Un marin amateur, un multicoque de grande croisière et la route mythique du Trophée Jules Verne. Le projet VIVANT JV repose sur une idée simple mais exigeante : boucler un tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, sur l'un des parcours les plus engagés de la planète pour un voilier. Derrière cette ambition, il y a d'abord un parcours de marin autodidacte, puis un chantier technique important, et enfin la recherche d'un bateau et de partenaires capables d'accompagner cette tentative.

Un parcours de marin construit loin des circuits professionnels
Olivier Marchand ne vient pas de la course au large. Son rapport à la mer se construit bien plus tôt, pendant l'enfance, au fil de voyages familiaux sur les rivages de Méditerranée. Les baignades, la voile légère, la planche à voile et les nuits passées au bord de l'eau nourrissent un imaginaire qui restera présent.
La navigation devient progressivement un terrain d'apprentissage. Optimist, Hobie Cat 16, windsurf puis croisière. Le parcours se construit par étapes, souvent en solitaire. Comme beaucoup de plaisanciers, il découvre la mer par l'expérience directe, parfois rude.
Une traversée Hyères - Corse en 1999 marque un tournant. Fatigue, mal de mer, météo qui se renforce, erreurs de navigation. L'épisode reste longtemps dans sa mémoire. Quelques années plus tard, une nouvelle traversée entre Marseille et Calvi lui permet de franchir un cap personnel. Le bateau avance cette fois sans incident majeur, même si la prudence domine encore à bord. ...
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Depuis, la voile reste une respiration à côté d'une carrière médicale menée à Grenoble. Navigations sur le Léman, sorties régulières en planche à voile sur le lac du Monteynard et croisières familiales nourrissent une pratique continue. Avec le temps, les navigations en solitaire deviennent de plus en plus fréquentes.
Le déclic remonte au début des années 1990. En 1993, les premières tentatives du Trophée Jules Verne captivent de nombreux passionnés de voile. Les équipages menés par Peter Blake, Olivier de Kersauson ou Bruno Peyron ouvrent alors un champ inédit : un tour du monde à la voile en moins de 80 jours.
À cette époque, l'aventure se lit dans les journaux spécialisés et s'écoute à la radio. Ces récits marquent durablement Olivier Marchand. La puissance des multicoques océaniques, les mers du Sud et les navigations sans escale deviennent une référence imaginaire.
Avec les années, cet horizon ne disparaît pas. Les éditions successives du Vendée Globe et les records autour du monde entretiennent ce fil. La navigation en solitaire s'impose progressivement comme la forme la plus cohérente de ce projet personnel.
Le programme VIVANT JV naît de cette réflexion. Il vise un tour du monde complet sur la route classique du Trophée Jules Verne, entre Ouessant et Ouessant, en laissant à bâbord le cap de Bonne Espérance, le cap Leeuwin et le cap Horn.
La particularité du projet tient au bateau envisagé. Contrairement aux tentatives précédentes, réalisées par des marins professionnels sur des machines de course, VIVANT JV prévoit de s'appuyer sur un multicoque de production destiné à la grande croisière.
Plusieurs modèles sont étudiés, notamment l'Outremer 5X, le Catana OC2 ou le Windelo 54. Ces catamarans sont connus pour leur capacité à naviguer vite en croisière tout en conservant un niveau de confort et d'autonomie important. Mais le programme annoncé dépasse largement leur utilisation habituelle. La route du Jules Verne implique les mers du Sud, les longues houles, les systèmes dépressionnaires rapides et des charges importantes sur la structure et le gréement.
