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Bermudes 1000 Race : Le Fastnet, premier juge de paix

Les 24 premières heures de la Bermudes 1000 Race Douarnenez-Brest ont été très tactiques pour s’extirper des côtes bretonnes et monter en mer d’Irlande. La progression vers le phare du Fastnet, que les leaders devraient atteindre demain en fin de matinée, va continuer à être complexe avec une phase de transition à gérer : le vent passera progressivement du Sud-Est au Nord-Ouest. Ce vendredi soir, les 17 solitaires sont toujours en course et les moins aguerris profitent des conditions maniables pour prendre la mesure de leurs imposantes machines, sans toutefois pouvoir vraiment se reposer.

En tête de course, Sébastien Simon, Sam Davies et Boris Herrmann impriment le rythme, avec des écarts très faibles (à peine 1 mille au pointage de 17h). Après le Fastnet, les coureurs mettront cap sur une marque virtuelle au large des Açores. « Cette remontée vers le Fastnet s’annonce coriace et tactique ! » Manuel Cousin (Groupe Sétin) annonce la couleur dans un message du bord envoyé ce jour. Après avoir subi une zone de vents faibles au large de la Bretagne la nuit dernière, les 17 marins de la Bermudes 1000 Race Douarnenez-Brest ont navigué ce vendredi dans un flux de Sud/Sud-Est virant Est (10-13 nœuds) dans l’après-midi.

Les moments de répit ont été extrêmement rares depuis le départ, dans des zones où le trafic maritime est particulièrement dense. Les conditions à venir ne vont pas inciter au repos puisqu’il va falloir négocier une phase de transition. En début de nuit, les skippers feront face à un vent instable et fraîchissant de secteur Nord, émaillé de grains potentiellement violents. Ce flux de Nord virera rapidement Nord-Ouest puis Ouest/Nord-Ouest et c’est donc au près que les coureurs rallieront le phare du Fastnet. L’ambiance va changer et il faudra troquer les spis pour des voiles plates. D’après les derniers routages, les plus rapides pourraient atteindre le Fastnet demain en fin de matinée, avec des écarts relativement faibles entre les leaders.

Toujours 17 en course, un trio Simon/Davies/Herrmann aux commandesLes conditions sont usantes, exigeantes mais aussi maniables. Elles permettent aux solitaires de ne pas être cueillis à froid. De fait, tout juste 24 heures après le départ, donné hier à 17h, aucun fait de course majeur n’était à signaler et tous les IMOCA restaient en course. « Le vent léger est idéal pour comprendre le fonctionnement du bateau. J’ai tellement à apprendre», indique Miranda Merron (Campagne de France). Sam Davies (Initiatives Cœur) se réjouit également de ce début de course dans le petit temps : « Nous sommes gâtés, cela est bienvenu pour cette première course en solo de 2019. Le bateau marche bien, je retrouve mes marques, les manœuvres se passent bien pour l’instant. » Avec Sébastien Simon (ARKEA PAPREC) et Boris Herrmann (Malizia - Yacht Club de Moncao), Sam compose un trio de tête très compact (1 mille d’écart au pointage de 17h !). Les trois leaders ont probablement navigué à vue une partie de la journée.

TricotagePour les coureurs, l’enjeu est ce soir de bien se positionner en vue de la bascule de vent à venir. Tout le monde manœuvre et « tricote » sur la route du Fastnet, un coup vers le Nord, un coup vers l’Ouest. Derrière les trois leaders, on trouvait à 17h Fabrice Amedeo (Newrest-Art & Fenêtres) et Maxime Sorel (V and B-Sailing Together), un bizuth de l’IMOCA crédité d’un excellent début de course. « Je ne m’attendais pas à être aussi bien placé au classement. Dans ces conditions, le différentiel de vitesse entre mon voilier et les bateaux à foils n’est pas important », confie Maxime qui, avec son bateau à dérives droites, peut espérer rester au contact des leaders dans les conditions de près à venir. Derrière, il est probable que les classements évoluent d’heure en heure, en fonction du positionnement de chacun par rapport à l’orthodromie (route directe). Le passage au phare du Fastnet (à laisser à bâbord) permettra de faire un état des lieux précis des classements et des écarts.

Le Top 5 à 17h (heure française) vendredi 10 mai :
1. Sébastien Simon (ARKEA PAPREC) : à 1 823,3 milles de l’arrivée
2. Sam Davies (Initiatives Cœur) : à 0,5 mille du leader
3. Boris Herrmann (Malizia - Yacht Club de Monaco) : à 1,1 mille du leader
4. Fabrice Amedeo (Newrest-Art & Fenêtres) : à 11,5 milles du leader
5. Maxime Sorel (V and B-Sailing Together) : à 11,6 milles du leader

Bermudes 1000 Race
IMOCA
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