Incendie sur le canal du Midi : le bateau-logement de Francis réduit en cendres
Sur le canal du Midi, un plaisancier a vu son bateau-logement partir en fumée en quelques minutes. Francis, retraité, y vivait depuis cinq ans. Entre blessures, perte matérielle et conséquences juridiques, son histoire illustre la fragilité de la vie à bord.
Francis vivait depuis cinq ans à bord d'une vedette en acier installée sur le canal du Midi à Poilhes dans l'Hérault. Ce bateau, qu'il avait acheté et aménagé pour y passer sa retraite, représentait l'ensemble de ses économies et son unique bien. Un soir, une mauvaise manipulation d'une bouteille d'essence a provoqué un départ de feu. En moins d'une demi-heure, l'embarcation a été entièrement carbonisée.
Cette vedette a été construite par un amateur, "un papy dans son jardin pendant une vingtaine d'années", nous raconte Francis. Depuis, il l'a upgradé en installant un système d'épuration d'eau, des panneaux solaires et un groupe électrogène. "J'étais totalement autonome", nous dit-il, "Je puisais l'eau dans le canal pour les douches et les WC, pour la boire j'avais aussi un système de filtres."
C'est en voulant refaire le plein de son groupe que Francis a eu ses déboires. "Pour faire le plein du groupe électrogène, j'utilisais des bouteilles en plastique. C'était plus facile à manipuler que des bidons." Mais ce samedi 30 aout 2025, il s'est retrouvé devant 2 bouteilles dont la couleur était soupçonneuse : "J'ai voulu savoir s'il s'agissait de gasoil ou d'essence ? J'ai trempé une mèche en sopalin dedans et l'ai allumé au-dessus de l'évier. L'essence s'est enflammée rapidement et sans doute dans un mouvement de recul j'ai renversé le reste de la bouteille au-dessus du feu." Le feu a pris rapidement et devient impossible à maîtriser : "J'ai essayé des extincteurs, mais ils n'ont pas fonctionné". Il ne reste plus qu'à Francis à sortir rapidement et regarder son unique demeure disparaitre.
Francis a réussi à s'extraire de son bateau, mais il souffre aujourd'hui de brûlures aux deux mains et d'une blessure au tibia. Plus que les séquelles physiques, c'est la perte brutale de son lieu de vie qui marque le plaisancier. "On regarde son bateau brûler sans rien pouvoir faire", confie-t-il aux amis navigateurs venus lui apporter leur soutien.
Comme de nombreux propriétaires de bateaux dits "constructions amateurs", Francis n'a pas trouvé de compagnie pour l'assurer. Son ancienne compagnie anglaise avait cessé de couvrir ce type de navire et, en France, une expertise technique coûteuse est souvent exigée pour pouvoir souscrire une police adaptée. Sans couverture, il doit aujourd'hui faire face seul aux conséquences du sinistre.
Le feu n'a pas seulement détruit son bateau. Une embarcation voisine, appartenant à un plaisancier anglais, a également été endommagée. Son propriétaire pourrait se retourner contre Francis pour obtenir réparation. À cela s'ajoutent les frais de relevage, nécessaires pour retirer l'épave du canal. Si la coque en acier semble intacte, les lances à incendie des pompiers ont fait couler le bateau qui repose aujourd'hui sur le fond du canal. On parle aujourd'hui d'apporter l'épave directement à un organisme de déconstruction géré par l'APER.
Malgré cette catastrophe, Francis ne renonce pas à la vie sur l'eau. Il espère acquérir un nouveau bateau, même modeste, et à rénover, afin de retrouver un abri flottant (Si vous avez une offre de bateau à donner ou presque, laissez un commentaire). Autour de lui, la solidarité locale des plaisanciers du canal s'organise, entre aides matérielles et soutien moral, pour lui permettre de surmonter cette épreuve.
Des blessures physiques et morales
Francis a réussi à s'extraire de son bateau, mais il souffre aujourd'hui de brûlures aux deux mains et d'une blessure au tibia. Plus que les séquelles physiques, c'est la perte brutale de son lieu de vie qui marque le plaisancier. "On regarde son bateau brûler sans rien pouvoir faire", confie-t-il aux amis navigateurs venus lui apporter leur soutien.
L'absence d'assurance, un facteur aggravant
Comme de nombreux propriétaires de bateaux dits "constructions amateurs", Francis n'a pas trouvé de compagnie pour l'assurer. Son ancienne compagnie anglaise avait cessé de couvrir ce type de navire et, en France, une expertise technique coûteuse est souvent exigée pour pouvoir souscrire une police adaptée. Sans couverture, il doit aujourd'hui faire face seul aux conséquences du sinistre.
Les répercussions sur le voisinage
Le feu n'a pas seulement détruit son bateau. Une embarcation voisine, appartenant à un plaisancier anglais, a également été endommagée. Son propriétaire pourrait se retourner contre Francis pour obtenir réparation. À cela s'ajoutent les frais de relevage, nécessaires pour retirer l'épave du canal. Si la coque en acier semble intacte, les lances à incendie des pompiers ont fait couler le bateau qui repose aujourd'hui sur le fond du canal. On parle aujourd'hui d'apporter l'épave directement à un organisme de déconstruction géré par l'APER.
Retrouver un toit sur l'eau
Malgré cette catastrophe, Francis ne renonce pas à la vie sur l'eau. Il espère acquérir un nouveau bateau, même modeste, et à rénover, afin de retrouver un abri flottant (Si vous avez une offre de bateau à donner ou presque, laissez un commentaire). Autour de lui, la solidarité locale des plaisanciers du canal s'organise, entre aides matérielles et soutien moral, pour lui permettre de surmonter cette épreuve.