They dit it ! Alexia Barrier et son équipage ont bouclé leur tour du monde en un peu plus de 57 jours. Si le temps réalisé est loin du record fraichement raflé par Sodebo Ultim 3, il s'agit néanmoins de la première fois qu'un équipage féminin réalise cette performance dans le cadre du Trophée Jules Verne, sans escale et sans assistance extérieure.
Alexia Barrier, accompagnée de Dee Caffari, Deborah Blair, Annemieke Bes, Rebecca Gmuer, Tamara Echegoyen, Molly Lapointe et Stacey Jackson, signe une première tentative réussie. Sans escale, sans assistance extérieure, dans le cadre strict du Trophée Jules Verne.
Le temps réalisé ne visait pas le record absolu. Il établit en revanche un premier temps de référence féminin autour du monde à bord d 'un trimaran qui connait très bien le parcours, puisqu'Idec Sport a déjà remporté à deux reprises le record le plus prisé autour du monde. Long de plus de 31 mètres, puissant, exigeant, il ne laisse aucune place à l'approximation. Pour cet équipage, la prise en main se fait en conditions réelles, parfois brutales.
Dès la descente de l'Atlantique, les premières avaries apparaissent. Problèmes de barre, hook de grand voile bloqué le 12 décembre 2025. Le rythme s'adapte, la navigation aussi. Dans l'océan Indien, le 16 décembre 2025, le cap de Bonne Espérance est franchi, puis le 24 décembre 2025, le cap Leeuwin.
Peu avant ce passage, un filet de pêche se coince dans le foil tribord. Le bateau s'arrête net. Après libération, le doute s'installe. Le diagnostic tombera plus tard, le foil est délaminé et inutilisable. Il sera bloqué en position haute après le cap Horn.
Le cap Horn est doublé le 6 janvier 2026. Le trimaran remonte alors l'Atlantique sans foil. La vitesse moyenne baisse, mais le bateau reste sain. L'équipage affine ses réglages, ajuste les trajectoires et maintient un rythme solide jusqu'à l'équateur, rallié en un peu plus de 9 jours depuis le Horn.
Le 21 janvier 2026, nouveau coup dur. La grand voile se déchire. La toile est partiellement affalée et sécurisée au niveau du deuxième ris. Puis arrive la tempête Ingrid. Mer forte, creux proches de 10 mètres, rafales dépassant les 45 noeuds. Le reste de la GV rend l'âme. La suite du parcours se fera sous voiles d'avant, parfois sous mât seul. Les filles maintiennent le cap. Lentement, avec prudence, mais sans dévier de l'objectif, ramener le bateau à la ligne.
The Famous Project CIC ne s'est pas monté en quelques mois. Alexia Barrier porte ce projet depuis plus de deux ans. Trouver un bateau, réunir un équipage international, préparer les navigatrices, sécuriser le budget, puis accepter l'exposition d'un défi rarement tenté par des femmes dans ce format.
Avant cette tentative, un seul équipage féminin avait pris le départ du Trophée Jules Verne, mené par Tracy Edwards. À la veille de l'arrivée, Alexia Barrier écrivait, "Nous sommes parties avec cette confiance étrange que l'on ressent juste avant de larguer les amarres, quand le rêve est intact et que tout reste à écrire ", Alexia Barrier.
On peut saluer la performance sans détour. Boucler un tour du monde sans escale sur un maxi trimaran qui n'est pas de la dernière génération, mais qui reste exigeant, impose une rigueur permanente. IDEC Sport ne pardonne ni les approximations ni la fatigue, surtout quand le bateau navigue diminué.
Et dans un schéma météo globalement moins clément, avec davantage de vents contraires (aussi bien à terre qu'en mer), elles ont tenu bon. Alors oui, elles n'ont battu aucun record, mais elles ont écrit une très belle page dans la longue histoire de la course au large. Tenir la cadence, ramener le bateau malgré la casse et aller au bout dans ces conditions relève d'un engagement marin plein et entier, indépendamment de toute comparaison.
Peu avant ce passage, un filet de pêche se coince dans le foil tribord. Le bateau s'arrête net. Après libération, le doute s'installe. Le diagnostic tombera plus tard, le foil est délaminé et inutilisable. Il sera bloqué en position haute après le cap Horn.
Continuer sans foil, puis sans grand voile
Le cap Horn est doublé le 6 janvier 2026. Le trimaran remonte alors l'Atlantique sans foil. La vitesse moyenne baisse, mais le bateau reste sain. L'équipage affine ses réglages, ajuste les trajectoires et maintient un rythme solide jusqu'à l'équateur, rallié en un peu plus de 9 jours depuis le Horn.
Le 21 janvier 2026, nouveau coup dur. La grand voile se déchire. La toile est partiellement affalée et sécurisée au niveau du deuxième ris. Puis arrive la tempête Ingrid. Mer forte, creux proches de 10 mètres, rafales dépassant les 45 noeuds. Le reste de la GV rend l'âme. La suite du parcours se fera sous voiles d'avant, parfois sous mât seul. Les filles maintiennent le cap. Lentement, avec prudence, mais sans dévier de l'objectif, ramener le bateau à la ligne.
The Famous Project CIC ne s'est pas monté en quelques mois. Alexia Barrier porte ce projet depuis plus de deux ans. Trouver un bateau, réunir un équipage international, préparer les navigatrices, sécuriser le budget, puis accepter l'exposition d'un défi rarement tenté par des femmes dans ce format.
Avant cette tentative, un seul équipage féminin avait pris le départ du Trophée Jules Verne, mené par Tracy Edwards. À la veille de l'arrivée, Alexia Barrier écrivait, "Nous sommes parties avec cette confiance étrange que l'on ressent juste avant de larguer les amarres, quand le rêve est intact et que tout reste à écrire ", Alexia Barrier.
On peut saluer la performance sans détour. Boucler un tour du monde sans escale sur un maxi trimaran qui n'est pas de la dernière génération, mais qui reste exigeant, impose une rigueur permanente. IDEC Sport ne pardonne ni les approximations ni la fatigue, surtout quand le bateau navigue diminué.
Et dans un schéma météo globalement moins clément, avec davantage de vents contraires (aussi bien à terre qu'en mer), elles ont tenu bon. Alors oui, elles n'ont battu aucun record, mais elles ont écrit une très belle page dans la longue histoire de la course au large. Tenir la cadence, ramener le bateau malgré la casse et aller au bout dans ces conditions relève d'un engagement marin plein et entier, indépendamment de toute comparaison.
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