Sauvetage, tempête… Les difficiles conditions de la Golden Globe Race

Loïc Lepage, secouru à 670 mille de Perth

Sur les 18 skippers engagés sur la Golden Globe Race 2018, ils ne sont désormais plus que 8 en course. La flotte est toujours menée par Jean-Luc Van Den Heede, qui a passé Hobart le 5 octobre 2018 et espère rejoindre Les Sables-d'Olonne la première semaine de février 2019. Si ce dernier survole la course, derrière les conditions sont difficiles…

Sauvetage pour Loïc Lepage

Le skipper français Loïc Lepage qui avait démâté et constaté une voie d'eau à environ 600 milles au sud-ouest de Perth, zone ouest Australie a été secourue ce mardi 23 octobre 2018. Le sauvetage s'est déroulé à environ 670 milles de Perth (le voilier ayant dérivé depuis le 20 octobre) et a commencé peu de temps après les premières lueurs du jour. La zone avait été au préalable survolée par l'avion de recherche et de sauvetage australien P-8A.

Malgré la houle importante, le français a pu être récupéré à bord du vraquier japonais Shiosai à 0 h 53 UTC lundi 22 octobre 2018. Le solitaire a sabordé son bateau – Laaland – et les balises ont cessé d'émettre à 6 h UTC ce 23 octobre.

Francis Tolan, skipper de S/V Alizes II, un Beneteau Ocean 43 participant à la Longue Route, a finalement été remercié par le centre de secours australien. Ce dernier qui était venu prêter main-forte aux sauveteurs n'a finalement pas eu besoin d'intervenir et a pu reprendre sa navigation.

Le cargo qui transporte le solitaire français fait route vers Las Palmas, en Argentine, et y accostera le 22 novembre.

Loïc Lepage attend dans le cockpit de son bateau le cago japonais Shiosai

Violente tempête pour Susie Goodall

La navigatrice britannique Susie Goodall – la seule femme de l'épreuve – rencontre des conditions difficiles depuis plusieurs jours. Le 22 octobre, elle informait le PC Course de la tempête des Mers du Sud à quelque 250 mille au sud du Cap Leeuwin en Australie, qu'elle rencontrait. Une tempête de la même violence que celle qui avait fait chavirer et démâter Gregor McGuckin et Abhilash Tomy il y a 2 semaines.

"La tempête a vraiment cogné entre 9 h du soir et 9 h du matin. J'avais 70 nœuds de vent et des vagues de 13 mètres. Elles étaient méchantes… pratiquement à la verticale avec des vagues qui cassaient. Je ne sais pas comment nous (avec le bateau) sommes passés au travers. Mon régulateur d'allure s'est cassé et j'ai dû barrer pendant 7 heures. Le bateau s'est couché plusieurs fois et j'avais peur de chavirer à tout moment. Tout était mouillé sur le pont et dans la cabine, les matelas de couchette et le sac de couchage. J'ai vraiment perdu du poids pendant la tempête, car je ne pouvais pas laisser la barre pour aller manger et maintenant j'ai tout le temps froid et je n'arrive pas à me réchauffer."

Susie Goodall

Ces mains ont particulièrement souffert, comme elle l'explique : "Elles ne sont pas bien belles à voir. Couvertes de crevasses et de coupures et maintenant couvertes de pansements pour éviter le sel."

La navigatrice britannique a pris la décision de faire demi-tour direction ouest pour la contourner et se retrouver dans une zone plus safe. Elle pourra se targuer d'avoir passé le cap Leeuwin 3 fois en un seul tour du monde !

La tempête est désormais passée, mais la mer reste trop mauvaise pour réparer son régulateur d'allure. "Il ne marche, mais pas très bien. Seulement par vent de travers, donc je dois barrer avec peu de toile pour l'instant."

Elle rejoindra Hobart – distant de 1 000 milles – aux alentours du 1er novembre 2018.

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