Juste après la ligne d'arrivée de la Transat Café L'Or, Damien Seguin a passé à peine 24 h en Martinique avant de rejoindre Port Saint Louis du Rhône, où il a pris possession de l'ancien Fujicolor II. C'est avec ce trimaran ORMA qu'il prépare désormais la Route du Rhum. Nous l'avons rencontré alors qu'il s'apprête à convoyer le bateau vers la Vendée : environ dix jours de mer, un gros chantier, et déjà une ambition élevée face à un plateau relevé.
Damien, tu viens tout juste de poser pied à terre après la Transat Café L'Or. Comment passe‑t‑on si vite de la course à la remise en route d'un nouveau programme ?
C'est un peu fou, mais j'aime que ça bouge. Je suis arrivé en Martinique, j'ai passé 24 heures de repos, puis direction Port‑Saint‑Louis pour prendre possession du bateau. Le timing est serré, mais je veux que tout soit en place pour le chantier, pour que l'on parte rapidement en convoyage vers la Bretagne. On laisse peu de temps au répit parce que l'objectif est clair.
Alors parlons‑en, ce bateau… l'ancien Fujicolor II. Pourquoi ce choix ?
Ce bateau avait une histoire. Avec Loïck Peyron, il a animé les débats de la classe ...
... ORMA. Je l'ai récupéré parce que l'opportunité s'est présentée, et parce que je voulais un trimaran puissant, un peu hors du circuit habituel. J'aurais clairement préféré courir en Ocean Fifty, mais avec le numerus clausus de cette classe, acun bateau n'était disponible. Alors on a basculé sur cet ex‑ORMA. Il va maintenant falloir le moderniser, tout en préservant son ADN.
Quelles sont les modifications prévues ?
On va installer un nouveau pilote automatique, un jeu de voiles neuf. Le mât sera vraisemblablement raccourci. Le cockpit est très ouvert, typique des années 90, ce qui donne un vrai caractère. On va probablement déplacer la colonne de moulin à café, qui n'actionne que le winch de chariot de GV. Le budget que l'on a alloué est de l'ordre de 1,2 million d'euros. On a déjà un partenaire titre, et on cherche encore le reste via mécénat autour de la cause que je défends.
La classe ORMA a disparu car les bateaux devenaient trop dangereux en solitaire. Comment améliorer la sécurité ?
Les progrès réalisés en électronique, en particulier sur la réactivé des pilotes automatiques, fera la différence. Le nouveau jeu de voiles sera également dessiné de manière différente que dans les années 90, avec moins de surface mais une meilleure efficacité.
On monte une équipe technique avec Franck Proffit, qui connaît très bien ce bateau et va rejoindre l'équipe dans les semaines à venir. Le chantier se fera chez Éole Performance, à Port Bourgeney, les frères Dutreux ont accepté de prendre en main ce travail de rénovation.
C'est une classe qui devient fascinante, avec un vrai regain d'intérêt. On parle d'une petite flotte, mais de très beaux noms et surtout des bateaux mythiques. Il y aura par exemple Flo, ex-Pierre 1er, mené par Erik Loizeau. Francis Joyon devrait aussi être présent avec son propre trimaran, qui est un sistership de mon bateau. Gilles Lamiré se prépare également sur l'ex-Elf Aquitaine 3, mis à l'eau en 1988 pour Jean Maurel. Et peut-être verrons-nous en lice Sensation Océan (ex-Foncia) ou même l'ex Groupama 1, actuellement en refit à Marseille.
Quel est le fil rouge de ce projet, pour toi ?
Pour moi, ce bateau incarne deux choses : l'histoire et la modernité. Il s'agit de rendre ses lettres de noblesse à un trimaran de légende, tout en l'adaptant à une campagne sérieuse, centrée sur la Route du Rhum. Je veux montrer que l'on peut être compétitif, intelligent, et même si ce n'est pas un modèle dernier cri, que la préparation, l'équipe, la vision font beaucoup. Et bien sûr, il y a la dimension solidaire, qui reste essentielle.
Pour moi, la voile peut être vecteur de valeurs, de dépassement de soi. Le mécénat autour du handicap s'inscrit dans cette vision.
Quelles sont les modifications prévues ?
On va installer un nouveau pilote automatique, un jeu de voiles neuf. Le mât sera vraisemblablement raccourci. Le cockpit est très ouvert, typique des années 90, ce qui donne un vrai caractère. On va probablement déplacer la colonne de moulin à café, qui n'actionne que le winch de chariot de GV. Le budget que l'on a alloué est de l'ordre de 1,2 million d'euros. On a déjà un partenaire titre, et on cherche encore le reste via mécénat autour de la cause que je défends.
La classe ORMA a disparu car les bateaux devenaient trop dangereux en solitaire. Comment améliorer la sécurité ?
Les progrès réalisés en électronique, en particulier sur la réactivé des pilotes automatiques, fera la différence. Le nouveau jeu de voiles sera également dessiné de manière différente que dans les années 90, avec moins de surface mais une meilleure efficacité.
Et l'équipe, comment ça se structure ?
On monte une équipe technique avec Franck Proffit, qui connaît très bien ce bateau et va rejoindre l'équipe dans les semaines à venir. Le chantier se fera chez Éole Performance, à Port Bourgeney, les frères Dutreux ont accepté de prendre en main ce travail de rénovation.
Justement, face à qui vas-tu courir dans cette catégorie très particulière des multicoques vintage ?
C'est une classe qui devient fascinante, avec un vrai regain d'intérêt. On parle d'une petite flotte, mais de très beaux noms et surtout des bateaux mythiques. Il y aura par exemple Flo, ex-Pierre 1er, mené par Erik Loizeau. Francis Joyon devrait aussi être présent avec son propre trimaran, qui est un sistership de mon bateau. Gilles Lamiré se prépare également sur l'ex-Elf Aquitaine 3, mis à l'eau en 1988 pour Jean Maurel. Et peut-être verrons-nous en lice Sensation Océan (ex-Foncia) ou même l'ex Groupama 1, actuellement en refit à Marseille.
Quel est le fil rouge de ce projet, pour toi ?
Pour moi, ce bateau incarne deux choses : l'histoire et la modernité. Il s'agit de rendre ses lettres de noblesse à un trimaran de légende, tout en l'adaptant à une campagne sérieuse, centrée sur la Route du Rhum. Je veux montrer que l'on peut être compétitif, intelligent, et même si ce n'est pas un modèle dernier cri, que la préparation, l'équipe, la vision font beaucoup. Et bien sûr, il y a la dimension solidaire, qui reste essentielle.
Pour moi, la voile peut être vecteur de valeurs, de dépassement de soi. Le mécénat autour du handicap s'inscrit dans cette vision.
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