Benoît Gomez navigue en kite foil de haut niveau depuis 2010. Dans cette prise de parole, il détaille un double engagement, sportif et entrepreneurial, avec en ligne de mire les Jeux Olympiques et le développement de sa marque Element Kiteboarding.
Un outsider du Bassin d'Arcachon face aux pôles historiques
Originaire du Bassin d'Arcachon, Benoît Gomez évolue à distance des grands centres d'entraînement français, souvent situés en Bretagne ou dans le sud est. Cette position d'outsider impose davantage de déplacements pour rejoindre les collectifs et les compétitions internationales.
Mais cette contrainte logistique ne l'a pas empêché de monter sur la troisième marche du podium mondial. L'objectif est désormais clair, gagner une place, puis une autre, à l'approche des Jeux.
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... Pour les pratiquants, ce parcours rappelle que la géographie ne fait pas tout. L'accès au plan d'eau, la régularité à l'entraînement et l'intégration dans des groupes de travail structurés restent déterminants.
Avantage de cette position, une forme d'autonomie et un ancrage local fort. Inconvénient, des temps de trajet et une organisation plus lourde que pour les riders installés près des pôles fédéraux.
Benoît Gomez insiste sur un point technique majeur, l'essor du foil a transformé le temps passé à l'eau. En kite foil comme en wing foil, les pratiquants naviguent désormais dans des vents très faibles.
À partir de 5 nœuds, le décollage devient possible. En kite traditionnel, sous 12 ou 13 nœuds, la navigation reste limitée et peu dynamique. Le foil ouvre donc une plage d'utilisation élargie, avec un rendement hydrodynamique bien supérieur grâce à la portance de l'aile immergée.
Pour les écoles et les clubs, cette évolution change la donne. Les créneaux exploitables se multiplient. Pour les compétiteurs, cela signifie aussi davantage d'heures d'entraînement, donc un volume de travail accru.
Mais le foil impose une progression structurée. Selon Benoît Gomez, il est préférable de maîtriser d'abord le kite, puis d'aborder le foil en tracté, derrière un bateau ou sur un câble park. Cette approche permet de dissocier l'apprentissage du vol et la gestion de la voile.
Le kite peut impressionner. Une aile génère une puissance importante, surtout en plage haute. Benoît Gomez rappelle pourtant que les systèmes modernes intègrent trois niveaux de sécurité.
Premier réflexe, lâcher la barre. La voile se met en drapeau et perd sa traction. Deuxième niveau, un largage partiel qui neutralise l'aile tout en la conservant reliée au rider. Troisième niveau, le largage complet.
Ces dispositifs rendent la discipline plus accessible qu'il y a quinze ans. Mais la formation en école reste indispensable pour acquérir les automatismes, comprendre la fenêtre de vol et gérer les situations à risque.
Pour les plaisanciers qui découvrent le kite foil, ce rappel est essentiel. La performance ne doit jamais faire oublier la sécurité et la connaissance du plan d'eau.
En parallèle de sa carrière sportive, Benoît Gomez a lancé sa marque, Element Kiteboarding. Particularité du kite foil olympique, la jauge est ouverte. Les marques déposent leur matériel pour la durée de l'olympiade, et les athlètes restent libres de choisir leur voile.
Il a ainsi enregistré un modèle utilisable jusqu'aux Jeux. Son ambition est double, performer au plus haut niveau et démontrer la compétitivité de ses ailes sur les podiums internationaux.
La gamme se concentre sur des voiles à caissons, adaptées à la race et au freeride orienté saut. Le développement d'une aile de compétition impose un travail précis sur le profil, la stabilité en plage basse et la gestion du cap à haute vitesse.
Pour les professionnels du secteur nautique, ce double rôle de rider et de concepteur illustre l'évolution du marché. Les retours terrain nourrissent directement le développement produit. L'athlète devient acteur de l'innovation technique.
Au final, Benoît Gomez avance sur deux fronts. Monter sur la plus haute marche en kite foil et structurer une marque capable d'accompagner la discipline. Sur le Bassin d'Arcachon comme sur les plans d'eau internationaux, le cap est fixé vers 2028, avec le foil comme moteur.
Avantage de cette position, une forme d'autonomie et un ancrage local fort. Inconvénient, des temps de trajet et une organisation plus lourde que pour les riders installés près des pôles fédéraux.
Le foil, plus d'heures sur l'eau et navigation dès 5 nœuds
Benoît Gomez insiste sur un point technique majeur, l'essor du foil a transformé le temps passé à l'eau. En kite foil comme en wing foil, les pratiquants naviguent désormais dans des vents très faibles.
À partir de 5 nœuds, le décollage devient possible. En kite traditionnel, sous 12 ou 13 nœuds, la navigation reste limitée et peu dynamique. Le foil ouvre donc une plage d'utilisation élargie, avec un rendement hydrodynamique bien supérieur grâce à la portance de l'aile immergée.
Pour les écoles et les clubs, cette évolution change la donne. Les créneaux exploitables se multiplient. Pour les compétiteurs, cela signifie aussi davantage d'heures d'entraînement, donc un volume de travail accru.
Mais le foil impose une progression structurée. Selon Benoît Gomez, il est préférable de maîtriser d'abord le kite, puis d'aborder le foil en tracté, derrière un bateau ou sur un câble park. Cette approche permet de dissocier l'apprentissage du vol et la gestion de la voile.
Sécurité en kitesurf, trois niveaux de largage
Le kite peut impressionner. Une aile génère une puissance importante, surtout en plage haute. Benoît Gomez rappelle pourtant que les systèmes modernes intègrent trois niveaux de sécurité.
Premier réflexe, lâcher la barre. La voile se met en drapeau et perd sa traction. Deuxième niveau, un largage partiel qui neutralise l'aile tout en la conservant reliée au rider. Troisième niveau, le largage complet.
Ces dispositifs rendent la discipline plus accessible qu'il y a quinze ans. Mais la formation en école reste indispensable pour acquérir les automatismes, comprendre la fenêtre de vol et gérer les situations à risque.
Pour les plaisanciers qui découvrent le kite foil, ce rappel est essentiel. La performance ne doit jamais faire oublier la sécurité et la connaissance du plan d'eau.
Element Kiteboarding, un rider qui développe ses propres voiles
En parallèle de sa carrière sportive, Benoît Gomez a lancé sa marque, Element Kiteboarding. Particularité du kite foil olympique, la jauge est ouverte. Les marques déposent leur matériel pour la durée de l'olympiade, et les athlètes restent libres de choisir leur voile.
Il a ainsi enregistré un modèle utilisable jusqu'aux Jeux. Son ambition est double, performer au plus haut niveau et démontrer la compétitivité de ses ailes sur les podiums internationaux.
La gamme se concentre sur des voiles à caissons, adaptées à la race et au freeride orienté saut. Le développement d'une aile de compétition impose un travail précis sur le profil, la stabilité en plage basse et la gestion du cap à haute vitesse.
Pour les professionnels du secteur nautique, ce double rôle de rider et de concepteur illustre l'évolution du marché. Les retours terrain nourrissent directement le développement produit. L'athlète devient acteur de l'innovation technique.
Au final, Benoît Gomez avance sur deux fronts. Monter sur la plus haute marche en kite foil et structurer une marque capable d'accompagner la discipline. Sur le Bassin d'Arcachon comme sur les plans d'eau internationaux, le cap est fixé vers 2028, avec le foil comme moteur.

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