 25e l’est également. Au final, ceux qui ne prennent pas de prune sont ceux qui s’en sortent le mieux », assure le Costarmoricain qui avoue ne pas avoir encore vraiment trouvé la recette, même s’il s’en est souvent approché en terminant à cinq reprises sur le podium (deux fois 2e et trois fois 3e avec François Le Bourdais puis Thierry Chabagny), en six participations. « Avec Alex, on a le même profil : on aime attaquer. C’est d’ailleurs ce qui nous a un peu perdu sur la Sardinha Cup, au printemps, mais on va ajuster le tir », promet Fred qui a, de fait, déjà cumulé les milles avec son acolyte cette saison. Anticiper« Le fait d’avoir justement la Sardinha dans les pattes ensemble, ainsi que tous les entraînements en double avant-saison est forcément un bon point. On aime naviguer tous les deux, on a les mêmes objectifs de performance, et surtout on continue de bosser ensemble sur la garde-robe du bateau pour développer le jeu de voiles de l’année prochaine », détaille Alexis, parfaitement sur la même longueur d’ondes que son co-skipper, dirigeant de la voilerie Technique Voile et forcément très impliqué sur le sujet. « Outre le résultat, notre but est clairement de préparer 2020. Ce que l’on souhaite c’est pouvoir faire un vrai état des lieux des performances des voiles pour, tout de suite après, être en mesure de savoir sur quoi mettre l’accent », termine Fred Duthil qui, comme Alexis Loison, aime avoir toujours au moins un coup d’avance.

Alexis Loison
Figaro 3
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