Un appel qui finit en fausse alerte

Le CROSS Etel a engagé la SNS 252 (station SNSM du Pays de Lorient) pour récupérer une aile de wing retrouvée sur l'îlot Saint-Michel. Aucune coordonnée n'y figurait. Dans le doute, l'équipage a lancé des recherches le long de la côte, au large de Larmor-Plage, tandis que d'autres wingfoilers naviguaient sur zone. Après environ trente minutes de battue, le CROSS a confirmé que l'aile appartenait à un pratiquant… à terre et en sécurité, qui l'avait perdue plus tôt dans la journée. Bilan : météo soutenue, six équipiers mobilisés pendant environ une heure, des moyens engagés alors qu'ils auraient pu être appelés sur une autre urgence.
"Dans le doute, on cherche" rappelle le patron de la sortie, Laurent Charpentier : un principe sain côté secours, coûteux si le matériel n'est pas identifié.
Pourquoi le marquage change tout
Une aile, un paddle ou un kayak retrouvés à la dérive déclenchent un doute raisonnable sur la présence d'une personne à l'eau. Sans contact du propriétaire, le CROSS régional engage les sauveteurs qui partent immédiatement en recherche, parfois avec plusieurs unités, et prolongent les recherches tant qu'aucun élément ne ...
... permet d'exclure le naufrage. Une simple étiquette avec un numéro de téléphone, un nom et, si possible, l'immatriculation du bateau support ou du club, suffit souvent à lever le doute en quelques minutes. C'est la différence entre une levée d'ambiguïté rapide et une opération de sauvetage complète.
L'article 2.11 de la directive 240 qui fixe les règles de sécurité applicables à la navigation de plaisance en mer sur les embarcations de longueur inférieure ou égale à 24 mètres est très clair : "Les planches aérotractées (lire kite surf et de facto wing foils) comportent un identifiant de la personne, physique ou morale, qui en est le propriétaire et permettant de la contacter. Cet identifiant, en caractères d'un centimètre minimum de hauteur, doit être inscrit sur la voile ou sur un support qui en est solidaire. Il doit être constitué soit par le nom soit par les coordonnées téléphoniques ou électroniques du propriétaire ou par plusieurs de ces identifiants ".
Au-delà du cadre règlementaire, cette mesure de bon sens permet de contacter le propriétaire du matériel perdu et de s'assurer qu'il est en sécurité.
Sur le matériel de glisse ou l'annexe, visez un marquage redondant, durable et lisible :
- Ailes et planches (wing, kite, windsurf) : nom, prénom, mobile, et club/école le cas échéant. Utiliser un marqueur indélébile sous un vernis transparent ou un autocollant gravé placé à l'intérieur d'une latte ou sous le bord d'attaque + un rappel discret sur l'extrados. Les lettres et chiffres doivent être d'au moins 1cm de hauteur.
- SUP, kayaks, foils, dériveurs, annexes : plaquette gravée ou autocollant laminé dans un coffre, sous la poignée ou à l'intérieur du puits de dérive ; doublon visible sur le pont.
- Éléments amovibles (pagaies, gilets, leashes, sacs étanches) : initiales + téléphone au marqueur UV ou indélébile, protégés par un ruban transparent.
- Option utile : QR code pointant vers une fiche contact (nom, téléphone, "dernier usage le … à …").
- Contrôlez le marquage en début de saison et après chaque rinçage prolongé : certains feutres pâlissent, certains adhésifs se décollent.
Dès qu'un équipement est perdu ou laissé dériver sans personne en difficulté, signalez-le immédiatement :
- Composez le 196 depuis un téléphone mobile (numéro d'urgence mer en France).
- Ou appelez sur VHF canal 16, en précisant que personne n'est en détresse.
Donnez : type d'objet, couleur/marques, zone et heure de perte, direction et force du vent/du courant, coordonnées si possible. L'information est remontée au CROSS et consignée : si l'objet est retrouvé, la levée de doute est instantanée et les moyens ne sont pas engagés pour rien.
Même courte, une levée de doute mobilise une vedette, un équipage entraîné, parfois un semi-rigide d'appoint et des moyens publics en coordination. Chaque sortie expose les sauveteurs aux mêmes risques que lors d'un vrai sinistre (mer formée, approche de côte, visibilité variable) et occupe des créneaux pendant lesquels une urgence avérée peut survenir à proximité. Le marquage et l'appel rapide au CROSS font gagner du temps et réduisent l'exposition de tous.
- Toujours marquer ailes, boards, paddles, kayaks, annexes et leurs éléments amovibles.
- Prévenir tout de suite le 196 ou le canal 16 en cas de perte sans détresse.
- Mettre à jour régulièrement étiquettes et numéros.
- Informer le club ou l'école, s'il y a lieu, pour relai auprès des autorités locales.
- En navigation : sécuriser le matériel (laçage, leash, saisines) avant de s'éloigner ou de multiplier les bords par vent instable.
- Distribuer des kits de marquage (autocollants gravés, feutres indélébiles, vernis).
- Vérifier le marquage lors des locations et des stages ; tenir un petit registre (type, couleur, nom, téléphone).
- Afficher, près de la mise à l'eau, une procédure "objet perdu" avec 196 / VHF 16, modèle de message et coordonnées du poste SNSM le plus proche.
- Former à la levée de doute (quoi dire, quoi noter, quand rappeler si l'objet est retrouvé).
Le réflexe "je marque, j'informe" s'inscrit dans la prévention de tous les jours, au même titre que le port du gilet ou la vérification météo. C'est un geste simple, peu coûteux, qui évite des heures de recherche et restitue des moyens à ceux qui en ont besoin. Et si votre matériel est retrouvé, il a en plus bien plus de chances de vous revenir rapidement.
L'article 2.11 de la directive 240 qui fixe les règles de sécurité applicables à la navigation de plaisance en mer sur les embarcations de longueur inférieure ou égale à 24 mètres est très clair : "Les planches aérotractées (lire kite surf et de facto wing foils) comportent un identifiant de la personne, physique ou morale, qui en est le propriétaire et permettant de la contacter. Cet identifiant, en caractères d'un centimètre minimum de hauteur, doit être inscrit sur la voile ou sur un support qui en est solidaire. Il doit être constitué soit par le nom soit par les coordonnées téléphoniques ou électroniques du propriétaire ou par plusieurs de ces identifiants ".
Au-delà du cadre règlementaire, cette mesure de bon sens permet de contacter le propriétaire du matériel perdu et de s'assurer qu'il est en sécurité.
Que marquer, comment marquer
Sur le matériel de glisse ou l'annexe, visez un marquage redondant, durable et lisible :

