Bateaux.com
Magazine du nautisme, de la plaisance et de la mer

Interview : Nouvelle donne pour le Salon de la Pêche en Mer

Après l'édition 2016 du Salon Européen des Pêches de Nantes, qui s'était révélée très en déclin, nous avions soulever la polémique auprès des pêcheurs. Devant l'importance, du mécontentement des visiteurs, Frédéric Jouët, directeur d'Exponantes s'était exprimé sur cette édition "loupée". Après un travail d'un an, le salon a été transformé et s'apprête à rouvrir ses portes. Carole Gohel, la nouvelle chef de projet nous explique comment Exponantes compte relancer le désormais Salon de la Pêche en Mer.

Le
Salon de la Pêche en Mer, du 3 au 5 mars
Salon de la Pêche en Mer, du 3 au 5 mars © Exponantes

Vous avez renouvelé l'équipe organisationnelle, que va-t-elle apporter au salon ?

Je gérais d'autres salons pour la société Exponantes et cette année, on m'a confié celui de la Pêche en Mer lorsque le remaniement de l'équipe a été fait. Mais je le connaissais déjà, car j'y avais travaillé de 2012 à 2014, pour développer toute la partie "bateaux" justement.  

Depuis le mois de juin 2016, on s'est beaucoup attaché à resolliciter et à reconvaincre les grands noms de la pêche. On a des retours comme Rapala-Shimano, Penn, Sébile… Des grosses marques qui avaient quitté le salon il y a plus de 5 ans sont de retour. C'est bien pour l'offre pêche et pour nos visiteurs.

On a également réussi à réunir beaucoup de marques de bateaux, avec notamment une offre semi-rigide très conséquente. On a un beau plateau et on a presque doublé les surfaces de vente, vendues aux exposants par rapport à l'an dernier.  

Comment avez-vous travaillé avec les exposants, les partenaires et Exponantes ?

Suite à l'édition 2016, trois comités de pilotages ont été organisés, avec les exposants, les partenaires et l'organisation pour faire un état des lieux du salon... L'idée était de travailler en collaboration pour remonter le salon et repartir du bon pied. Ce gros travail de fond a abouti à une belle édition pour cette année.

On a laissé les exposants nous dire ce qu'ils aimaient ou pas, ce qu'ils souhaitaient ou pas et on a vu ce qu'on pouvait faire. On a essayé de faire un maximum de choses pour aller dans le sens des exposants et qu'ils s'approprient le salon, grâce aux remarques qu'ils nous avaient faites.

Pourquoi avoir changé le nom et les dates ?

On a changé le nom pour un repositionnement mer à 100 %, comme ce qui se faisait avant. La nouvelle créa permet aussi d'appuyer le renouveau du salon.

On a décalé le salon de quelques semaines, du mois février au mois de mars, pour deux raisons principales. Sortir des vacances scolaires et s'éloigner de Clermont-Ferrand qui se déroule au mois de janvier et auquel nos exposants participent également. C'est facilitant au niveau opérationnel.

Le salon sera donc uniquement axé sur la pêche en mer ?

Il y aura forcément un peu d'eau douce avec des marques comme Rapala-Shimano ou Fiiish, spécialistes de la mer et présents avec toute la gamme, mais qui auront quelques produits d'eau douce. On a un positionnement mer, avec des bateaux et notamment beaucoup de semi-rigides axés mer. Mais de par nos exposants et les produits exposés, par exemple les barques Terhi qui conviennent aux deux pratiques, nous nous adresserons aussi aux pêcheurs en eau douce. 80 % des produits présentés seront quand même pour la mer.

Quels sont vos objectifs avec cette édition renouvelée ?

Les objectifs sont simples. D'une part, retrouvez un salon avec une très belle offre et l'on a réussi. Et d'autre part, faire revenir les visiteurs parce que c'est un salon de passionnés. Ces gens ont besoin de se rencontrer, de discuter de leur pêche, de leur matériel, d'avoir les conseils des professionnels, d'avoir différentes expériences, d'échanger et de se retrouver sur un même lieu.

L'idée c'est d'en faire le rendez-vous incontournable de l'année pour tous les pêcheurs en mer. Qu'ils puissent repartir du salon en ayant découvert plein de choses et en ayant les infos pour mieux pêcher.

Ce que j'ai souhaité pour ce salon c'est que ce soit aussi un lieu de vie, où il se passe plein de choses, où il y ait plein d'expérience pour le visiteur. Donc on a mis en place un concours sur simulateur. C'est la première fois qu'on le fait sur le Salon de Nantes. On a des challenges par catégorie (hommes/femmes/enfants) avec 1 h de challenge par catégorie et par jour avec de superbes lots à gagner (cannes à pêche, sondeur…).

On a mis en place pas mal d'animations, avec des lots de qualité, pour que quand on gagne un challenge, on reparte avec un produit qui en vaut la peine et pas un porte-clés. On a une satisfaction d'être venu au salon, on a fait des choses qu'on n’aurait pas faites ailleurs et on découvre de belles choses.

