Trophée Jules Verne 2025, Sodebo Ultim 3 signe un tour du monde record
Le 25 janvier 2025, Sodebo Ultim 3 a bouclé son tour du monde en 40 jours, 10 heures, 45 minutes et 50 secondes. Un nouveau temps de référence pour le Trophée Jules Verne, neuf ans après le précédent record. La vidéo publiée ici retrace cette circumnavigation menée tambour battant par un équipage de sept marins.
Le record est tombé, mais derrière les chiffres se cache une navigation exigeante, faite de choix météo, de manœuvres répétées et de gestion fine du trimaran volant. La vidéo qui accompagne cet article revient sur les moments clés de ce tour du monde et permet de mesurer ce qu'implique une telle tentative à l'échelle océanique.
Un départ engagé et une avance construite dès l'Atlantique
Le 15 décembre 2024, après seulement quatre jours de stand by, l'équipage valide une fenêtre météo et s'élance. Sur un Trophée Jules Verne, le premier choix est souvent décisif. Ici, il conditionne la suite.
La descente de l'Atlantique est rapide. Au passage de l'équateur, SodeboUltim 3 affiche 4 jours, 4 heures, 2 minutes et 25 secondes, en avance sur le temps de ...
... référence. Cet écart devient un capital stratégique. Sur un Ultim à foils, maintenir des vitesses élevées impose une vigilance constante sur les charges dans la plateforme et sur le plan de voilure. L'objectif n'est pas seulement d'aller vite, mais de tenir 40 jours.
La vidéo montre bien la différence avec le record de 2017. Là où IDEC Sport avait traversé l'océan Indien sans empannage, Sodebo Ultim 3 en enchaîne plus d'une vingtaine. Les systèmes météo obligent à rallonger la route et à multiplier les manœuvres.
Dans les mers du Sud, la présence d'icebergs et les dépressions successives imposent un rythme soutenu. Chaque empannage sur un trimaran de plus de 30 mètres engage l'ensemble de l'équipage. Coordination, anticipation, réglages fins des appendices et des voiles d'avant.
Une avarie sur l'amure du J0 rappelle que la performance se joue aussi dans la gestion du matériel. À ces vitesses, la moindre faiblesse structurelle peut coûter cher. Le bateau reste pourtant dans sa configuration de course, sans escale, jusqu'au bout.
Le passage du cap Horn, effectué de jour dans du vent soutenu, marque un basculement symbolique. Mais la vidéo insiste sur un point, la remontée de l'Atlantique n'est pas une formalité.
Les routages deviennent pessimistes, l'avance fond partiellement. Après plus de 30 jours de mer, la fatigue est là, et le bateau commence à montrer les signes d'une longue navigation océanique. Deux transitions météo sont néanmoins négociées plus vite que prévu, permettant de stabiliser le différentiel avec le record.
A l'approche de l'arrivée, la dépression Ingrid constitue le dernier verrou. Mer forte, vagues virulentes, contraintes importantes sur la structure. Le choix est clair, préserver le trimaran tout en gardant un oeil sur le record.
Entre Ouessant et le cap Lizard, le trimaran termine son tour à près de 40 nœuds. Le 25 janvier 2025, le chronomètre s'arrête à 40 jours, 10 heures, 45 minutes et 50 secondes. Le Trophée Jules Verne change de mains pour la première fois depuis neuf ans.
Thomas Coville, Benjamin Schwartz, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Léonard Legrand, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel signent un tour du monde sans escale à bord d'un Ultim volant. Une première dans cette catégorie.
La vidéo résume les séquences spectaculaires, mais elle met aussi en lumière l'essentiel, la régularité, la répétition des gestes, la confiance entre les quarts et la capacité à encaisser les mers du Sud sans casser la machine.
Pour les marins engagés dans le large, ce record rappelle une évidence. Sur un tour du monde en équipage, la vitesse pure compte, mais la constance, la gestion du matériel et la cohésion à bord font la différence. Et sur 40 jours autour de la planète, c'est souvent là que tout se joue.
Océan Indien et mers du Sud, navigation technique et répétitive
La vidéo montre bien la différence avec le record de 2017. Là où IDEC Sport avait traversé l'océan Indien sans empannage, Sodebo Ultim 3 en enchaîne plus d'une vingtaine. Les systèmes météo obligent à rallonger la route et à multiplier les manœuvres.
Dans les mers du Sud, la présence d'icebergs et les dépressions successives imposent un rythme soutenu. Chaque empannage sur un trimaran de plus de 30 mètres engage l'ensemble de l'équipage. Coordination, anticipation, réglages fins des appendices et des voiles d'avant.
Une avarie sur l'amure du J0 rappelle que la performance se joue aussi dans la gestion du matériel. À ces vitesses, la moindre faiblesse structurelle peut coûter cher. Le bateau reste pourtant dans sa configuration de course, sans escale, jusqu'au bout.
Cap Horn et remontée, rien n'est gagné
Le passage du cap Horn, effectué de jour dans du vent soutenu, marque un basculement symbolique. Mais la vidéo insiste sur un point, la remontée de l'Atlantique n'est pas une formalité.
Les routages deviennent pessimistes, l'avance fond partiellement. Après plus de 30 jours de mer, la fatigue est là, et le bateau commence à montrer les signes d'une longue navigation océanique. Deux transitions météo sont néanmoins négociées plus vite que prévu, permettant de stabiliser le différentiel avec le record.
A l'approche de l'arrivée, la dépression Ingrid constitue le dernier verrou. Mer forte, vagues virulentes, contraintes importantes sur la structure. Le choix est clair, préserver le trimaran tout en gardant un oeil sur le record.
Une ligne franchie à haute vitesse, un record collectif
Entre Ouessant et le cap Lizard, le trimaran termine son tour à près de 40 nœuds. Le 25 janvier 2025, le chronomètre s'arrête à 40 jours, 10 heures, 45 minutes et 50 secondes. Le Trophée Jules Verne change de mains pour la première fois depuis neuf ans.
Thomas Coville, Benjamin Schwartz, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Léonard Legrand, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel signent un tour du monde sans escale à bord d'un Ultim volant. Une première dans cette catégorie.
La vidéo résume les séquences spectaculaires, mais elle met aussi en lumière l'essentiel, la régularité, la répétition des gestes, la confiance entre les quarts et la capacité à encaisser les mers du Sud sans casser la machine.
Pour les marins engagés dans le large, ce record rappelle une évidence. Sur un tour du monde en équipage, la vitesse pure compte, mais la constance, la gestion du matériel et la cohésion à bord font la différence. Et sur 40 jours autour de la planète, c'est souvent là que tout se joue.