Un même point de passage mythique, deux trajectoires radicalement opposées.
Alors que Sodebo vise un temps record au cap Horn, Idec Sport, avance dans un timing hors cadre du Trophée Jules Verne.
Le cap Horn reste l'un des marqueurs majeurs d'un tour du monde à la voile. En ce début d'année, deux équipages en Ultim s'en approchent avec des réalités bien différentes : SodeboUltim 3 navigue avec un rythme de record, Idec Sport avance avec détermination, loin du chrono.
Malgré un parcours plus long de près de 1 400 milles par rapport à Idec en 2017, Sodebo conserve l'avantage. D'après les annonces de la cellule routage sur l'interface en ligne, le trimaran skippé par Thomas Coville devrait doubler le cap Horn le samedi 10 janvier 2026 en début d'après-midi, avec environ 24 heures d'avance sur le chrono de référence (26 j 15 h). Ce passage en moins de 26 jours depuis Ouessant viendrait graver une nouvelle marque de passage sur la route du Trophée Jules Verne.
Sodebo en légère avance sur le record de 2017
Les chiffres traduisent cette performance : 31,7 nœuds de moyenne sur le tronçon Ouessant-Tasmanie contre 28,5 nœuds pour Idec en 2017. Pourtant, tout n'a pas été simple. La route a été semée d'empannages — plus de 35 — contre un seul bord pour Joyon à l'époque. Entre météo peu coopérative, icebergs plus au nord et ajustements constants, l'équipage a multiplié les manœuvres tout en maintenant une vitesse élevée.
À bord d'Idec Sport, le contexte est tout autre. Alexia Barrier et son équipage 100 % féminin poursuivent leur tour du monde avec un objectif différent : inscrire une première référence pour une équipe exclusivement composée de femmes. Le trimaran n'est plus en lice pour le record depuis plusieurs semaines, en raison d'un retard météorologique cumulé et d'une avarie de hook qui limite l'usage optimal de la GV. Si cette avarie st moins pénalisante dans les mers du Sud, elle le sera d'autant plus dans la remontée de l'Atlantique, où les vents sont plus faibles.
Avec près de 4 800 milles de retard sur le temps de référence, Idec Sport devrait atteindre le cap Horn cejour, lors de son 38e jour de mer. C'est donc une autre histoire qui s'écrit : celle de la persévérance, du collectif, et d'un parcours qui n'a jamais été bouclé par un équipage féminin.
Pour Sodebo, l'enjeu est clair : conserver son avance et viser Brest avant les 40 jours. Pour Idec Sport, l'objectif est de boucler la boucle, quels que soient les délais.
À bord d'Idec Sport, le contexte est tout autre. Alexia Barrier et son équipage 100 % féminin poursuivent leur tour du monde avec un objectif différent : inscrire une première référence pour une équipe exclusivement composée de femmes. Le trimaran n'est plus en lice pour le record depuis plusieurs semaines, en raison d'un retard météorologique cumulé et d'une avarie de hook qui limite l'usage optimal de la GV. Si cette avarie st moins pénalisante dans les mers du Sud, elle le sera d'autant plus dans la remontée de l'Atlantique, où les vents sont plus faibles.
Avec près de 4 800 milles de retard sur le temps de référence, Idec Sport devrait atteindre le cap Horn cejour, lors de son 38e jour de mer. C'est donc une autre histoire qui s'écrit : celle de la persévérance, du collectif, et d'un parcours qui n'a jamais été bouclé par un équipage féminin.
Pour Sodebo, l'enjeu est clair : conserver son avance et viser Brest avant les 40 jours. Pour Idec Sport, l'objectif est de boucler la boucle, quels que soient les délais.