De mer et de sang, un roman entre grande croisière, cartels et enlèvement en mer
Une traversée familiale dans les Caraïbes, une attaque en pleine mer et un enlèvement. De mer & de sang entraîne le lecteur dans un thriller qui mêle navigation hauturière, cartels et vengeance familiale. Si la mer reste omniprésente, c'est avant tout un roman d'aventure porté par un marin qui refuse d'abandonner son petit fils.
La plaisance sert ici de point de départ à une intrigue qui dépasse rapidement le simple récit de navigation.
Une ouverture qui sent le large
Les premières pages font naviguer. Jean Marie Biette installe son décor à bord d'un voilier en navigation dans les Caraïbes. Les quarts de nuit, les embruns, la fatigue et la complicité entre un grand père et son petit fils donnent immédiatement de l'épaisseur au récit.
Les descriptions sonnent juste. Elles ne cherchent pas l'effet spectaculaire. Elles rappellent simplement ce que vivent les plaisanciers lors d'une traversée de plusieurs jours. Cette précision laisse penser que l'auteur possède une solide ...
... expérience de la navigation, tant les détails techniques restent naturels.
Le calme ne dure pas. Un bateau approchant tous feux éteints lance une attaque et capture le bateau et le jeune garçon. Le rythme change brutalement et le roman bascule dans le thriller. Seul un passage nous laisse dubitatif pour nous marin. Pepe est jeté à l'eau, vivant, réussissant à entrainer son radeau de survie dans sa chute. Cette action paraît difficile à expliquer pour qui sait comment un radeau est relié au bateau.
Après cette attaque, l'intrigue prend une tout autre dimension. La poursuite entraîne les personnages des Antilles vers l'Europe, l'Amérique centrale puis la Polynésie. L'histoire dépasse rapidement le simple enlèvement. Le lecteur découvre un ancien règlement de comptes dont les racines remontent à la guerre d'Espagne. Le jeune otage devient malgré lui l'un des acteurs d'une vengeance familiale vieille de plusieurs décennies.
Même si les voiliers et la navigation restent présents, De mer & de sang n'est pas un roman maritime au sens traditionnel. La mer relie les différentes étapes de l'histoire mais laisse progressivement la place au suspense et aux affrontements avec les cartels.
Au delà de l'action, la relation entre le grand père et son petit fils reste poignante. Les apprentissages du grand-père qui transmet à son petit fils les réflexes du marin, l'autonomie, le calme et la capacité à analyser une situation avant d'agir. Cet apprentissage devient un élément essentiel lorsque l'adolescent doit survivre à sa captivité.
Cette transmission des savoirs marins donne une profondeur supplémentaire au récit. Elle rappelle que la navigation forme aussi le caractère, bien au delà de la seule maîtrise d'un voilier.
De mer & de sang se lit rapidement. Le suspense fonctionne jusqu'aux dernières pages et les nombreux changements de décor entretiennent le rythme.
Les amateurs de littérature maritime y trouveront davantage un thriller d'aventure qu'un véritable roman de mer. En revanche, ceux qui apprécient les récits où la navigation sert de cadre à une histoire de poursuite, de cartels et de vengeance familiale passeront un bon moment de lecture. C'est un roman qui accompagne facilement une escale ou quelques jours de vacances, avec suffisamment de navigation pour parler aux plaisanciers et assez de suspense pour donner envie de tourner la page suivante.
Editions Nautilus
255 pages
12 x 18 cm
En librairie le 4 juin 2026
10,00 €
Une attaque crédible, sauf un détail
Le calme ne dure pas. Un bateau approchant tous feux éteints lance une attaque et capture le bateau et le jeune garçon. Le rythme change brutalement et le roman bascule dans le thriller. Seul un passage nous laisse dubitatif pour nous marin. Pepe est jeté à l'eau, vivant, réussissant à entrainer son radeau de survie dans sa chute. Cette action paraît difficile à expliquer pour qui sait comment un radeau est relié au bateau.
Plus un thriller qu'un roman de mer
Après cette attaque, l'intrigue prend une tout autre dimension. La poursuite entraîne les personnages des Antilles vers l'Europe, l'Amérique centrale puis la Polynésie. L'histoire dépasse rapidement le simple enlèvement. Le lecteur découvre un ancien règlement de comptes dont les racines remontent à la guerre d'Espagne. Le jeune otage devient malgré lui l'un des acteurs d'une vengeance familiale vieille de plusieurs décennies.
Même si les voiliers et la navigation restent présents, De mer & de sang n'est pas un roman maritime au sens traditionnel. La mer relie les différentes étapes de l'histoire mais laisse progressivement la place au suspense et aux affrontements avec les cartels.
La transmission comme véritable fil conducteur
Au delà de l'action, la relation entre le grand père et son petit fils reste poignante. Les apprentissages du grand-père qui transmet à son petit fils les réflexes du marin, l'autonomie, le calme et la capacité à analyser une situation avant d'agir. Cet apprentissage devient un élément essentiel lorsque l'adolescent doit survivre à sa captivité.
Cette transmission des savoirs marins donne une profondeur supplémentaire au récit. Elle rappelle que la navigation forme aussi le caractère, bien au delà de la seule maîtrise d'un voilier.
Une lecture idéale pour l'été
De mer & de sang se lit rapidement. Le suspense fonctionne jusqu'aux dernières pages et les nombreux changements de décor entretiennent le rythme.
Les amateurs de littérature maritime y trouveront davantage un thriller d'aventure qu'un véritable roman de mer. En revanche, ceux qui apprécient les récits où la navigation sert de cadre à une histoire de poursuite, de cartels et de vengeance familiale passeront un bon moment de lecture. C'est un roman qui accompagne facilement une escale ou quelques jours de vacances, avec suffisamment de navigation pour parler aux plaisanciers et assez de suspense pour donner envie de tourner la page suivante.