Ce 40MXP baptisé MITAN illustre une évolution dans la gamme explorer du chantier turc, avec un accent mis sur la vie à bord et les longues navigations, mais certains choix techniques et d'aménagement méritent d'être examinés de près.

Un programme de navigation orienté grande croisière familiale
Le cahier des charges est clair, naviguer loin et longtemps avec un équipage familial élargi. L'autonomie annoncée atteint 6000 milles nautiques à 8 nœuds, ce qui ouvre des traversées océaniques sans escale. Dans les faits, cela correspond à une transatlantique ou à une saison complète en cabotage lent.

Mais cette vitesse économique implique un rythme de déplacement mesuré. Pour un plaisancier habitué à des croisières rapides, le compromis est net. En revanche, pour un programme d'exploration ou de mouillage en mouillage, ce choix reste cohérent.

La cible est identifiable, un armateur qui privilégie la ...
... durée à bord, avec des escales espacées et une logique de voyage plutôt que de déplacement.
La poupe concentre une grande partie du concept. Trois niveaux s'enchaînent depuis le cockpit jusqu'à la plateforme de bain. On passe d'un espace repas à une zone lounge intégrant une piscine, puis à un accès direct à la mer.
Ce dispositif fluidifie les circulations. Concrètement, l'équipage peut servir à table pendant que d'autres passagers utilisent la piscine ou accèdent à l'eau. Et cette continuité entre intérieur et extérieur réduit les ruptures d'usage.
Mais cette configuration consomme du volume sur la partie technique arrière. Elle suppose aussi une gestion rigoureuse des circulations en navigation, notamment par mer formée, où ces espaces deviennent moins exploitables.
Le plan intérieur propose six cabines pour douze passagers, avec une suite propriétaire de plain pied sur le pont principal. Deux cabines offrent une modularité intéressante. Elles peuvent servir de chambre enfant, de bureau ou de cabine supplémentaire.
Ce type d'aménagement répond à des usages variés, croisière familiale, télétravail embarqué ou réception d'invités. Et la séparation des flux entre équipage et invités améliore la discrétion à bord.
Mais cette densité d'accueil implique une logistique importante, stockage, avitaillement, gestion des eaux. Elle suppose aussi un équipage dimensionné en conséquence, ce qui impacte les coûts d'exploitation.
La propulsion repose sur deux moteurs MAN de 800 chevaux, avec une option à 900 chevaux. Ce choix reste classique pour un yacht de ce tonnage. Il privilégie la fiabilité et la consommation maîtrisée à vitesse modérée.
Le travail sur les vibrations et le bruit, mené avec Silent Line, cible surtout les phases au mouillage. C'est un point souvent négligé, alors que ces unités passent l'essentiel du temps à l'ancre.
Des stabilisateurs actifs, utilisables en route et à l'arrêt, complètent l'ensemble. Ils limitent le roulis, mais leur efficacité dépendra des conditions de mer et du réglage.
Le 40MXP embarque un annexe de près de 10 mètres, complété par une annexe secondaire, deux scooters des mers, des seabobs et des kayaks. Une grue de pont de 3 tonnes assure la manutention.
Ce niveau d'équipement confirme un usage orienté loisirs nautiques intensifs. Le stockage est réparti entre le pont supérieur et des coffres arrière dédiés.
Mais cette dotation pèse sur les masses embarquées. Elle demande une gestion précise des charges pour préserver les performances et la stabilité, surtout sur de longues distances.
Numarine s'appuie sur une architecture signée Umberto Tagliavini, avec une coque pensée pour l'efficacité à basse vitesse. Le chantier s'est construit une réputation sur ce créneau des explorers semi déplacement.
Le 40MXP s'inscrit dans la continuité du 37XP, avec plus de surface de pont et une reconfiguration marquée des espaces extérieurs.
Trois unités sont déjà vendues, dont deux livrées en avril 2026. L'une d'elles entame un programme de navigation de plusieurs mois vers le Mexique, ce qui donne un aperçu concret de l'usage visé.
Au final, ce modèle s'adresse à des plaisanciers qui envisagent le bateau comme un lieu de vie mobile, plus que comme un simple support de navigation. Reste à voir comment ces choix se traduiront en conditions réelles, loin des quais et des salons nautiques.

