Sodebo Ultim 3 a franchi le cap Horn le 11 janvier 2026. L'équipage pointe avec près de onze heures d'avance sur le temps de référence d'IDEC Sport. Mais la partie la plus délicate du parcours reste à venir, dans un Atlantique Sud instable. Si Idec n'avait pas effectué un temps « canon » sur le trajet Cap Horn-Ouessant en 2016, rien n'est gagné pour les Sodeboys, tant la situation météo s'annonce complexe dans les jours à venir.
Le passage du cap Horn marque toujours un basculement dans un tour du monde à la voile. Pour SodeboUltim 3, ce cap n'est pas seulement symbolique. Il valide une trajectoire rapide dans le Pacifique, un record partiel, et une avance tangible sur le détenteur du Trophée Jules Verne.
À 01 h 47 le 11 janvier 2026, heure française, SodeboUltim 3 a laissé le rocher du Horn à bâbord. Pour Thomas Coville, c'était le 12e (!) passage. Pour le reste de l'équipage, une première entrée dans le cercle des cap-horniers.
... glaces dérivantes. Ces contraintes ont pesé sur la trajectoire, parfois plus sud ou plus est que la route directe, allongeant la distance parcourue, de près de 10% par rapport à Idec. Et pourtant, le temps de passage reste favorable. 26 jours, 4 heures et 46 minutes depuis Ouessant, soit 10 heures et 59 minutes d'avance sur le chrono d'IDEC Sport en 2017.
Entre la Tasmanie et le cap Horn, Sodebo Ultim 3 a couvert le Pacifique en 7 jours, 12 heures et 12 minutes. Ce temps améliore la référence établie par François Gabart en 2017. Ce record partiel dit beaucoup du rythme tenu dans le Sud. Il montre la capacité du bateau à maintenir des moyennes élevées malgré une mer croisée et des systèmes météo parfois mal positionnés. En revanche, à bord, personne ne s'y trompe. Ce genre de record n'offre aucune garantie sur la suite.
Depuis le départ, Sodebo Ultim 3 a parcouru près de 19 800 milles. C'est environ 1450 milles de plus qu'IDEC Sport sur la même portion en 2017. Ce chiffre éclaire les choix tactiques opérés dans le Sud. Pour éviter les glaces et rester dans des régimes de vent exploitables par un Ultim, l'équipage a accepté d'allonger la route. La clé réside alors dans la vitesse. Faire plus de chemin, mais le faire vite, sans casser le bateau. Cette gestion fine de la charge, entre pression sur la plateforme et préservation du matériel, explique en partie la constance observée depuis l'équateur jusqu'au Horn. Le trimaran est toujours à cent pour cent de son potentiel, selon les mots de l'équipe.
Le franchissement du Horn ne signe pas la fin des difficultés. Bien au contraire. La remontée de l'Atlantique Sud est souvent le théâtre de scénarios complexes, avec des dépressions successives, des transitions délicates et des choix de route engageants. Au moment du passage du cap Horn, plusieurs systèmes étaient annoncés au large de l'Argentine et de l'Uruguay. Une route plus est, au portant, semble envisageable, mais elle impose sang-froid et réactivité permanente. Les routeurs le confirment. Cette portion est probablement la plus difficile de la tentative. Moins froide, sans glaces, mais piégeuse, avec des fenêtres météo étroites et peu de marge d'erreur pour un multicoque de cette taille lancé à haute vitesse.
La ligne d'arrivée à Ouessant reste l'unique horizon. Pour battre le record du Trophée Jules Verne, il faudra recouper la ligne avant le 25 janvier 2026 à 20 h 31. D'ici là, l'Atlantique aura encore son mot à dire.
Le record du Pacifique, un indicateur plus qu'un objectif
Entre la Tasmanie et le cap Horn, Sodebo Ultim 3 a couvert le Pacifique en 7 jours, 12 heures et 12 minutes. Ce temps améliore la référence établie par François Gabart en 2017. Ce record partiel dit beaucoup du rythme tenu dans le Sud. Il montre la capacité du bateau à maintenir des moyennes élevées malgré une mer croisée et des systèmes météo parfois mal positionnés. En revanche, à bord, personne ne s'y trompe. Ce genre de record n'offre aucune garantie sur la suite.
Un bateau rapide, mais au prix de milles supplémentaires
Depuis le départ, Sodebo Ultim 3 a parcouru près de 19 800 milles. C'est environ 1450 milles de plus qu'IDEC Sport sur la même portion en 2017. Ce chiffre éclaire les choix tactiques opérés dans le Sud. Pour éviter les glaces et rester dans des régimes de vent exploitables par un Ultim, l'équipage a accepté d'allonger la route. La clé réside alors dans la vitesse. Faire plus de chemin, mais le faire vite, sans casser le bateau. Cette gestion fine de la charge, entre pression sur la plateforme et préservation du matériel, explique en partie la constance observée depuis l'équateur jusqu'au Horn. Le trimaran est toujours à cent pour cent de son potentiel, selon les mots de l'équipe.
Le franchissement du Horn ne signe pas la fin des difficultés. Bien au contraire. La remontée de l'Atlantique Sud est souvent le théâtre de scénarios complexes, avec des dépressions successives, des transitions délicates et des choix de route engageants. Au moment du passage du cap Horn, plusieurs systèmes étaient annoncés au large de l'Argentine et de l'Uruguay. Une route plus est, au portant, semble envisageable, mais elle impose sang-froid et réactivité permanente. Les routeurs le confirment. Cette portion est probablement la plus difficile de la tentative. Moins froide, sans glaces, mais piégeuse, avec des fenêtres météo étroites et peu de marge d'erreur pour un multicoque de cette taille lancé à haute vitesse.
La ligne d'arrivée à Ouessant reste l'unique horizon. Pour battre le record du Trophée Jules Verne, il faudra recouper la ligne avant le 25 janvier 2026 à 20 h 31. D'ici là, l'Atlantique aura encore son mot à dire.
22 Apr Les premières courses arrivent... et si on se retrouvait ce printemps en Bretagne ou en Vendée pour encourager Violette . Si vous avez des questions,... - Lire la suite