Violette Dorange raconte son premier Vendée Globe dans un carnet de bord illustré
Pendant 90 jours, Violette Dorange a navigué seule autour du monde. Elle a tenu un journal à bord de son IMOCA illustré de façon un peu enfantine avec ses crayons de couleur. Son carnet de bord vient de paraître, entre confidences et croquis réalisés au large.
Elle est partie seule autour du monde, à 23 ans, n'oubliant pas ses crayons et son carnet. Violette Dorange, plus jeune concurrente du Vendée Globe 2024-2025, publie aujourd'hui son journal de bord. Ce livre illustré, né au cœur de l'océan sur son IMOCA DeVenir, retrace son tour du monde sans escale ni assistance. Mais derrière les dessins colorés et les récits quotidiens, ce carnet retrace le parcours stratosphérique de cette athlète qui ne manque pas de nous surprendre.
Tenir un journal de bord en course : entre discipline et vulnérabilité
Rédiger tous les jours pendant une course en solitaire n'a rien d'anodin. Tenir la plume alors que le bateau file à plus de 20 nœuds ou que les paquets de mer s'abattent sur le pont, c'est un exercice d'endurance mentale. Violette Dorange y est parvenue avec une régularité rare, parfois en décalé, parfois avec des croquis improvisés, souvent imparfaits mais toujours sincères. Ces dessins, en partie reproduits dans l'ouvrage, documentent les petits riens du bord comme les grandes tempêtes. Ils témoignent d'une envie de partage, mais aussi d'une méthode : celle d'évacuer la tension en mettant les mots sur ce qui secoue la coque… et le moral.
Une communication déléguée, à contre-courant des apparences
À terre, on la croyait connectée en permanence, en train de poster entre deux empannages. En réalité, pendant ses 90 jours de mer, Violette Dorange n'a pas accèdé aux réseaux sociaux. Elle avait confié les clés de ses comptes à son équipe à terre, qui relayait ses messages, publiait et assurait l'animation en ligne. Cette mise en scène, aussi soignée soit-elle, a entretenu l'illusion d'un dialogue direct entre la skippeuse et sa communauté. Ce décalage entre le récit perçu et la réalité de la solitude en mer interroge. Peut-on encore dissocier le marin de son image numérique ? Et comment préserver l'authenticité du vécu quand la course médiatique impose un récit permanent ?
L'itinéraire de Violette Dorange éclaire une génération lui donnant envie de se former à la course en solitaire. Du dériveur en Optimist à la Mini Transat, en passant par la Solitaire du Figaro, elle a enchaîné les épreuves jusqu'à l'IMOCA. Cette progression éclair, contraste avec celle d'anciens skippers mettant des années avant de prendre un départ de Vendée Globe. À 23 ans, elle boucle son premier Vendée Globe en 25ᵉ position sur 40.
Le carnet de bord devient ici un outil de médiation. Conçu avec la journaliste Patricia Jolly, l'ouvrage articule dessins de mer, confidences quotidiennes et chapitres rétrospectifs. On y trouve des explications sur le Pot-au-Noir, les voiles d'avant, les régimes météo. C'est un document qui peut intéresser autant un jeune passionné qu'un éducateur souhaitant parler de course au large à l'école. En parallèle, certains passages abordent des sujets intimes comme la peur, la fatigue ou la solitude.
Le livre se découpe en trois volets bien distincts. D'abord un retour sur sa jeune carrière, puis le journal de bord illustré jour après jour de son Vendée Globe, enfin quelques pages sur l'arrivée et les perspectives à venir. Si le format séduit par sa sincérité, il peut aussi lasser par moments. L'écriture est instinctive, presque brute. On enchaîne les manœuvres à la ligne, parfois sans transition : "je prends un ris, je chnage de foc, je mange des pâtes". Le style est celui d'un carnet de bord, pas d'un roman. Il ne faut donc pas y chercher une plume littéraire, mais une trace fidèle du réel. Pour les passionnés déjà conquis par le personnage, ce sera un plaisir de retrouver leur héroïne au fil des jours, de la suivre dans ses hauts comme dans ses creux, sans filtre ni fioriture.
En librairie le 9 octobre 2025
14,5 x 21 cm
224 pages
25,00 €
Une construction sportive atypique, du dériveur à l'IMOCA
L'itinéraire de Violette Dorange éclaire une génération lui donnant envie de se former à la course en solitaire. Du dériveur en Optimist à la Mini Transat, en passant par la Solitaire du Figaro, elle a enchaîné les épreuves jusqu'à l'IMOCA. Cette progression éclair, contraste avec celle d'anciens skippers mettant des années avant de prendre un départ de Vendée Globe. À 23 ans, elle boucle son premier Vendée Globe en 25ᵉ position sur 40.
Le récit comme outil de transmission, entre pédagogie et émotion
Le carnet de bord devient ici un outil de médiation. Conçu avec la journaliste Patricia Jolly, l'ouvrage articule dessins de mer, confidences quotidiennes et chapitres rétrospectifs. On y trouve des explications sur le Pot-au-Noir, les voiles d'avant, les régimes météo. C'est un document qui peut intéresser autant un jeune passionné qu'un éducateur souhaitant parler de course au large à l'école. En parallèle, certains passages abordent des sujets intimes comme la peur, la fatigue ou la solitude.
Un récit brut, entre sincérité et longueur
Le livre se découpe en trois volets bien distincts. D'abord un retour sur sa jeune carrière, puis le journal de bord illustré jour après jour de son Vendée Globe, enfin quelques pages sur l'arrivée et les perspectives à venir. Si le format séduit par sa sincérité, il peut aussi lasser par moments. L'écriture est instinctive, presque brute. On enchaîne les manœuvres à la ligne, parfois sans transition : "je prends un ris, je chnage de foc, je mange des pâtes". Le style est celui d'un carnet de bord, pas d'un roman. Il ne faut donc pas y chercher une plume littéraire, mais une trace fidèle du réel. Pour les passionnés déjà conquis par le personnage, ce sera un plaisir de retrouver leur héroïne au fil des jours, de la suivre dans ses hauts comme dans ses creux, sans filtre ni fioriture.
Mon premier Vendée Globe: Carnet de bord - Violette Dorange
13 Mar Au menu du jour , l'installation de la colonne de winch raccourcie de 8cm. Violette se fait guider par Micka et chaque détail compte Lire la suite... - Lire la suite