Avec le MP12, le chantier 3AF introduit une unité de 12,70 m qui cherche à couvrir plusieurs programmes de navigation. Entre dayboat ouvert et cruiser fermé, le bateau promet une adaptation dans le temps. Reste à voir ce que cela implique en usage réel, en construction et en performances.
Une modularité réelle ou un compromis structurel

Le point central du MP12 tient dans sa capacité à passer d'une version open à une configuration cruiser. Cette transformation repose sur des modules structurels conçus pour être ajoutés ou modifiés après la mise à l'eau.

Sur le papier, l'idée répond à une demande concrète, celle d'armateurs qui font évoluer leur programme, du cabotage à la croisière côtière. Mais cette approche pose une question technique, celle de la rigidité globale et des interfaces entre modules.

Le chantier annonce une conception pensée dès l'origine pour ces évolutions. Cela implique une anticipation des charges, des points d'ancrage et des contraintes de torsion. Pour l'utilisateur, l'intérêt se situe dans la durée de vie du bateau et sa valeur à la ...
... revente. En revanche, il faut accepter une certaine complexité et un coût potentiel lié aux transformations.
Le MP12 est conçu uniquement pour des moteurs hors-bord. Trois blocs de 450 ch peuvent être installés, soit 1350 ch au total. Une alternative en 3 x 350 ch existe pour limiter la consommation.
Ce choix structure tout l'arrière du bateau. Les plateformes de bain latérales remplacent la plage arrière classique, occupée par les moteurs. L'accès à l'eau reste possible, mais diffère des configurations inboard.
En navigation, cette motorisation annonce une vitesse de croisière élevée, autour de 40 nœuds. Elle intéresse les plaisanciers qui cherchent des déplacements rapides entre mouillages. En contrepartie, la consommation et le coût d'entretien restent élevés, et le bruit peut être plus présent qu'avec une motorisation inboard.
La coque adopte un dessin à triple redan. Ce type de carène vise à réduire la surface mouillée et la traînée hydrodynamique. Le résultat attendu concerne l'accélération, la stabilité longitudinale et la consommation à vitesse élevée.
Le développement s'appuie sur des calculs CFD, avec un objectif clair, maintenir une assiette stable à haute vitesse. Pour le plaisancier, cela se traduit par un comportement plus sain dans le clapot, à condition de conserver une bonne répartition des masses.
Mais une carène stepped demande une certaine prise en main. À basse vitesse ou dans certaines conditions de mer, elle peut réagir différemment d'une coque classique. Ce type de carène s'adresse donc à des utilisateurs déjà familiarisés avec des unités rapides.
Le cockpit s'organise autour d'un espace modulable. Les terrasses latérales rabattables élargissent la surface utile au mouillage. Le bain de soleil arrière, associé à une dînette transformable, structure la zone de vie.
La circulation est facilitée par des passavants larges et une porte latérale au poste de pilotage. Ce point est important pour les manœuvres en équipage réduit. À l'avant, le pont propose un second espace de détente avec bain de soleil et assises.
Sous le hard top, l'espace est fermé par des vitrages, ce qui rapproche le bateau d'un cruiser. La présence d'un bar avec évier et réfrigérateur confirme l'orientation vers des sorties à la journée prolongées ou des croisières courtes.
Le MP12 intègre plusieurs matériaux techniques. La structure utilise du PET recyclé, tandis que certains éléments sont en polypropylène alvéolaire. L'objectif est de réduire le poids tout en conservant une rigidité suffisante.
Le recours à la fibre de carbone pour le hard top et les montants abaisse le centre de gravité. Cela améliore la stabilité, en particulier à haute vitesse. Le pont peut recevoir un revêtement composite avec liège, offrant une surface antidérapante et isolante.
À bord, les selleries utilisent des matériaux issus de l'automobile, avec une attention portée à la résistance thermique. Pour un plaisancier, cela se traduit par un confort accru au mouillage, notamment en été.
Le MP12 vise un spectre large, du dayboat rapide au cruiser familial. Avec 14 personnes autorisées à bord et une capacité carburant de 1735 L, il s'adapte à des sorties à la journée comme à des navigations de plusieurs jours.
La cabine avant, les couchages supplémentaires et la salle d'eau séparée permettent d'envisager des nuits à bord. Mais l'organisation reste typée open, avec une forte dépendance aux conditions météo pour profiter pleinement des espaces extérieurs.
Ce positionnement hybride intéresse les plaisanciers qui veulent un seul bateau pour plusieurs usages. Mais il impose aussi des compromis. Le MP12 ne remplace pas totalement un cruiser fermé pour la croisière longue, ni un pur dayboat pour la simplicité d'usage.
Au final, ce modèle s'adresse à des utilisateurs qui privilégient la vitesse, la modularité et les sorties conviviales, avec une approche technique assez marquée.
Une propulsion hors-bord puissante, mais exclusive

