Louis Burton en Ultim, les raisons d'un virage majeur vers la Route du Rhum 2026
Après plusieurs campagnes en IMOCA, Louis Burton change de support. Le skipper malouin s'engage désormais en Ultim avec un projet structuré. Derrière cette évolution, un parcours, un choix technique et un partenaire entrent en jeu.
Avec l'annonce de son passage en Ultim, Louis Burton ouvre une nouvelle phase de sa carrière. Entre continuité sportive et changement d'échelle, ce projet repose sur une trajectoire solide, un partenaire inédit et un trimaran déjà éprouvé.
Un parcours construit en IMOCA avant le saut en Ultim
Louis Burton s'est imposé progressivement dans le paysage de la course au large. En quatorze années en IMOCA, il a participé à plusieurs éditions du Vendée Globe, avec un point marquant lors de l'édition 2020-2021 conclue sur le podium sous les couleurs de Bureau-Vallée.
Ce parcours s'est construit autour de projets structurés, avec une équipe stable et une base technique installée à Saint Malo (BE Racing). La navigation en solitaire, la gestion de bateaux exigeants et les campagnes au long cours ont constitué le socle de son expérience. ...
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Mais après plusieurs cycles en monocoque, la question de l'évolution du projet s'est posée. "Je me suis vraiment posé la question de ce que j'avais envie de faire. Une véritable introspection", explique le skipper.
Le passage en Ultim ne relève pas d'un effet d'opportunité. Il s'inscrit dans une réflexion engagée après le Vendée Globe.
La classe Ultim regroupe des trimarans de 32 mètres conçus pour naviguer à très haute vitesse, souvent en vol grâce à leurs foils. Elle propose aussi un cadre plus ouvert que l'IMOCA, avec des programmes alternant courses en solitaire, navigation en équipage et tentatives de records.
Ce modèle correspond à l'évolution recherchée par Louis Burton. "Imaginer être au départ de la Route du Rhum parmi les plus grands multicoques, c'est quelque chose de fort", précise-t-il.
Mais ce choix implique aussi une montée en compétence. Les vitesses plus élevées, la gestion du vol et les risques liés aux multicoques change des navigations en IMOCA.
Le projet repose sur l'arrivée d'un nouveau partenaire titre, Armand Thiery. L'entreprise, fondée en 1841 et connue dans le secteur du prêt à porter, s'engage ici pour la première fois dans la voile.
La rencontre avec son dirigeant Rodolphe Deveaux intervient après plusieurs mois de recherche de financement. Le partenariat s'inscrit dans la durée, avec une première échéance fixée jusqu'en 2031.
Ce type d'engagement permet de structurer un programme Ultim, dont les budgets restent élevés. À ce stade, le financement n'est pas totalement bouclé, avec une enveloppe estimée entre 60 et 70 % des besoins pour exploiter pleinement le projet.
L'équipe reste donc ouverte à l'arrivée de co-partenaires pour compléter le dispositif.
Le choix du support s'est porté sur l'ex Actual Ultim 3, un trimaran mis à l'eau en 2015 pour François Gabart (alors sous les couleurs de Macif) et dessiné par le cabinet VPLP.
Ce bateau présente un profil particulier dans la flotte Ultim. Il n'appartient pas à la dernière génération, mais il reste une plateforme fiable et bien connue. Il détient notamment le record du tour du monde en solitaire en 42 jours et 16 heures.
Le trimaran a bénéficié d'un refit important entre 2023 et 2024, avant d'être stocké et expertisé après l'Arkéa Ultim Challenge 2024. Sa remise à l'eau est prévue à Lorient à la mi juin 2026.
Pour une première campagne, ce choix permet de privilégier la prise en main et la fiabilité. Le bateau dispose d'un potentiel compatible avec un objectif de performance sur la Route du Rhum destination Guadeloupe, dont le départ sera donné le 1er novembre 2026.