- Ailes et planches (wing, kite, windsurf) : nom, prénom, mobile, et club/école le cas échéant. Utiliser un marqueur indélébile sous un vernis transparent ou un autocollant gravé placé à l'intérieur d'une latte ou sous le bord d'attaque + un rappel discret sur l'extrados. Les lettres et chiffres doivent être d'au moins 1cm de hauteur.

- SUP, kayaks, foils, dériveurs, annexes : plaquette gravée ou autocollant laminé dans un coffre, sous la poignée ou à l'intérieur du puits de dérive ; doublon visible sur le pont.

- Éléments amovibles (pagaies, gilets, leashes, sacs étanches) : initiales + téléphone au marqueur UV ou indélébile, protégés par un ruban transparent.
- Option utile : QR code pointant vers une fiche contact (nom, téléphone, "dernier usage le … à …").

- Contrôlez le marquage en début de saison et après chaque rinçage prolongé : certains feutres pâlissent, certains adhésifs se décollent.
Perte de matériel : qui prévenir, que dire
Dès qu'un équipement est perdu ou laissé dériver sans personne en difficulté, signalez-le immédiatement :
- Composez le 196 depuis un téléphone mobile (numéro d'urgence mer en France).
- Ou appelez sur VHF canal 16, en précisant que personne n'est en détresse.
Donnez : type d'objet, couleur/marques, zone et heure de perte, direction et force du vent/du courant, coordonnées si possible. L'information est remontée au CROSS et consignée : si l'objet est retrouvé, la levée de doute est instantanée et les moyens ne sont pas engagés pour rien.

L'impact d'une recherche "à vide"

Même courte, une levée de doute mobilise une vedette, un équipage entraîné, parfois un semi-rigide d'appoint et des moyens publics en coordination. Chaque sortie expose les sauveteurs aux mêmes risques que lors d'un vrai sinistre (mer formée, approche de côte, visibilité variable) et occupe des créneaux pendant lesquels une urgence avérée peut survenir à proximité. Le marquage et l'appel rapide au CROSS font gagner du temps et réduisent l'exposition de tous.
Ce qu'il faut retenir, côté pratiquants

- Toujours marquer ailes, boards, paddles, kayaks, annexes et leurs éléments amovibles.
- Prévenir tout de suite le 196 ou le canal 16 en cas de perte sans détresse.
- Mettre à jour régulièrement étiquettes et numéros.
- Informer le club ou l'école, s'il y a lieu, pour relai auprès des autorités locales.
- En navigation : sécuriser le matériel (laçage, leash, saisines) avant de s'éloigner ou de multiplier les bords par vent instable.
Pour les clubs et écoles : un protocole simple et utile
- Distribuer des kits de marquage (autocollants gravés, feutres indélébiles, vernis).
- Vérifier le marquage lors des locations et des stages ; tenir un petit registre (type, couleur, nom, téléphone).
- Afficher, près de la mise à l'eau, une procédure "objet perdu" avec 196 / VHF 16, modèle de message et coordonnées du poste SNSM le plus proche.
- Former à la levée de doute (quoi dire, quoi noter, quand rappeler si l'objet est retrouvé).
Une culture de sécurité partagée
Le réflexe "je marque, j'informe" s'inscrit dans la prévention de tous les jours, au même titre que le port du gilet ou la vérification météo. C'est un geste simple, peu coûteux, qui évite des heures de recherche et restitue des moyens à ceux qui en ont besoin. Et si votre matériel est retrouvé, il a en plus bien plus de chances de vous revenir rapidement.


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