Dans la classe IMOCA, l'évolution se joue désormais à coups de détails structurels, de réglages fins et d'arbitrages assumés. Avec Charal 2, l'équipe de Jérémie Beyou franchit un cap rarement observé. Après sa victoire sur la Transat Café L'Or, le monocoque a été littéralement ouvert pour remplacer l'intégralité de son fond de coque. Une opération hors norme, mûrie sur le long terme, et engagée pour répondre aux enseignements accumulés depuis sa mise à l'eau en 2022.
Repenser la carène à partir du vol réel du bateau
Dès ses premières navigations, Charal 2 s'est distingué par ses safrans en V, conçus pour favoriser le vol prolongé à plat. Un choix qui a rapidement mis en évidence une contradiction hydrodynamique. La carène initiale, de type scow, offrait de la puissance dans la gite, mais s'avérait moins adaptée à un bateau évoluant plus souvent à plat que prévu.


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