Le programme ne se limite pas à la compétition. Il intègre aussi un volet pédagogique avec l'association Grain de Sable.
Créée en 2017, cette structure organise des actions auprès des jeunes, notamment des rencontres avec les skippers et des visites de bateaux. L'objectif consiste à sensibiliser à la découverte du milieu marin. En parallèle, l'équipe BE Racing reste au cœur du dispositif. Basée à Saint Malo, elle accompagne cette montée en puissance vers des supports plus exigeants.
Mais après plusieurs cycles en monocoque, la question de l'évolution du projet s'est posée. "Je me suis vraiment posé la question de ce que j'avais envie de faire. Une véritable introspection", explique le skipper.
Pourquoi la classe Ultim s'impose comme une suite logique
Le passage en Ultim ne relève pas d'un effet d'opportunité. Il s'inscrit dans une réflexion engagée après le Vendée Globe.
La classe Ultim regroupe des trimarans de 32 mètres conçus pour naviguer à très haute vitesse, souvent en vol grâce à leurs foils. Elle propose aussi un cadre plus ouvert que l'IMOCA, avec des programmes alternant courses en solitaire, navigation en équipage et tentatives de records.
Ce modèle correspond à l'évolution recherchée par Louis Burton. "Imaginer être au départ de la Route du Rhum parmi les plus grands multicoques, c'est quelque chose de fort", précise-t-il.
Mais ce choix implique aussi une montée en compétence. Les vitesses plus élevées, la gestion du vol et les risques liés aux multicoques change des navigations en IMOCA.
Armand Thiery, un partenaire qui entre dans la course au large
Le projet repose sur l'arrivée d'un nouveau partenaire titre, Armand Thiery. L'entreprise, fondée en 1841 et connue dans le secteur du prêt à porter, s'engage ici pour la première fois dans la voile.
La rencontre avec son dirigeant Rodolphe Deveaux intervient après plusieurs mois de recherche de financement. Le partenariat s'inscrit dans la durée, avec une première échéance fixée jusqu'en 2031.
Ce type d'engagement permet de structurer un programme Ultim, dont les budgets restent élevés. À ce stade, le financement n'est pas totalement bouclé, avec une enveloppe estimée entre 60 et 70 % des besoins pour exploiter pleinement le projet.
L'équipe reste donc ouverte à l'arrivée de co-partenaires pour compléter le dispositif.
Actual Ultim 3, un trimaran éprouvé pour débuter
Le choix du support s'est porté sur l'ex Actual Ultim 3, un trimaran mis à l'eau en 2015 pour François Gabart (alors sous les couleurs de Macif) et dessiné par le cabinet VPLP.
Ce bateau présente un profil particulier dans la flotte Ultim. Il n'appartient pas à la dernière génération, mais il reste une plateforme fiable et bien connue. Il détient notamment le record du tour du monde en solitaire en 42 jours et 16 heures.
Le trimaran a bénéficié d'un refit important entre 2023 et 2024, avant d'être stocké et expertisé après l'Arkéa Ultim Challenge 2024. Sa remise à l'eau est prévue à Lorient à la mi juin 2026.
Pour une première campagne, ce choix permet de privilégier la prise en main et la fiabilité. Le bateau dispose d'un potentiel compatible avec un objectif de performance sur la Route du Rhum destination Guadeloupe, dont le départ sera donné le 1er novembre 2026.
Un projet structuré entre performance et transmission
Le programme ne se limite pas à la compétition. Il intègre aussi un volet pédagogique avec l'association Grain de Sable.
Créée en 2017, cette structure organise des actions auprès des jeunes, notamment des rencontres avec les skippers et des visites de bateaux. L'objectif consiste à sensibiliser à la découverte du milieu marin. En parallèle, l'équipe BE Racing reste au cœur du dispositif. Basée à Saint Malo, elle accompagne cette montée en puissance vers des supports plus exigeants.
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