Un tel programme impose donc une préparation lourde. Gréement dormant renforcé avec capteurs de tension, accastillage adapté, voiles performantes capables d'encaisser les milles, pilote automatique performant, redondance des systèmes électroniques et organisation des manœuvres pour un solitaire. L'ergonomie du cockpit et la gestion des charges deviennent aussi des paramètres essentiels.
L'enjeu est clair : démontrer jusqu'où un multicoque de grande croisière bien préparé peut s'engager sur un programme de navigation extrême.
La préparation du marin a déjà commencé. Olivier Marchand travaille actuellement sa condition physique avec un volume de course à pied compris entre 30 et 50 km par semaine. Une préparation plus spécifique doit suivre, orientée vers la résistance, la récupération et la gestion de la fatigue.
En mer, il navigue régulièrement sur un C-Cat 37 afin de développer sa pratique du catamaran rapide. L'objectif est d'accumuler des milles en solitaire, de travailler les réglages avec deux voiles d'avant et d'améliorer l'utilisation du pilote automatique en lien avec les polaires du bateau.
La gestion du sommeil constitue aussi un point central. Sur un tour du monde sans escale, la capacité à maintenir une veille efficace tout en récupérant devient une compétence décisive qu'Olivier MARCHAND a déjà beaucoup travaillé pendant sa carrière notamment lors de ses nombreuses gardes de nuit de régulation au centre 15 de l'Isère.
Ces navigations servent également à tester la réaction du marin dans des conditions moins confortables. Le mal de mer, qu'il connaît bien, fait partie des situations travaillées pour conserver la lucidité nécessaire aux manœuvres.
Le projet VIVANT JV entre aujourd'hui dans sa phase de structuration. Une association est en cours de création pour porter l'organisation et coordonner les différentes compétences mobilisées autour du projet.
Le premier besoin reste le bateau. Sans plateforme adaptée, impossible d'engager les études de préparation et les navigations d'essai nécessaires avant un départ. Une recherche de partenaires financiers est déjà en cours.
Le projet recherche également un chantier ou des partenaires techniques capables d'accompagner la préparation du catamaran. L'objectif est d'optimiser le bateau pour un programme de navigation très engagé, en travaillant sur l'accastillage, le gréement, l'électronique et la garde-robe.
La préparation du marin constitue un autre volet. Diététique, stratégie de sommeil, entraînement physique, formation météo et réparation à bord font partie des axes identifiés.
Enfin, le projet prévoit un suivi vidéo avec Explora Production, société spécialisée dans la captation d'événements sportifs. L'objectif est de documenter la préparation puis la tentative autour du monde. Enfin Bateaux.com participe au suivi de ce défi hors-norme.
Pour Olivier Marchand et l'équipe qui se constitue autour de VIVANT JV, l'idée est simple : montrer qu'un marin amateur bien préparé et très motivé peut se confronter à un parcours habituellement réservé aux professionnels. Et ouvrir, au passage, une autre manière de raconter la navigation au long cours.
Pour suivre ce projet sur instagram : vivant_jv
Depuis, la voile reste une respiration à côté d'une carrière médicale menée à Grenoble. Navigations sur le Léman, sorties régulières en planche à voile sur le lac du Monteynard et croisières familiales nourrissent une pratique continue. Avec le temps, les navigations en solitaire deviennent de plus en plus fréquentes.

