SNSM : pourquoi certains bateaux de sauvetage sont rénovés plutôt que remplacés

L'ancien Canot Tout Temps de la station de la Ciotat
L'ancien Canot Tout Temps de la station de la Ciotat © Maxime Leriche

La SNSM développe un programme de refonte de ses bateaux de sauvetage pour prolonger leur durée de service jusqu'à quinze ans. Coques, motorisations et équipements de navigation font l'objet d'une remise à niveau approfondie. Cette politique intervient après les difficultés rencontrées dans le programme "Nouvelle flotte", dont la production devait initialement être organisée autour du chantier Couach.

Rénover les bateaux existants pour prolonger leur durée de service

Plutôt que de remplacer systématiquement ses bateaux vieillissants, la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) entend désormais privilégier leur rénovation lorsque leur état technique le permet. L'enjeu concerne une flotte d'environ 800 embarcations, allant des navires de sauvetage hauturiers aux pneumatiques, en passant par les vedettes, les semi-rigides et les scooters des mers.

©Maxime Leriche
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Ces bateaux sont soumis à des contraintes importantes. Ils doivent pouvoir intervenir rapidement, parfois dans des conditions météorologiques difficiles, et rester disponibles tout au long de l'année. Le vieillissement des structures, des motorisations et des équipements impose donc un entretien régulier, mais aussi, à terme, des interventions beaucoup plus lourdes.

La SNSM entend désormais prolonger la carrière des unités dont les coques présentent encore un potentiel suffisant. Selon l'association, une refonte peut permettre de gagner dix années de service pour un semi-rigide et quinze ans pour un navire hauturier.

Cette démarche ne signifie pas l'arrêt des constructions neuves. Elle vient compléter le renouvellement de la flotte, notamment lorsque les unités existantes ne répondent plus aux exigences opérationnelles.

Le programme Couach devait centraliser la production des nouveaux bateaux

Cette nouvelle politique intervient dans un contexte particulier. En 2019, la SNSM avait fait un choix industriel différent en confiant au chantier Couach, implanté à Gujan-Mestras, la maîtrise d'œuvre de sa future gamme de bateaux de sauvetage. L'objectif était de centraliser la construction des nouvelles unités autour d'un interlocuteur industriel principal. Jusqu'alors, les bateaux de la SNSM provenaient de différents chantiers, avec des conceptions et des équipements parfois très différents.

©Maxime Leriche
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La nouvelle organisation devait permettre de standardiser la flotte, de faciliter l'entretien et de rationaliser les coûts de production.

Les besoins de renouvellement étaient alors estimés à environ 140 bateaux sur dix ans, représentant un investissement potentiel de 100 millions d'euros. Le contrat signé avec Couach en octobre ...

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