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Charlie Dalin venait tout juste de terminer deuxième de la Solitaire du Figaro quand, en 2015, Yann Eliès l’a choisi en tant que co-skipper sur la Transat Jacques Vabre. Leur troisième place en IMOCA était venue sceller la capacité du duo à bien fonctionner de concert.

Depuis, une confiance réciproque est née qui s’exprime toujours aujourd’hui même si les rôles se sont inversés – skipper, co-skipper. Même si le palmarès de Yann Eliès parle de lui-même (trois victoires sur la Solitaire du Figaro, une 5e place sur le Vendée Globe, deux victoires sur la Transat Jacques Vabre notamment), c’est une vision plus large qui conforte le skipper de l’Imoca APIVIA dans son choix : « Yann a beaucoup d’expérience en IMOCA, et il termine ses courses. Notre expérience commune nous a prouvé que le binôme fonctionne.

On a traversé l’Atlantique ensemble pour la Transat Jacques Vabre 2015 en gardant la tête un bon moment sur un bateau d’ancienne génération et en faisant un bon résultat !». Vainqueur de l’édition 2017 sur le bateau de Jean-Pierre Dick, Yann Eliès pondère : « Le palmarès, c’est bien d’en avoir un mais il ne compte pas quand tu es sur la ligne de départ. Il faut écrire quelque chose de nouveau, repartir avec les compteurs à zéro. Quand j’ai gagné, il y a deux ans avec Jean-Pierre, c’était une édition d’après Vendée Globe.

Nous avons gagné grâce aux foils face à Paul Meilhat qui n’en avait pas, un bel avantage ! Cette année, le niveau est plus relevé puisqu’on est à la veille du Vendée Globe, et ce même si tout le monde ne sera pas fin prêts pour la traversée ». Des objectifs élevés Charlie Dalin, Yann Eliès et l’équipe technique ont travaillé d’arrache-pied pour optimiser et fiabiliser l’Imoca APIVIA pour sa première transatlantique. Et s’il reste sans doute des points d’amélioration, les trois mois de préparation auront été mis à profit pour s’assurer que, techniquement, APIVIA soit apte à traverser sans dommage. « On est complémentaires, explique Yann Eliès, et on capitalise sur nos compétences respectives. On pourrait penser que l’on envisageun podium, et bien, j’ai le secret espoir d’en accrocher un de plus à mon palmarès, parce qu’on forme un sacré duo ! » « Je suis vraiment content de l’investissement de toute l’équipe APIVIA dans le développement du bateau, abonde Charlie.

Je suis content et rassuré de pouvoir m’appuyer sur Yann, qui fait les choses vite et bien. Il y a moyen de faire une belle course ! Elle sera très instructive : la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre représente les deux premières semaines de la descente de l’Atlantique du Vendée Globe. C’est une répétition grandeur nature pour l’an prochain ». A deux. Pour commencer, c’est mieux. Nous avons testé la compatibilité du Normand avec le Breton. C’est presque gagné.

Le Mont-Saint-Michel est…

Charlie Dalin : « Il est Normand, évidemment ! »

Yann Eliès : « Je vais faire une réponse de Normand : il est un tout petit peu trop révérencieux pour pouvoir être Breton, accordons-le à la Normandie ».

Qu’est-ce que vous prenez en cachette dans le sac de l’autre ?

Charlie Dalin : « Je lui pique son beurre. Il ne peut pas s’en passer, il continue à le tartiner même quand il prend chaud autour de l’équateur ».

Yann Eliès : « Pas simple, parce qu’il est aussi brut que Jean-Pierre Dick, y’a qu’à voir la cuisine, réduite à sa plus simple expression. Mais pour le plaisir de l’embêter, je lui pique sa viande des Grisons ».

Qu’est ce qui retient votre attention sur APIVIA ?

Charlie Dalin : « Je suis très vigilant sur sa capacité d’accélération, je veille à aller vite sans trop tirer dessus, alors je suis très à l’écoute des bruits. Parfois, ça tape bien, le bruit est normal et, parfois, le bruit te fait comprendre que ça lui coûte d’aller vite. Il parle, mon bateau APIVIA, il parle ».

Yann Eliès : « J’ai une sainte horreur de la bricole, et l’expérience du Vendée Globe me l’a confirmé. A bord d’APIVIA, je suis le premier à entendre lorsque quelque chose ne fonctionne pas bien. Et, côté prévention, je suis aussi très à cheval sur le rangement des bouts et sur la configuration du bateau avant d’attaquer. Ça ne vaut pas le coup de brûler des étapes ».

Ce que vous préférez du design de l’Imoca APIVIA

Charlie Dalin : « Tout ! Son étrave, le cockpit fermé, son aérodynamisme, le sentir en équilibre à pleine vitesse. Quand on trouve ça, c’est un plaisir unique ».

Yann Eliès : « L’intégration du rouf dans la forme d’APIVIA est une réussite esthétique. C’est comme une belle voiture ! Et son comportement sur l’eau, sur ces bords à 30 nœuds de moyenne… »

Vous préférez gagner à 10 nœuds ou faire 2e à 30 nœuds ?

Charlie Dalin : « (petit rire carnassier) Gagner, c’est mon objectif, peu importe qu’il y ait eu la pétole sur toute la route ».

Yann Eliès : « Peu importe la vitesse, l’ivresse, c’est de gagner. Il n’y a que ça qui gomme tout, les peines, la dureté et les difficultés surmontées ».

Charlie Dalin
Yann Eliès
Transat Jacques Vabre
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