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Dimanche 27 octobre, Kito de Pavant et Achille Nebout vont prendre le départ de la Transat Jacques Vavre, course en double entre Le Havre et Salvador de Bahia au Brésil. A bord du Class40 de Jean Galfione, sur lequel les deux complices ont dû se rabattre après la casse du mât de « Made in Midi », lors des essais de jauge, à Port Camargue fin septembre. Un bateau que l’équipe a réussi l’exploit de repréparer pour la course et de redécorer aux couleurs des fidèles partenaires de « Made in Midi » en un temps record. Ils seront donc prêts pour s’engager dans cette transat mythique de 4350 milles qui, cette année, voit les conditions météo du départ un peu particulières. Explications avec Achille Nebout, tout excité à deux jours de sa première transatlantique.

De l’enthousiasme dans la voix, de l’excitation dans le débit de parole. Il est impatient, Achille Nebout, c’est le moins que l’on puisse dire, à quelques jours du départ de la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre, sa première traversée de l’Atlantique, aux côtés de son mentor, Kito de Pavant. « Oui, vraiment impatient de partir sur cette course mythique, et de plus avec Kito, ce n’est pas rien, explique le jeune marin, qui fait fi des difficultés d’une préparation tronquée par la casse du mât du vrai « Made in Midi ». C’est oublié, on a foncé, avec une équipe réduite pour préparer au mieux ce nouveau bateau. Maintenant, l’objectif, c’est la course ».« Je suis impatient de retrouver la navigation ajoute Kito, parce qu’on a été un peu bousculé par la casse du mât fin septembre. On a peu navigué et beaucoup bricolé depuis un mois sur notre « Made in Midi 2 ». L’élan de générosité autour de notre mésaventure nous a aidés à trouver l’énergie pour redoubler d’effort pour être prêts pour départ. Et ça va nous pousser à donner le meilleur de nous-même pour arriver avant les autres au Brésil. Il me tarde de prendre le départ et de faire ce qu’on sait faire le mieux, c’est-à-dire faire avancer un bateau. La route est longue jusqu’à Salvador de Bahia et on va s’efforcer de profiter des qualités de ce bateau. »Une transat qui va connaître une météo un peu particulière, pour cette édition. Normalement, à cette époque de l’année, c’est plutôt grosse « brafougne » avec une dépression dans l’Atlantique nord, qui démonte le golfe de Gascogne. Cette fois-ci, c’est une autre dépression, très creuse, qui s’est basée sur les Açores, et qui va engendrer un flux de sud-ouest. Donc du près pendant une bonne partie de la traversée pour la flotte de la Transat Jacques Vabre.
« Le départ du Havre, dimanche, sera maniable, précise Achille. La traversée de la Manche un peu plus forte dans la nuit. C’est dès la sortie de Manche qu’il va y avoir des coups à jouer, d’entrée, avec du près qui nous attend jusqu’aux Açores. Des options radicales peuvent être choisies qui peuvent impacter les dix premiers jours de la course. Ce ne sera pas confortable, pas très fort, avec 20 nœuds au près, mais justement, le bateau qui a remplacé le nôtre resté à Port Camargue est réputé pour être rapide au près et aux allures VMG (rapport angle de vent-vitesse). Ça va être très intéressant. »

Transat Jacques Vabre
Kito de Pavant
Class40
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