Depuis, son équipage n'a plus abandonné la première place. À San Francisco, Pauline Courtois était accompagnée de Maëlenn Lemaitre, Louise Acker et Laurane Mettraux. Les quatre équipières ont remporté 19 des 20 matchs qu'elles ont disputés. Cette régularité rappelle leur Mondial 2024 à Djeddah, bouclé sans aucune défaite en 21 rencontres. Avec ce nouveau titre, Courtois prolonge aussi une tradition française dans la discipline, après notamment les deux couronnes mondiales obtenues par Claire Leroy en 2007 et 2008. Le précédent titre de Courtois, acquis à Chicago en 2025, constituait déjà son cinquième consécutif.
Le score final ne raconte qu'une partie de la semaine. Les douze équipages engagés ont dû composer avec un plan d'eau réputé pour ses courants et ses variations de vent. Après une première journée disputée dans une vingtaine de nœuds, les concurrentes ont également connu des matinées beaucoup plus calmes, au point de retarder les départs trois jours sur quatre. Le format en J/22 plaçait les équipages à armes égales et redonnait toute son importance au duel tactique : pré-départ, positionnement par rapport à l'adversaire, choix des bords et qualité des manœuvres. Après les qualifications et les quarts de finale, Courtois a retrouvé en demi-finale un autre équipage français, le L4C Racing Team de Lucie Gout, Flavie Foucher, Clarisse Baissac et Lomane Valade.
Match in Pink s'est imposé et a rejoint Nicole Breault en finale, tandis que Lucie Gout a terminé quatrième après sa défaite contre la Néerlandaise Julia Aartsen dans la petite finale. La présence de deux équipages tricolores parmi les quatre demi-finalistes donne aussi une autre lecture de ce Mondial : derrière l'exceptionnelle série de Courtois, le match racing féminin français conserve de la profondeur. La FFVoile avait d'ailleurs engagé trois équipages français sur les douze participants à San Francisco.
Face à Nicole Breault et à Vela Racing, l'avantage du terrain était du côté américain. Celui du résultat a été nettement français. Match in Pink remporte les trois confrontations de la finale et s'impose 3-0. Mais Pauline Courtois elle-même insiste sur le caractère trompeur de ce score : les matchs ont été beaucoup plus serrés que ne le laisse penser le résultat brut. La Française met notamment en avant la capacité de son équipage à conserver la vitesse du J/22, mais aussi le travail collectif et celui de ses entraîneurs Mathieu Richard et Cédric Château.
Nicole Breault reconnaît de son côté la constance d'un équipage qui continue à se battre jusqu'au bout de chaque confrontation. Courtois, Lemaitre, Acker et Mettraux repartent ainsi de San Francisco avec le Françoise Pascal Memorial Trophy et une série de six Championnats du monde sans interruption. Julia Aartsen complète le podium devant Lucie Gout. Le prochain Mondial est annoncé à Auckland, du 22 au 26 novembre 2027 : Match in Pink y arrivera avec une situation devenue inhabituelle dans le sport de haut niveau. Depuis six éditions, toutes les concurrentes savent précisément quel équipage elles doivent battre.
Une baie de San Francisco qui ne s'est pas laissée apprivoiser facilement
Le score final ne raconte qu'une partie de la semaine. Les douze équipages engagés ont dû composer avec un plan d'eau réputé pour ses courants et ses variations de vent. Après une première journée disputée dans une vingtaine de nœuds, les concurrentes ont également connu des matinées beaucoup plus calmes, au point de retarder les départs trois jours sur quatre. Le format en J/22 plaçait les équipages à armes égales et redonnait toute son importance au duel tactique : pré-départ, positionnement par rapport à l'adversaire, choix des bords et qualité des manœuvres. Après les qualifications et les quarts de finale, Courtois a retrouvé en demi-finale un autre équipage français, le L4C Racing Team de Lucie Gout, Flavie Foucher, Clarisse Baissac et Lomane Valade.
Match in Pink s'est imposé et a rejoint Nicole Breault en finale, tandis que Lucie Gout a terminé quatrième après sa défaite contre la Néerlandaise Julia Aartsen dans la petite finale. La présence de deux équipages tricolores parmi les quatre demi-finalistes donne aussi une autre lecture de ce Mondial : derrière l'exceptionnelle série de Courtois, le match racing féminin français conserve de la profondeur. La FFVoile avait d'ailleurs engagé trois équipages français sur les douze participants à San Francisco.
Un 3-0 en finale qui masque des duels serrés
Face à Nicole Breault et à Vela Racing, l'avantage du terrain était du côté américain. Celui du résultat a été nettement français. Match in Pink remporte les trois confrontations de la finale et s'impose 3-0. Mais Pauline Courtois elle-même insiste sur le caractère trompeur de ce score : les matchs ont été beaucoup plus serrés que ne le laisse penser le résultat brut. La Française met notamment en avant la capacité de son équipage à conserver la vitesse du J/22, mais aussi le travail collectif et celui de ses entraîneurs Mathieu Richard et Cédric Château.
Nicole Breault reconnaît de son côté la constance d'un équipage qui continue à se battre jusqu'au bout de chaque confrontation. Courtois, Lemaitre, Acker et Mettraux repartent ainsi de San Francisco avec le Françoise Pascal Memorial Trophy et une série de six Championnats du monde sans interruption. Julia Aartsen complète le podium devant Lucie Gout. Le prochain Mondial est annoncé à Auckland, du 22 au 26 novembre 2027 : Match in Pink y arrivera avec une situation devenue inhabituelle dans le sport de haut niveau. Depuis six éditions, toutes les concurrentes savent précisément quel équipage elles doivent battre.