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Clément Giraud et Rémi Beauvais prendront à la fin du mois le départ de la Transat Jacques Vabre en double, du Havre à Salvador de Bahia (Brésil). Coureur mais aussi observateur averti, Clément, candidat au Vendée Globe, à bord de son IMOCA Fortil de 2006, suit de près l'actualité des nouveaux bateaux. Entre effroi et envie...

Sur les 30 IMOCA partants, 14 ne sont pas équipés de foils, dont Fortil. Quelles sont néanmoins vos ambitions sur la Transat Jacques Vabre ?« Notre atout, c'est l'envie ! Mais nous ne faisons pas de plans sur la comète Atlantique... Notre bateau va vite au portant et nous avons fait un chantier colossal cet été, qui consistait à prendre soin du bateau, à travailler sur le fond, et la sécurité. Par rapport aux camarades, nous ne savons pas encore où nous situer. Clairement, on ne part pas pour faire de la figuration. En double, on va pouvoir faire monter le curseur. Si on arrive à jouer avec Clarisse Crémer/Armel Le Cléac'h (Banque Populaire) qui vont très vite, ou avec Damien Seguin/Yoann Richomme (Groupe Apicil), ce serait le top ! Ce sont mes favoris parmi ceux qui n'ont pas de foils. »

Justement Clément, tu as observé les nouveaux foilers, leurs performances, les images... Qu'est-ce que cela t'inspire ?
« Ces bateaux sont très beaux, impressionnants. Ils volent vraiment ! C'est même un peu effrayant...L'époque des skippers-chefs de projets est révolue pour eux. Ils se sont mués en skippers-pilotes. Ils n'ont pas d'autre choix que de s'entrainer, à voler, à dormir, à encaisser les chocs. C'est quand-même violent la navigation sur ces nouveaux IMOCA. Elle génère forcément des traumatismes sur les bateaux et les bonshommes. »

Un peu d'envie ?
« Bien évidemment... Même une forme de jalousie, disons-le. Quand on va les voir déboiter, quatre ou cinq nœuds plus vite, alors ça va faire mal mentalement. On s'y prépare. Et dans ma tête je dessine déjà le bateau que j'aimerais avoir quand je serai grand. Je suis impressionné par l'IMOCA MACSF, par le design d'Arkea, et si Hugo Boss a fait des choix radicaux, la philosophie de ce bateau me plait bien. J'attends d'être au Havre pour les voir de près. »

C'est prometteur pour le Vendée Globe, dans un an ?
« Il y aura deux courses dans le Vendée Globe. Les extra-terrestres et nous. Les foilers sont élitistes, réservés à des projets très dimensionnés. Si parfois en courses in-shore ou en transats on a l'impression de ne pas être tout à fait à notre place à côté des bateaux volants, sur le Vendée Globe on aura tous des coups à jouer. Moi ce que je chercherai, c'est à faire le tour. Ce serait déjà une belle perf ! »


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