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Golden Globe Race : Jour 71, ils n’étaient plus que 10

Alors que Jean-Luc Van Den Heede continue de donner le ton dans l'océan Indien, son compatriote français Loïc Lepage a amarré son Nicholson 32 Laaland au Cap et le Finlandais Tapio Lehtinen s’est retrouvé “nez à nez” avec l'Américain-Hongrois Istvan Kopar au beau milieu de l’océan.

Van Den Heede, âgé de 73 ans, à bord de son Rustler 36 Matmut a maintenant 7 jours d’avance sur le Néerlandais Mark Slats et son Rustler Ohpen Maverick, qui a perdu une journée de plus sur son rival cette semaine. Gregor McGuckin n’est maintenant plus qu’à une journée de distance, ayant gagné 4 jours sur Mark, avec son Biscay 36 Hanley Energy Endurance. Abhilash Tomy, l’Indien à bord de
Thuriya, la réplique du Suhaili de Sir Robin Knox-Johnston, vainqueur de la première édition de la GGR il ya 50 ans, a également réussi à dépasser le Rustler 36 One and All d’Uku Randmaa au cours du week-end et se trouve à moins d’un jour de navigation de McGuckin.

«C’est fantastique… et c’est ce que j’espérais lors de la conception de la GGR il y a trois ans», a déclaré Don McIntyre, fondateur de la course : «Nous avons maintenant une réplique du Suhaili et un Biscay 36 en deuxième position, ce qui montre que tout bateau peut gagner. Tout dépend du skipper et de ses préparatifs. Le leadership de Jean-Luc est le fruit d’une planification, d’une préparation et d’une exécution très soignées, expérience issue de ses cinq tours du monde précédents. Cela montre que l'âge n'est pas un facteur.

En revanche, Mark Slats, qui a déclaré la semaine dernière qu’il avait connu les pires mers jusqu’à présent, perd peu à peu son avantage, probablement à cause d’une décision – celle de choisir de naviguer avec des voiles d'avant à mousquetons plutôt qu’avec un enrouleur de voiles.

Igor Zaretskiy a également traversée une zone agitée. Le Russe a demandé un avis médical la semaine dernière après avoir été projeté à travers le cockpit de son Endurance 35 Esmeralda puis s’être écrasé contre le radeau de sauvetage. Il craignait de s’être cassé une côte ou deux mais il est resté stoïque et n’a même pas envisagé de s'arrêter. Igor a rapporté la semaine dernière : «Il souffle 25 noeuds pour le troisième jour consécutif, parfois 30 et les vagues font maintenant 4m de haut. Parfois, une houle frappe le bateau de travers, envoyant tout voler à travers le salon. C'est un désordre total à l'intérieur. Je range tous les soirs pour tout recommencer le matin. » Igor, qui devrait passer le cap de Bonne-Espérance ce soir, a également été victime du “goutte à goutte” d’eau qui coule à l’endroit où son bateau a été endommagé il y a quelques semaines, mais ce n’est rien en comparaison de l’inondation qu’a subi Abhilash Tomy à bord de Thuriya. L’Indien a manifestement eu un peu de répit hier, envoyant un message texte au PC course: “Le soleil est apparu rapidement comme un arc en ciel après les inondations bibliques”. Quels que soient les problèmes, ça ne le ralentit pas !

Loïc Lepage est arrivé à Cape Town à 14h00 UTC samedi dernier pour se réapprovisionner en eau et faire fonctionner sa radio BLU sur laquelle il pourra s'appuyer pour récupérer les prévisions météo. Le Français prévoit de repartir mercredi, en Chichester Class, catégorie pour ceux qui font un arrêt.

L’Australien Mark Sinclair prévoit également de faire un arrêt au Cap pour déposer ses pellicules. Cependant, le temps risque de conspirer contre lui, les prévisions prédisant un gros orage mercredi. Lui et les autres concurrents ont reçu une alerte météo / actualisée de la part de la direction de course: “affirmant que cette tempête, combinée au contre-courant d’Aghulas, pourrait produire des mers extrêmement dangereuses dans les environs du Cap”.

Dimanche, le Finlandais Tapio Lehtinen, qui naviguait sur son Gaia 36 Asteria, s’est réveillé avec l’agréable surprise de voir le Tradewind 35, Puffin, de l’Américano-hongrois Istvan Kopar à moins d’un mille de sa position. «WOW» fût la réponse de Tapio au PC course. Les deux marins se trouvaient à 360 miles au sud du Cap de Bonne-Espérance, et à 08h00 ce matin, ils étaient encore au coude à coude.

Susie Goodall, dont le Rustler 36 DHL Starlight se classe à la sixième place, est confrontée au mêmes problèmes que ses poursuivants, en deuxième partie de flotte, pris dans un système météorologique complexe. Il leur sera presque impossible de regagner ce terrain perdu dans l’océan Austral et leur seul espoir de rattraper leur retard serait que ceux qui sont devant fassent des erreurs.

Jean-Luc Van den Heede
Golden Globe Race
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