Les dernières heures de cette tentative de Trophée Jules Verne s'annoncent comme les plus intenses, les plus dangereuses et les plus décisives. À moins de 48 heures de l'arrivée à Ouessant, l'équipage de Sodebo Ultim 3, mené par Thomas Coville, se retrouve face à un scénario extrême : une dépression atlantique massive et violente arrive de l'ouest et barre la route du trimaran. Le record du monde du tour du monde à la voile en équipage est désormais suspendu à un choix aussi simple qu'implacable : y aller… ou renoncer.
Les fichiers météo ne laissent guère de place à l'optimisme. À partir de jeudi soir, une énorme dépression doit s'engouffrer sur le golfe de Gascogne et longer les côtes du Portugal et de l'Espagne, générant des conditions particulièrement sévères.
45 à 50 nœuds de vent établis,
des rafales au-delà de 55 nœuds,
une houle annoncée de 8 à 9 mètres, avec une période d'environ 12 secondes, en bordure du plateau continental. ...
...
Des conditions qui ne commenceraient à s'atténuer que samedi après-midi, bien trop tard pour un équipage qui doit impérativement couper la ligne entre Ouessant et le cap Lizard avant dimanche 20h30 pour battre le temps de référence établi par Francis Joyon et IDEC Sport en 2017.
Ironie du sort, Sodebo Ultim 3 affiche encore une avance confortable sur la trace d'IDEC Sport, de l'ordre de 800 milles, qui pourrait même légèrement s'accentuer dans les prochaines 24 heures alors que le trimaran progresse actuellement au travers dans les alizés de nord-est.
Mais cette avance, acquise au prix d'un tour du monde rarement favorable — bien plus compliqué que celui d'IDEC en 2017 — pourrait être balayée en quelques heures dans l'Atlantique Nord.
La question n'est plus de savoir s'ils vont y aller, mais jusqu'où cela reste gérable.
"45 nœuds de vent et 6 mètres de creux, on sait gérer sans trop de difficulté, reconnaît l'entourage du projet. Au-delà, on n'a jamais fait. Et là, ce sera au-delà… "
Thomas Coville et ses six équipiers savent ce qui les attend. Ils savent aussi qu'après plus de 30 jours de combat, il est impensable de déposer les armes à 48 heures de l'arrivée sans tenter leur chance.
Cette situation rappelle celle vécue par Peter Blake et son équipage à bord d'Enza lors de leur tentative réussie en 1994. Alors que l'équipage néo-zélandais avait une confortable avance sur le record détenu par Bruno Peyron sur Commodore Explorer, Enza a du faire face à une énorme cartouche à 24h de l'arrivée. Avec un mouchoir de poche à l'avant, le catamaran géant avait même dû être équipé de trainards pour réduire sa vitesse et limiter l'enfournement.
Soit Sodebo parvient à traverser cette gueule du loup et à rallier Ouessant dans les temps, au terme d'un final hors normes. Soit l'Atlantique aura, une fois encore, rappelé qu'il reste le seul véritable juge de paix.
Des conditions qui ne commenceraient à s'atténuer que samedi après-midi, bien trop tard pour un équipage qui doit impérativement couper la ligne entre Ouessant et le cap Lizard avant dimanche 20h30 pour battre le temps de référence établi par Francis Joyon et IDEC Sport en 2017.
Ironie du sort, Sodebo Ultim 3 affiche encore une avance confortable sur la trace d'IDEC Sport, de l'ordre de 800 milles, qui pourrait même légèrement s'accentuer dans les prochaines 24 heures alors que le trimaran progresse actuellement au travers dans les alizés de nord-est.
Mais cette avance, acquise au prix d'un tour du monde rarement favorable — bien plus compliqué que celui d'IDEC en 2017 — pourrait être balayée en quelques heures dans l'Atlantique Nord.
"Au-delà, on n'a jamais fait… "
La question n'est plus de savoir s'ils vont y aller, mais jusqu'où cela reste gérable.
"45 nœuds de vent et 6 mètres de creux, on sait gérer sans trop de difficulté, reconnaît l'entourage du projet. Au-delà, on n'a jamais fait. Et là, ce sera au-delà… "
Thomas Coville et ses six équipiers savent ce qui les attend. Ils savent aussi qu'après plus de 30 jours de combat, il est impensable de déposer les armes à 48 heures de l'arrivée sans tenter leur chance.
Cette situation rappelle celle vécue par Peter Blake et son équipage à bord d'Enza lors de leur tentative réussie en 1994. Alors que l'équipage néo-zélandais avait une confortable avance sur le record détenu par Bruno Peyron sur Commodore Explorer, Enza a du faire face à une énorme cartouche à 24h de l'arrivée. Avec un mouchoir de poche à l'avant, le catamaran géant avait même dû être équipé de trainards pour réduire sa vitesse et limiter l'enfournement.
Soit Sodebo parvient à traverser cette gueule du loup et à rallier Ouessant dans les temps, au terme d'un final hors normes. Soit l'Atlantique aura, une fois encore, rappelé qu'il reste le seul véritable juge de paix.
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