La Transat Café l'Or, l'ex Jacques Vabre — dont le départ aura lieu le 26 octobre 2025 — reliera le Havre à la Martinique. Cette transatlantique est aussi appelé "La Route du Café" et nous allons vous expliquer pourquoi.
Le 26 octobre 2025, les 74 duos de la Transat Café l'Or s'élanceront depuis le Havre en direction des Antilles. Ils suivront le même itinéraire que les navires du 18 et 19e siècles qui transportaient le café de l'Amrique du Sud, au port du Havre, premier port caféier européen au 18e. Mais certes dans le sens inverse.
Les premiers grains de café sont débarqués en Normandie en 1728, par les clippers qui ramènent en France des produits issus des colonies : café, cacao, coton… Ces trois-mâts, caractéristiques du 19e et du début du 20e sont utilisés pour transporter au plus vite des denrées périssables, tablant sur leurs imposantes voilures et leurs coques effilées. À chaque voyage, ce sont 400 tonnes de café qui sont conduites au Havre, depuis les côtes brésiliennes. Baptisés "Les Hirondelles de Rio", ces voiliers sont d'ailleurs construits au Havre.
Le havre, le plus grand importateur de café européen
À l'époque, et depuis 1815, le Havre est le plus grand port importateur de café d'Europe, en matière de stockage et de distribution. À la fin du 19e, on y débarque jusqu'à 780 000 sacs de café par an. La ville normande devient d'ailleurs, au début du 20e siècle, le stock le plus important de café avec 100 000 tonnes de café importé.
Le café importé depuis le Brésil était ensuite trié dans des entrepôts par des centaines de trieuses, qui enlevaient les coques brisées ou ne pouvant être utilisée.
Rapidement, les négociants locaux en café font fortune et acquièrent une certaine reconnaissance sociale, jouissant d'un certain pourvoir au Havre. Des nombreuses maisons de café se créent, comme Jobin & Compagnie, en 1871.
À la fin des années 1970, on compte environ une quarantaine de maisons de café au Havre, alors qu'aujourd'hui, il ne reste plus que Jobin & Compagnie. Pourtant, le Havre continue l'importation de café, toujours du Brésil, premier producteur mondial, mais aussi d'Afrique et plus récemment d'Asie.
Mais le Havre ne fait pas qu'importer le café. La ville possède la bourse internationale la plus importante d'Europe et rivaliser avec New York. Chaque jour, des transactions fixent les cours mondiaux des diverses variétés de café.
En 1944, après le bombardement allié qui dure 6 jours, 3 500 civils sont tués et le centre-ville est entièrement détruit. Les négociants de café qui ont fui la ville lors de l'exode ne sont jamais revenus et le Havre a perdu de sa superbe. Si le café n'occupe plus la place prépondérante d'antan, la fermeture du marché en 1944 appuie la clôture des maisons de café. Néanmoins, le Havre reste le premier port caféier français.
Le café importé depuis le Brésil était ensuite trié dans des entrepôts par des centaines de trieuses, qui enlevaient les coques brisées ou ne pouvant être utilisée.
Bassin du Commerce
Une fortune locale
Rapidement, les négociants locaux en café font fortune et acquièrent une certaine reconnaissance sociale, jouissant d'un certain pourvoir au Havre. Des nombreuses maisons de café se créent, comme Jobin & Compagnie, en 1871.
À la fin des années 1970, on compte environ une quarantaine de maisons de café au Havre, alors qu'aujourd'hui, il ne reste plus que Jobin & Compagnie. Pourtant, le Havre continue l'importation de café, toujours du Brésil, premier producteur mondial, mais aussi d'Afrique et plus récemment d'Asie.
Le Royal Clipper IV, réplique moderne des clippers de l'époque
Le Havre, rivale de New York
Mais le Havre ne fait pas qu'importer le café. La ville possède la bourse internationale la plus importante d'Europe et rivaliser avec New York. Chaque jour, des transactions fixent les cours mondiaux des diverses variétés de café.
Le Quai de Southampton, au Havre
Guerre et café
En 1944, après le bombardement allié qui dure 6 jours, 3 500 civils sont tués et le centre-ville est entièrement détruit. Les négociants de café qui ont fui la ville lors de l'exode ne sont jamais revenus et le Havre a perdu de sa superbe. Si le café n'occupe plus la place prépondérante d'antan, la fermeture du marché en 1944 appuie la clôture des maisons de café. Néanmoins, le Havre reste le premier port caféier français.