Le Trophée Jules Verne comme horizon
Le déclic remonte au début des années 1990. En 1993, les premières tentatives du Trophée Jules Verne captivent de nombreux passionnés de voile. Les équipages menés par Peter Blake, Olivier de Kersauson ou Bruno Peyron ouvrent alors un champ inédit : un tour du monde à la voile en moins de 80 jours.
À cette époque, l'aventure se lit dans les journaux spécialisés et s'écoute à la radio. Ces récits marquent durablement Olivier Marchand. La puissance des multicoques océaniques, les mers du Sud et les navigations sans escale deviennent une référence imaginaire.
Avec les années, cet horizon ne disparaît pas. Les éditions successives du Vendée Globe et les records autour du monde entretiennent ce fil. La navigation en solitaire s'impose progressivement comme la forme la plus cohérente de ce projet personnel.
Le programme VIVANT JV naît de cette réflexion. Il vise un tour du monde complet sur la route classique du Trophée Jules Verne, entre Ouessant et Ouessant, en laissant à bâbord le cap de Bonne Espérance, le cap Leeuwin et le cap Horn.

Un multicoque de grande croisière face aux mers du Sud
La particularité du projet tient au bateau envisagé. Contrairement aux tentatives précédentes, réalisées par des marins professionnels sur des machines de course, VIVANT JV prévoit de s'appuyer sur un multicoque de production destiné à la grande croisière.
Plusieurs modèles sont étudiés, notamment l'Outremer 5X, le Catana OC2 ou le Windelo 54. Ces catamarans sont connus pour leur capacité à naviguer vite en croisière tout en conservant un niveau de confort et d'autonomie important. Mais le programme annoncé dépasse largement leur utilisation habituelle. La route du Jules Verne implique les mers du Sud, les longues houles, les systèmes dépressionnaires rapides et des charges importantes sur la structure et le gréement.
Un tel programme impose donc une préparation lourde. Gréement dormant renforcé avec capteurs de tension, accastillage adapté, voiles performantes capables d'encaisser les milles, pilote automatique performant, redondance des systèmes électroniques et organisation des manœuvres pour un solitaire. L'ergonomie du cockpit et la gestion des charges deviennent aussi des paramètres essentiels.
L'enjeu est clair : démontrer jusqu'où un multicoque de grande croisière bien préparé peut s'engager sur un programme de navigation extrême.

Une préparation déjà engagée en mer et à terre
La préparation du marin a déjà commencé. Olivier Marchand travaille actuellement sa condition physique avec un volume de course à pied compris entre 30 et 50 km par semaine. Une préparation plus spécifique doit suivre, orientée vers la résistance, la récupération et la gestion de la fatigue.
En mer, il navigue régulièrement sur un C-Cat 37 afin de développer sa pratique du catamaran rapide. L'objectif est d'accumuler des milles en solitaire, de travailler les réglages avec deux voiles d'avant et d'améliorer l'utilisation du pilote automatique en lien avec les polaires du bateau.
La gestion du sommeil constitue aussi un point central. Sur un tour du monde sans escale, la capacité à maintenir une veille efficace tout en récupérant devient une compétence décisive qu'Olivier MARCHAND a déjà beaucoup travaillé pendant sa carrière notamment lors de ses nombreuses gardes de nuit de régulation au centre 15 de l'Isère.
Ces navigations servent également à tester la réaction du marin dans des conditions moins confortables. Le mal de mer, qu'il connaît bien, fait partie des situations travaillées pour conserver la lucidité nécessaire aux manœuvres.

Un projet qui cherche bateau et partenaires
Le projet VIVANT JV entre aujourd'hui dans sa phase de structuration. Une association est en cours de création pour porter l'organisation et coordonner les différentes compétences mobilisées autour du projet.
Le premier besoin reste le bateau. Sans plateforme adaptée, impossible d'engager les études de préparation et les navigations d'essai nécessaires avant un départ. Une recherche de partenaires financiers est déjà en cours.
Le projet recherche également un chantier ou des partenaires techniques capables d'accompagner la préparation du catamaran. L'objectif est d'optimiser le bateau pour un programme de navigation très engagé, en travaillant sur l'accastillage, le gréement, l'électronique et la garde-robe.
La préparation du marin constitue un autre volet. Diététique, stratégie de sommeil, entraînement physique, formation météo et réparation à bord font partie des axes identifiés.
Enfin, le projet prévoit un suivi vidéo avec Explora Production, société spécialisée dans la captation d'événements sportifs. L'objectif est de documenter la préparation puis la tentative autour du monde. Enfin Bateaux.com participe au suivi de ce défi hors-norme.

Pour Olivier Marchand et l'équipe qui se constitue autour de VIVANT JV, l'idée est simple : montrer qu'un marin amateur bien préparé et très motivé peut se confronter à un parcours habituellement réservé aux professionnels. Et ouvrir, au passage, une autre manière de raconter la navigation au long cours.
Pour suivre ce projet sur instagram : vivant_jv

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