Le MP12 est conçu uniquement pour des moteurs hors-bord. Trois blocs de 450 ch peuvent être installés, soit 1350 ch au total. Une alternative en 3 x 350 ch existe pour limiter la consommation.

Ce choix structure tout l'arrière du bateau. Les plateformes de bain latérales remplacent la plage arrière classique, occupée par les moteurs. L'accès à l'eau reste possible, mais diffère des configurations inboard.

En navigation, cette motorisation annonce une vitesse de croisière élevée, autour de 40 nœuds. Elle intéresse les plaisanciers qui cherchent des déplacements rapides entre mouillages. En contrepartie, la consommation et le coût d'entretien restent élevés, et le bruit peut être plus présent qu'avec une motorisation inboard.
Une carène stepped pensée pour la vitesse et l'assiette

La coque adopte un dessin à triple redan. Ce type de carène vise à réduire la surface mouillée et la traînée hydrodynamique. Le résultat attendu concerne l'accélération, la stabilité longitudinale et la consommation à vitesse élevée.

Le développement s'appuie sur des calculs CFD, avec un objectif clair, maintenir une assiette stable à haute vitesse. Pour le plaisancier, cela se traduit par un comportement plus sain dans le clapot, à condition de conserver une bonne répartition des masses.

Mais une carène stepped demande une certaine prise en main. À basse vitesse ou dans certaines conditions de mer, elle peut réagir différemment d'une coque classique. Ce type de carène s'adresse donc à des utilisateurs déjà familiarisés avec des unités rapides.
Un plan de pont orienté vie à bord et circulation

Le cockpit s'organise autour d'un espace modulable. Les terrasses latérales rabattables élargissent la surface utile au mouillage. Le bain de soleil arrière, associé à une dînette transformable, structure la zone de vie.

La circulation est facilitée par des passavants larges et une porte latérale au poste de pilotage. Ce point est important pour les manœuvres en équipage réduit. À l'avant, le pont propose un second espace de détente avec bain de soleil et assises.

Sous le hard top, l'espace est fermé par des vitrages, ce qui rapproche le bateau d'un cruiser. La présence d'un bar avec évier et réfrigérateur confirme l'orientation vers des sorties à la journée prolongées ou des croisières courtes.
Des choix de matériaux issus de l'automobile et de l'aéronautique

Le MP12 intègre plusieurs matériaux techniques. La structure utilise du PET recyclé, tandis que certains éléments sont en polypropylène alvéolaire. L'objectif est de réduire le poids tout en conservant une rigidité suffisante.

Le recours à la fibre de carbone pour le hard top et les montants abaisse le centre de gravité. Cela améliore la stabilité, en particulier à haute vitesse. Le pont peut recevoir un revêtement composite avec liège, offrant une surface antidérapante et isolante.

À bord, les selleries utilisent des matériaux issus de l'automobile, avec une attention portée à la résistance thermique. Pour un plaisancier, cela se traduit par un confort accru au mouillage, notamment en été.
Un programme de navigation hybride à clarifier

Le MP12 vise un spectre large, du dayboat rapide au cruiser familial. Avec 14 personnes autorisées à bord et une capacité carburant de 1735 L, il s'adapte à des sorties à la journée comme à des navigations de plusieurs jours.
La cabine avant, les couchages supplémentaires et la salle d'eau séparée permettent d'envisager des nuits à bord. Mais l'organisation reste typée open, avec une forte dépendance aux conditions météo pour profiter pleinement des espaces extérieurs.

Ce positionnement hybride intéresse les plaisanciers qui veulent un seul bateau pour plusieurs usages. Mais il impose aussi des compromis. Le MP12 ne remplace pas totalement un cruiser fermé pour la croisière longue, ni un pur dayboat pour la simplicité d'usage.
Au final, ce modèle s'adresse à des utilisateurs qui privilégient la vitesse, la modularité et les sorties conviviales, avec une approche technique assez marquée.

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