Parlez-vous fluvial ? - Plaisance ou commerce, le vocabulaire des bateaux fluviaux

La ligne des Luxemotor ne manque pas de séduire
La ligne des Luxemotor ne manque pas de séduire © Olivier Chauvin

Le monde du fluvial ne se divise pas en "péniches" et "house-boats" ! D'ailleurs, aucun de ces deux vocables n'a cours sur les voies d'eau. La dénomination des bateaux d'eau douce est plus large et en même temps plus précise que cela.

Les mariniers n'emploient jamais le terme de péniche, à part pour des chaussures notoirement surdimensionnées ! Ils parlent de bateaux de commerce, ou de 38 mètres lorsque leur bateau est au gabarit Freycinet, du nom de l'ingénieur qui a établi cette norme pour la longueur des écluses. Auparavant, celles-ci dépassaient rarement les 30 mètres. Quand le mouillage (tirant d'eau admissible) le permet, ces bateaux peuvent charger jusqu'à 350 tonnes de fret.

Le 38 mètres est le plus commun des bateaux de commerce
Le 38 mètres est le plus commun des bateaux de commerce

Du halage à la motorisation

Les gabares et chalands du passé étaient halés à col d'homme ou par des bœufs ou des chevaux. Plus tard, des services de touage à l'aide de petites locomotives et tracteurs ont été mis en place le long de certaines voies d'eaux, jusqu'à la motorisation qui a rendu les bateaux automoteurs. Cet âge d'or de la batellerie artisanale n'a pas duré. Le métier a périclité, vaincu par la concurrence du rail et il faut bien l'avouer par une tradition de coulage qui consistait trop souvent à se servir sur la cargaison.

Plus d'articles sur le thème
Réagir à cet article
Ajouter un commentaire...