On a aussi mis en place une expérience de réalité virtuelle. L'idée est de profiter de la visite des fonds marins, à 360° depuis une épave, au fond de l'eau, grâce à un casque de réalité virtuelle.

Il y a plein de nouvelles choses comme ça. L'idée c'est que les gens soient contents de venir, qu'ils sachent qu'il y a des choses à voir et que tous les ans ça va changer et de leur dire "Ne louper pas le rendez-vous, c'est le moment de tous vous voir, de participer à plein de choses et de découvrir pleins de choses."

Comment avez-vous réussi à convaincre les "gros" exposants de revenir sur le salon ? Notamment Rapala-Shimano qui n'était pas présent depuis 2012…

Rapala-Shimano, Penn, Sébile, Abu Garcia qui sont aussi de superbes marques, ou encore Daiwa qui n'étaient pas là l'année dernière non plus. Ça a été un travail de fond. Il y a l'EFTTEX au mois de juin, qui est le grand rendez-vous des professionnels de la pêche et auquel on a participé. On a fait énormément de déplacements, on est aussi allé les rencontrer chez eux pour rediscuter du salon et voir si eux, professionnels, avaient un intérêt à y venir. Ils ont tous été unanimes et ont confirmé que le salon de Nantes devait avoir lieu. Aussi bien de par sa localisation, son positionnement…

On a tous été persuadés qu'il fallait retenter la chance. Ça a été un vrai dialogue et une vraie construction avec eux. Ils y croient et ce salon pour eux est important.  

Daiwa fait deux lancements mondiaux sur deux moulinets et Rapala fait un lancement mondial sur un moulinet. Ils nous ont conservé des belles avant-premières et c'est super ! Ils ont joué le jeu, ils ont envie que ça reparte et ils ont des nouveautés. Bénéteau aussi présentera deux versions de son nouveau Barracuda 7 (première présentation en France).

Ça montre l'envie des exposants de revenir pour qu'il y ait un intérêt. Ils se doivent d'aller au plus près de leurs consommateurs et les salons c'est le seul moment où ils peuvent les rencontrer et c'est important pour eux.

Pourquoi avoir décidé de baisser le prix au m2 ? Est-ce que ça ne met pas en péril le salon ?

De toute façon le salon était très en difficulté avec l'édition 2016, donc un moment donné il faut savoir rebondir, et ça faisait aussi partie des doléances des exposants. Forcément, ce n'est pas facile quand on a un salon à faire vivre, mais on a tout fait pour y arriver. C'est vrai que c'était un effort à faire, parce qu'on a toujours l'impression que les organisateurs prennent cher, mais tout augmente et on a de nombreux prestataires à faire travailler aussi. Mais ce n'est pas grave, on a fait en sort d'y arriver et de proposer un tarif qui était attractif pour eux.

On l'a d'ailleurs fait pour les visiteurs aussi en passant le prix de 6,50 € à 5 € symbolique, c'était important.

Le but c'est que tout le monde revienne, qu'on soit satisfait, que le salon soit pérenne et plus ils seront nombreux mieux ce sera. C'est ce qu'on appelle un mal pour un bien. Et on ne s’est pas posé beaucoup la question pour le faire.

Quels sont les chiffres clés du salon ?

10 000 m2 d'exposition, plus de 100 marques représentées, des marques en nom propre, mais aussi représentées chez les concessionnaires, notamment chez les bateaux. On compte aussi environ 90 stands. Le hall XXL sera quasiment utilisé en entier. C'est un hall qui fait 12 000 m2 et on en utilise 10 000.

Est-ce que les exposants pourront vendre ?

Nantes c'est un salon qui a toujours eu la même éthique. Les exposants "pêche " sont là pour présenter leurs produits et deux détaillants vendent les produits des fabricants. L'idée c'est que le fabricant présente son produit et renvoie le client vers les détaillants pour l'achat. Il n'y a pas de changements là-dessus.

Après pour les bateaux, ils peuvent faire de la vente sur place, mais le processus est plus long et se termine sur les concessions.

Si l'édition s'avère être un succès, vous repartirez sur le même modèle l'année prochaine ?

L'idée c'est qu'il faut que ça soit pérenne, de capitaliser sur ce qui marche et pas de tout changer. On a un beau plateau d'exposants, on a un magnifique hall avec plein de marques. On a fait beaucoup de communication auprès de visiteurs donc l'idée c'est de passer une très belle édition.

On en tirera encore des conclusions pour continuer d'améliorer. L'idée c'est de pérenniser et de le faire repartir.

Reportage : Salon pêches Nantes

Le Salon des Pêches de Nantes devient le Salon de la Pêche en Mer

Pourquoi faut-il aller au Salon de la Pêche en Mer en 2017 ?

Réagir à cet article
Ajouter un commentaire...


Photos
Voir les 1 photos
Recevoir l'actualité par email avec Bateaux Hebdo

Inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter RECEVOIR BATEAUX HEBDO

Suivre l'actualité
du nautisme et de la mer
Recevoir l'actualité nautique gratuitement RECEVOIR BATEAUX HEBDO