Une architecture arrière tournée vers la vie au mouillage
La poupe concentre une grande partie du concept. Trois niveaux s'enchaînent depuis le cockpit jusqu'à la plateforme de bain. On passe d'un espace repas à une zone lounge intégrant une piscine, puis à un accès direct à la mer.

Ce dispositif fluidifie les circulations. Concrètement, l'équipage peut servir à table pendant que d'autres passagers utilisent la piscine ou accèdent à l'eau. Et cette continuité entre intérieur et extérieur réduit les ruptures d'usage.

Mais cette configuration consomme du volume sur la partie technique arrière. Elle suppose aussi une gestion rigoureuse des circulations en navigation, notamment par mer formée, où ces espaces deviennent moins exploitables.

Une habitabilité modulable pour équipages élargis
Le plan intérieur propose six cabines pour douze passagers, avec une suite propriétaire de plain pied sur le pont principal. Deux cabines offrent une modularité intéressante. Elles peuvent servir de chambre enfant, de bureau ou de cabine supplémentaire.

Ce type d'aménagement répond à des usages variés, croisière familiale, télétravail embarqué ou réception d'invités. Et la séparation des flux entre équipage et invités améliore la discrétion à bord.

Mais cette densité d'accueil implique une logistique importante, stockage, avitaillement, gestion des eaux. Elle suppose aussi un équipage dimensionné en conséquence, ce qui impacte les coûts d'exploitation.

Motorisation et confort, un équilibre orienté silence
La propulsion repose sur deux moteurs MAN de 800 chevaux, avec une option à 900 chevaux. Ce choix reste classique pour un yacht de ce tonnage. Il privilégie la fiabilité et la consommation maîtrisée à vitesse modérée.

Le travail sur les vibrations et le bruit, mené avec Silent Line, cible surtout les phases au mouillage. C'est un point souvent négligé, alors que ces unités passent l'essentiel du temps à l'ancre.

Des stabilisateurs actifs, utilisables en route et à l'arrêt, complètent l'ensemble. Ils limitent le roulis, mais leur efficacité dépendra des conditions de mer et du réglage.

Capacité d'emport et équipements nautiques
Le 40MXP embarque un annexe de près de 10 mètres, complété par une annexe secondaire, deux scooters des mers, des seabobs et des kayaks. Une grue de pont de 3 tonnes assure la manutention.

Ce niveau d'équipement confirme un usage orienté loisirs nautiques intensifs. Le stockage est réparti entre le pont supérieur et des coffres arrière dédiés.

Mais cette dotation pèse sur les masses embarquées. Elle demande une gestion précise des charges pour préserver les performances et la stabilité, surtout sur de longues distances.

Construction et positionnement du chantier Numarine
Numarine s'appuie sur une architecture signée Umberto Tagliavini, avec une coque pensée pour l'efficacité à basse vitesse. Le chantier s'est construit une réputation sur ce créneau des explorers semi déplacement.

Le 40MXP s'inscrit dans la continuité du 37XP, avec plus de surface de pont et une reconfiguration marquée des espaces extérieurs.

Trois unités sont déjà vendues, dont deux livrées en avril 2026. L'une d'elles entame un programme de navigation de plusieurs mois vers le Mexique, ce qui donne un aperçu concret de l'usage visé.

Au final, ce modèle s'adresse à des plaisanciers qui envisagent le bateau comme un lieu de vie mobile, plus que comme un simple support de navigation. Reste à voir comment ces choix se traduiront en conditions réelles, loin des quais et des salons nautiques.

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